Rencontre APA-SPP
Le cadre en psychanalyse
Discussion
Le cadre interne
Introduction
Le cadre est la forme qui rend possible linstallation
dune atmosphère de travail propice à
laventure analytique.
En me centrant sur la notion de « cadre
interne », je provoque une coupure artificielle
dans le thème si complexe du cadre en psychanalyse.
Jenvisagerai, surtout, la partie la plus intime
et essentielle du traitement analytique.
Mon intérêt pour létude
du concept de cadre interne date de quelques années
(1996, 1999). Jai proposé ce terme pour
désigner un certain nombre déléments
appartenant au monde interne de lanalyste, du
patient et du champ daction de lanalyse.
Cest une invariante et un dispositif de travail
incorporé à lesprit de lanalyste
et à latmosphère de la séance.
Il influence les variables externes et constitue un
organisateur propre à lexploration. Le
nommer ou lassumer ne suffit pas à linstituer.
De même quil est impossible de définir
dune façon exacte la richesse du cadre
interne de chacun.
Le cadre interne met en question certaines formulations
de la psychanalyse et permet délaborer
certaines hypothèses à propos déventuelles
nouvelles techniques.
Le cadre psychanalytique : mise en acte et
momuvement
Cadre est un terme post-freudien. Freud (1912,1913)
ne fait quénoncer des conseils en tant
que suggestions pour augmenter lefficacité
du travail analytique. Winnicott (1941) fut lun
des premiers auteurs à employer ce terme. Lorand
(1946) propose des règles à suivre,
mais nutilise pas le terme « cadre ».
Les apports qui ont suivi ont tenté de définir
les paramètres stables du cadre, les proposant
comme prémisses universels à suivre.
Ils cherchaient à poser le fondement qui assurerait
objectivité et scientificité à
la psychanalyse. Ce travail de précision a
certainement facilité un certain savoir et
une expérience que lon pouvait partager ;
mais ils ont freiné une certaine audace dans
linvestigation de variantes possibles de la
cure analytique.
Le cadre a été ainsi défini
par rapport à son aspect extérieur :
horaires, honoraires, fréquence des séances,
vacances, règles concernant les absences et
les manquements, position sur le divan, priorité
à la parole, durée de la cure illimitée.
Anzieu (1990, p. 34) sest interrogé
sur le cadre analytique, pour répondre ensuite :
« Ma réponse est que le cadre na
pu être inventé que par Freud, et confirmé
par ses successeurs car il représente une homologie
avec la structure topographique de lappareil
psychique
». Dans la même lignée,
Spitz (1956) pense que le cadre imprime sur le travail
analytique le prototype de la relation mère-enfant.
La constitution du psychisme rendrait compte de la
forme élémentaire du cadre.
Le contrat analytique a évolué, dans
notre milieu, jusquà un idéal
dimmobilité corporelle, dasepsie
dans les contacts, visage de marbre et pure parole
comme instruments princeps de transformation mentale.
A un S. Freud qui se meut avec aisance dans son cabinet,
maître de son espace psycho-corporel, sest
opposée les règles des analystes trop
soucieux du poids de la parole et la soumission du
corps au minimum dexpression. Un surmoi analytique
sest développé (pour autant que
lexpression soit valable), fait de conventions
normatives, accepté par un consensus des psychanalystes,
dont limmobilité et une certaine autorité
silencieuse ont prédominé. Agir (et
se mouvoir), quil sagisse de lanalyste
ou dun patient, a été assimilé
à la notion de résistance à se
remémorer. Cette idée, sinspirant
du célébre texte freudien de 1914, a
été poussée à lextrême
dans lespace de la séance. Les litanies
des consignes : ne pas toucher, ne pas agir,
ne pas bouger, infiltraient la pensée de lanalyste.
Lesprit en état de pureté était
devenu un idéal sinon un ordre. Lidentité
analytique se constituait dans le contexte dune
conduite corporelle limitée, que tout analyste
en formation devait suivre selon son style propre
et sa personnalité.
En 1905, Freud utilise le mot « agir »
(Agieren) pour désigner linterruption
brusque et violente de la cure par sa patiente Dora.
Soulignons demblée la grande différence
existant entre « enacting »
au sein du transfert, avec ses formes variées,
et ce qui est mouvement du patient et de lanalyste.
L« acting », qui désigne
une valeur psychique, a sa place au sein du matériel
analytique (la libre association hors du registre
de la parole), et peut et doit être analysé.
