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Rencontre APA-SPP
Contribution des collègues membres de l'Association Psychanalytique d'Argentine

Lic. Cristina Rosas de Salas
Le cadre en travaillant dans les frontieres

Partant de l'idée que le transfert et les possibilités de son ouverture, on les considère essentiels pour penser à la possibilité dans un procès analytique, il faut se demander à l'égard de la répercussion sur le cadre dans les cas qui dépassent la relation connue qui est décrite par Freud (Freud 1912) : les points de fixation, la régression, la résistance, le transfert typique des névroses.-

La répétition transférentielle considerée comme une manifestation clinique des procès régressifs (temporels, topiques et formels), nous porte à considérer la répétition et la régression pas seulement comme des procès en treillis, mais aussi à analyser de différentes sortes de répétition par rapport aux procès régressifs aussi différents.-

Quand A. Green se demande s'il y a des formes régressives du travail de ce qui est négatif, il propose que "La portée régressive est évaluée par la portée intraitable des productions psychiques, avec une remarquable clôture du éventail de possibilités qui permettent la respiration mentale pour protéger sa mobilité et son dynamisme." Cependant, il se questionne d'avoir considéré seulement la partie dynamique de la régression en soutenant que "l'idée d'une régression formelle ou topique nous permet récupérer l'éventail divers de la productivité psychique et l'élaboration complexe d'un mouvement contradictoire qui allait réussir au même temps, à retourner et à rester dans son lieu, pour "progresser" dans l'élaboration mentale..."

Ces idées indiqueraient l'utilité d'évaluer la "portée régressive", le "degré d'intraitabilité" des productions psychiques et les possibilités de progression et articuler alors avec le diagnostic métapsychologique, le cadre et les variantes possibles.-

Or, penser un cadre en travaillant dans les frontières, cela suppose se demander sur les possibilités du psychanalyse quand l'intemporel (Baranger M. 1969) apparaît comme destin, comme répétition en acte.

C'est-à-dire, quand il s'agit de la répétition des injures narcissistes et des empreintes du temps primordial (Marucco 1998), détachées de complexes de représentations (Rosas de Salas 2001) et qu'on pense treillis avec des mécanismes défensifs particuliers.-

Dans "Inhibition, symptôme et angoisse", Freud place la régression (du rapport de l'objet à l'identification et de la Pulsion au moi, inclus dans la sublimation ) comme un mécanisme de défense du moi (lequel peut endommager la pulsion encore plus que la répression) en l'associant avec les procès de désexualisation et de démélange pulsionnelle et, donc, en travaillant au profit de la pulsion de mort. Ainsi la régression, d'être alliée du procès et favorisée par les conditions du cadre, devient un mécanisme défensif qu'il faut démonter si on veut agrandir le domaine d'application du psychanalyse au-delà des névroses.-

Je crois qu'il faut relier ces mécanismes régressifs avec le démenti et on suppose penser en "destins de l'objet" différents à son représentation inconsciente réprimée.-

Arrivés à ce degré, il apparaît toutes les questions et les incertitudes. Sans doute, ce n'est pas facile à supporter le souci qu'il entraîne dans ces cas, l'impression de toujours travailler sur des faits accomplis. Le patient accourt, plutôt que d'associer librement, pour raconter ce qu'il a déjà fait sans avoir pu l'éviter, ni penser comment les circonstances qui l'ont rattrapé, ont été engendrées. C'est-à-dire, comme si un destin fatal le poursuivait.-

Sans chercher à donner des réponses concluantes mais des hypothèses pour continuer à penser, je crois qu'il faut imaginer comme un départ, des formes d' "allégation" ( Bollas Ch. 1991 ) qui rendent facile l'ouverture des procès de repulsionalisation de l'objet "encadrés" de manière rigoureusement (dès le cadre intérieur de l'analyste) flexible (par rapport aux conditions matérielles).-

Je pense que si l'analyste peut se constituer en objet pour la pulsion, on ouvre la possibilité de tirer des lignes de répétition de telle sorte qu'elles provoquent un énigme, c'est-à-dire, créer un objet d'analyse.

L'émergence d'angoisses d'intrusion et de séparation, m'emmène à penser à une position de l'analyste que je décrirais comme "regarder ensemble" ayant un grand souci de ne pas répéter l'action désobjetalisante des objets originaires.

Il faut regarder "cela" qui revient du réel où il a été réjecté parce qu'il n'a pas pu être saisi par des complexes représentationnels. (A. Green 1993)

Le pari, il serait poser dès la contondance de la répétition, une question qui permette ouvrir le procès d'historicité et un cadre qui soit capable de le rendre propice.

Ainsi, j'imagine un analyste qui, sans s'exclure du camp transférentiel-contretransférentiel, ne succombe pas à la tentation d'une "subjectivité technique toute-puissante " (Donet 2000) dans l'emploi du contre-transfert et les constructions.

Aussi bien, faut-il une éthique dans la création de répresentations dans l'analyse.