Le mouvement, par contre, naît de la spontanéité
corporelle et nest pas obligatoirement interprétable.
Lart analytique exercé en finesse devrait
être capable de distinguer la limite entre acting
et mouvement, afin déviter un excès
interprétatif transférentiel nocif à
la santé psychique et à la bonne marche
de la cure analytique.
Les transformations de notre époque, les nouvelles
pathologies, et les changements socioculturels ont
obligé les psychanalystes à réenvisager
leurs modalités de travail analytique. Dans
la mesure où les demandes ne sadaptent
plus aisément au cadre traditionnel, certains
analystes se sont intéressés à
des nouvelles manières de conduire une psychanalyse,
sans que celle-ci perde sa spécificité.
La construction du cadre interne
Le cadre interne se trouve déjà de
manière implicite dans les règles fondamentales
de lassociation libre, dattention flottante
et dabstinence, telles quelles furent
énoncées, très tôt, dans
luvre freudienne. Lorsque Bleger (1967)
énonce les facteurs qui composent le cadre,
il inclut le rôle de lanalyste. Le mot
« rôle » renvoie à
lunivers conceptuel des fonctions psychiques
de lanalyste qui organisent laxe principal
de la bonne marche de la cure.
Ce cadre comprend toutes les régulations et
processus psychiques émanant des organisations
internes (Ichgestaltungen, Freud 1923) de lanalyste.
Il est très difficile, et jusquà
un certain point impossible, de préciser en
quoi consistent exactement ces configurations internes,
qui se créent progressivement dans son psychisme
au fur et à mesure quil interiorise la
discipline psychanalytique. Ainsi se construit une
base théorique-vécue, sur laquelle sinstalle
une sorte de spontanéité librement flottante
indispensable pour faire face aux multiples obstacles
de la cure. A lintérieur des Gestalts,
je suppose un aspect surmoïque protecteur qui
veille à laccomplissement du bien faire
analytique, en même temps quil fait front
aux phénomènes cliniques daujourdhui.
La construction des Gestalts fonctionnels est à
la base du dispositif qui accompagne du dedans lanalyste
dans son travail clinique. Je souligne le terme « que-faire »
qui désigne une prise permanente de décisions
et stratégies dans le développement
dune cure avec ses différentes mouvances
transférentielles et contre-transférentielles.
Je privilégie le cadre interne en tant que
« ce qui se doit dêtre »
ou « ce qui est nécessaire de façon
indispensable » pour quun traitement
soit une véritable analyse. Le travail avec
le cadre, autant interne quexterne, exige des
ajustements périodiques qui organisent ces
interactions et réenvisagent sa complexité.
Le cadre interne est la première manifestation
en acte, à lintérieur du champ
de lanalyse, dune Gestalt partagée
avec le patient, lequel intériorisera le cadre
interne tout au long du processus de la cure. Le cadre
interne prolonge son uvre dans la relation transférentielle,
contre-transférentielle. Ainsi se crée
un espace, dans une sorte de géographie endopsychique,
intersubjective, qui héberge et contient la
succession des événements psychiques
qui constituent lexpérience de lanalyse.
Le cadre interne dépend des facteurs intrapsychiques,
intersubjectifs et de communication. La construction
de cette espace est un processus délicat qui
résulte de la rencontre entre un analyste qui
possède le dispositif interne de lanalyse
et un patient qui accepte le déploiement du
travail analytique. Dès les premiers entretiens,
lanalyste, en possession du « dispositif
interne », le fait jouer dans le champ
de la séance. Lesprit de lanalyste,
travaillé par linconscient, devient graduellement
capable de transmettre et de capter les formations
inconscientes propres et étrangères.
Aux commencements, lanalyste débutant
sagrippe à un superviseur ou à
la rigidité dune technique rassurante,
ou encore se laisse submerger par des improvisations
plus ou moins efficaces.
Le cadre interne saméliore, se perfectionne
ou bien se désarticule petit à petit
tout au long de la vie de lanalyste, selon les
vicissitudes de sa propre histoire personnelle et
analytique. Il est directement proportionnel à
sa passion pour lanalyse, son talent clinique
et sa santé mentale. Lanalyste lintègre
grâce à sa propre analyse, mais aussi
à son expérience de vie, aux conditions
personnelles auxquelles il est confronté. Peut-être
est-ce pour cela que Freud a imposé lanalyse
personnelle comme condition prioritaire pour devenir
analyste.
En faisant partie de sa personne, le cadre analytique
devient partie intégrante de la présence
de lanalyste. Lanalyste perçoit
ce qui na pas été dit, les moues,
le ton de la voix, la résistance dans le geste.
Le champ métaverbal, la sémiologie du
silence, latmosphère affective de chaque
séance, constituent des aspects du métacadre
qui participent à la constitution du cadre
interne.
Le cadre devient une enveloppe contenante, qui facilite
le travail du contenu. Sa forme peut varier selon
de multiples facteurs : psychopathologie du patient,
moments de lanalyse, envahissement de la réalité
dans le traitement, crise due à lâge,
etc. La malléabilité de la forme permet
dagir sur le contenu. Le cadre représente
lenveloppe nécessaire à la force
pulsionnelle, celle de lanalyste et du patient,
dans une zone de travail qui offre au patient le soutien
nécessaire pour déployer sa maladie,
sans le soubresaut dune scansion expulsive ou
dune violente rupture de la séance. Il
est vrai quun excès de tension dans la
forme peut être nocif au travail sur le contenu
et, dans les cas extrêmes, devenir une iatrogénie.
La liberté enveloppante du cadre peut, par
moments, exiger ses réorganisations successives.
Le cadre peut être suspendu à certains
moments pour se refaire ensuite. Ces mouvements du
cadre nous obligent à faire la différence
entre esquive (abandon, acting out de la part du patient),
flexibilité et suspension transitoire de celui-ci.
Le cadre interne devient un instrument de compréhension
en éveil permanent pour capter linconscient,
radar invisible qui reçoit les vibrations de
lesprit du patient. De ce point de vue, lanalyste
ne devrait pas craindre la perte transitoire du cadre,
qui pourrait être nécessaire, voire facteur
de croissance, en tant que temps de compréhension
et de développement, en empathie avec le patient
à un moment donné du traitement. Le
cadre interne permet que lélimination
de certaines invariantes externes (utilisation du
divan, nombre de séances, lieu de la rencontre
analytique) ne soit pas obligatoirement accompagnée
de lécroulement du cadre interne ou de
lefficacité du traitement.
Le cadre interne participe dune phénoménologie
de linvisible, dune perception mise en
acte non mesurable par manifestations externes. Un
cadre externe excessivement marqué peut faire
fonction de règle inutile, voire se constituer
en action iatrogénique, immobilisatrice, siège
dune analité propre à Thanatos.
Lanalyste doit rester vigilant quant aux conséquences
négatives des exigences dun surmoi analytique,
ignorant la plasticité des constellations psychiques
et la dynamique des processus exigeant rapidité
mentale, intelligence et créativité.
Les consignes de travail en début danalyse
représentent un simple organigramme initial,
ce qui nempêche ni névite
que lon envisage de refaire constamment le cadre
(Goldberg, 2001), lequel peut être redéfini
ou, au contraire, reprendre certaines règles
qui avaient été modifiées. Le
cadre se maintient malgré ces détours
et modifications. Ce qui renvoie à la complexité
du problème de la structure du traitement analytique
(Baranger, 1961, p. 147).
Le patient peut contester le cadre externe :
discuter les honoraires, refuser une haute fréquence
des séances, exiger des changements dhoraires,
etc. Ce quil ne peut pas et voilà
la domaine souverain de la psychanalyse cest
se soustraire aux effets et à la mise en jeu
du cadre interne qui déploie des mouvements
subtiles, métapsychologiques et objectaux.
Le cadre interne est un encadrement intersubjectif
interactif. Quil soit freudien, kleinien, lacanien,
lanalyste énonce en premier lieu son
propre nom traversé par la psychanalyse. Lanalyste
fait école par lui-même, bien quil
professe dans une chapelle déterminée.
Dans la profondeur de son être qui est unique :
sans peut-être le savoir, il est un analyste
unique, il na dautre potentiel analytique
que celui quil a pu sédimenter
moyennant la castration dans un mouvement vital
actuel. Cette idée implique que toute personne
« devient psychanalyste » de
façon changeante tout au long des années.
Comme sil sagissait des plateaux dune
balance, le cadre interne penche principalement du
côté de lanalyste au début
du traitement puis, au fur et à mesure de linstallation
du processus analytique, lart spécifique
à chaque analyste et la singularité
de chaque patient modifient cet équilibre.
Le patient mettra en jeu sa « vocation
analytique » ou « toile analytique »
et intériorisera le cadre interne : il
rendra conscient son inconscient, sentira ses résistances
et défenses, aura des moments dauto-analyse.
La création du cadre interne viendra enrichir
le lien inconscient du couple analytique et augmentera
lefficacité de lalchimie analytique.
Ce qui sera affaibli par les réactions négatives
et les impasses de la cure.
Les propriétés psychiques du cadre
interne interagissent comme des radars ou antennes
invisibles. On peut les énoncer ainsi :
-1) lécoute avec la troisième
oreille ; - 2) la perméabilité
de lanalyste à son propre inconscient
et à celui du patient ; - 3) lattention
flottante ; - 4) lassociation libre de
lanalyste et du patient ; - 5) lobservation
des règles du jeu interactives ; - 6)
la spontanéité et la créativité.
Lécoute avec la « troisième
oreille ». Cette troisième oreille
comporte lécoute des « voix
intérieures » (Reik, 1926, p. 26),
de ce quon ne dit pas avec des mots, des messages
subliminaux qui jaillissent des profondeurs de linconscient.
Le registre de linaudible et du domaine au delà
des paroles fait partie de cette écoute. Le
travail avec le silence et le large champ non formalisable
des affects constituent un champ non représentationnel
dans lequel les éléments hors parole
représentent une sémiologie qui est
la leur (Fliess, 1949).
Perméabilité de lanalyste à
son propre inconscient et à celui du patient.
Freud (1913b, 1915) a énoncé lexistence
de la transmission entre les inconscients, sans sy
attarder. Lexercice du cadre interne exige de
laptitude de lanalyste le fait de se connecter
avec linconscient du patient et darriver
à lempathie analytique dans une sorte
de lien transférocontre-transférentiel
qui demeure, toutefois, imprécis et sans catégorisation
possible. A ce point de vue on peut inclure la capacité
de lanalyse à investiguer le vécu
de son patient. Lanalyste devient une sorte
de traducteur de lillisible, une sorte de devin
scientifique. On peut rattacher ce point à
la « réponse interne totale »
(Racker, 1959, p.97) qui concerne lempathie
envers le patient.
Lattention flottante. En tant quattitude
analytique, lattention flottante met en marche
le « radar invisible » du cadre
interne. Une écoute ouverte et détendue
capte les formations de linconscient et laisse
en suspens, temporairement, idéologie et principes
empêchant lécoute.
Lassociation libre du patient et de lanalyste.
Cette idée implique la liberté créatrice
de la pensée de lanalyste, qui ne sera
pas restreinte par des freins ou des inhibitions à
cause des effets du surmoi. Dans les associations
déclenchées par le matériel et
les associations libres du patient, lanalyste
trouve de nouvelles clés signifiantes, grâce
au pont quil établit avec de vieux rêves
du patient, avec le matériel des séances
antérieures et des souvenirs divers. La mémoire
joue entre représentation et affect avec une
grande liberté pour associer, créer
des hypothèses, constructions et interprétations
tâtonnantes.
Observance des règles de jeu interactives,
telles celles de labstinence et de la neutralité.
La spontanéité et la créativité.
Le cadre interne exige une spontanéité
de réflexion unie au corps des règles
intériorisées. La spontanéité
est atteinte une fois que lanalyste a surmonté
les premiers étages de la formation avec sa
part inéluctable didéalisation
et de projection du savoir. La créativité
se joue dans la solitude. Lanalyste se jette
dans leau de ses intuitions analytiques et nage
dans les eaux de sa mer interne, soutenu par les processus
de sa formation qui a constitué son devenir
analytique. Il se libère des consignes reçues
par ses divers superviseurs, ou par les textes théoriques
emplis de certitudes. Le cadre externe peut même
se dissoudre dans la spontanéité de
la situation, mais il reste fermement soutenu par
le cadre interne. La distance optimale de léchange
analyste-patient dépend du niveau du cadre.
Lanalyste devient déchiffreur et inventeur.
Il officie en scientifique et, jusquà
une certaine mesure, en artiste. La tâche analytique
devient ludique, même dans ses temps les plus
difficiles quand les réactions négatives
envahissent la séance, le défi mis en
jeu dans le travail devient alors une aventure passionnante.
Réflexions finales
Lessentiel de lanalyse se joue dans le
cadre interne, dans le champ des mondes internes qui
se connaissent, sinterpénètrent
et dont lun, celui de lanalyste, conduit
le processus, en partie ineffable, sur le terrain
des paroles, des représentations, des affects
et des silences.
La créativité de lanalyste assouplit
et adapte lencadrement externe du cadre aux
moments et aux situations spécifiques à
chaque analyse. La nécessité dexercer
une certaine rupture dans le cadre externe, afin de
soutenir le processus analytique, est une possibilité
que lon se doit denvisager. Dans ces cas
là, le cadre externe, même sil
est dépositaire des anxiétés
psychotiques (Bleger, 1967), doit être défait
dans sa forme pour maintenir un fond sans lequel lanalyse
ne peut progresser.
Si un analyste, du fait de perturbations personnelles
ou dun excès de cécité
analytique, déploie un cadre externe strict
et, en contrepartie, un manque de cadre interne, lanalyse
ne sera sans doute utile que dans une certaine fonction
de catharsis ou de holding, mais les résultats
mutatifs et délaboration seront pauvres
voire inexistants. Le cadre externe aura consisté
en une sorte dencadrement vide et de dispositif
inutile. En revanche, quand lanalyse se déroule
avec un cadre externe souple, accompagné dun
rythme soutenu de transmissions inconscientes et de
dévoilements transférentiels au moyen
dinterprétations et de constructions,
les possibilités de succès augmentent.
Dra.
Alcira Mariam Alizade, membre de l'APA.
_________
Bibliographie
Alizade, A.M.(1996) Mesa redonda
"Pensando la clínica y la psicopatología
actuales "Rev. Asociación Escuela Argentina
de Psicoterapia para Graduados, N.22, pag 43 y descriptor
de este concepto en la Comisión de Informática
de dicha Escuela, julio 1997
Alizade, A.M. (1999) 'El encuadre
interno" revista Zona erógena No 41. Las
Neurosis en la actualidad. Buenos Aires, 1999. Trabajo
presentado asimismo en el marco de los Coloquios en
octubre del mismo año, en la Asociación
Psicoanalítica Argentina.
Anzieu,D. (1990) ¨L´
épiderme nomade et la peau psychique¨,
Paris, Ed. Apsygée, pag.34-35.
Baranger, M y W. (1961-1962)
¨La situación analítica como campo
dinámico¨ en Problemas del Campo Psicoanalítico¨
Buenos Aires, Ediciones Kargieman, 1993.
Bleger J. (1967) "Psicoanálisis
del encuadre psicoanalítico", cap.VI de
Simbiosis y Ambiguedad, Buenos Aires, editorial Paidós.
Etchegoyen, H. ( 1986) Los
fundamentos de la técnica psicoanalítica.
Buenos Aires, Amorrortu Editores, 1997.
Fliess, R. (1949) ¨Silencio
y verbalización. Suplemento a la teoría
de la ¨regla analítica¨, en El silencio
en psicoanálisis, comp.J.D. Nasio, Buenos Aires,
ediciones Amorrortu, 1988.
(cap. VI). O.C. T.I.,
Freud, S. (1905) El caso Dora...
Epílogo
Freud, S. (1912) Consejos al
médico
Freud, S. ( 1913 ) La iniciación
del tratamiento
Freud (1913 b) La disposición
a la neurosis obsesiva. O.C. T.I., G.W. Bd. VIII.
Freud (1914) Recuerdo, repetición,
elaboración
Freud (1915) Lo inconsciente
Freud,S. (1923) El yo y el
ello.
Freud,S. (1938) Esquema de
Psicoanálisis.
Goldberg A. (2001) ¨Psicoanálisis
postmoderno¨ Rev. de Psicoan. T LVII, T 3-4. Trabajo
prepublicado previa al XLII congreso de la API. Niza,
2001.
Lorand S. (1946) Técnica
del tratamiento analítico. Cap. 1. Buenos Aires,
Ed.Asoc.Psicoan.Argentina,1948.
Racker, H. ( 1959) Estudios
sobre Técnica Psicoanalítica. Paidós.
Estudio II.
Reik,T (1926) " En el
principio es el silencio" en El silencio en psicoanálisis,
dirección J.D.Nasio, Buenos Aires, Amorrortu
Editores, 1987
Spitz,R. (1956) Transference.
The analytical setting and its prototype. Intern.Jo.
Vol XXXVII, 4-5, pag. 380-385.
Winnicott.D. (1941) ¨ The
observation of infants in a set situation¨Int.
Jo.vol 22, part.2-3-4.p 229-249.