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Sous la direction de Bernard Chervet et Christine Jean-Strochlic
Le rêve et la séance

Sommaire

Avant-propos

Bernard Chervet, La lumière du rêve et la parole d’incidence

Présentation

Christine Jean-Strochlic, Les destins des récits de rêves en séance

Jean Guillaumin, Le rêve dans le discours psychanalytique

Françoise Coblence, Entre sommeil et rêve : la place de l’affect

Albert Louppe, Entre nuit et jour, la capteur du rêve

Emmanuelle Chervet, À propos de la clinique de Françoise Coblence : récits de deux rêves couplés

Marina Papageorgiou, Rêver le blanc, effacer, rêver le rêve

Laurent Danon-Boileau, Le récit de rêve en séance comme processus de subjectivation de l’affect

Manuela Utrilla-Robles, Le destin des ombres

Claude Janin, À propos de l’intervention de Manuela Utrilla-Robles

François Kamel, L’Enfant : récits de rêves et dynamique de la séance

Sára Botella, Sur les destins en séance des récits de cauchemars

Augustin Jeanneau, Le rêve en analyse, un passager sûr de lui

Germaine de Bissy, À propos de la survenue d’un rêve

Bianca Lechevalier, La survie du féminin dans le rêve et la narration

Jacques Angelergues, Le dessin d’enfant… comme un récit de rêve ?

4e de couverture

Depuis la nuit des temps, les hommes racontent leurs rêves au réveil. D’autres les écoutent et en orientent la lumière vers l’avenir. Les poètes et littérateurs y puisent leur inspiration, les contes d’enfance en recèlent les frayeurs.

La psychanalyse a hérité de cette tradition. Elle est née des récits des rêves en séance et des souvenirs et associations qui le prolongent. Fenêtre ouverte sur l’inconscient de l’âme, sur la mémoire et sur l’ensemble du fonctionnement mental, le récit de rêve est devenu par son interprétation la voie royale de l’inconscient.

Mais le rêve n’a pas plus vocation d’être partagé que d’être compris. Aussi son souvenir au réveil devient-il intrigant, d’autant qu’au cours des cures souvent sa fréquence augmente. Toute la fonction onirique se transfère sur la situation analytique, s’en empare et infléchit la séance. La libre association, cette parole d’incidence, l’attention flottante, cette écoute interprétante, mais aussi les « foules à deux » du transfert et les psychologies collectives trouvent dans les lois du rêve leurs raisons d’être.

Bernard Chervet, Jean Guillaumin, Augustin Jeanneau dessinent la métapsychologie du rêve et de la séance et Christine Jean-Strochlic présente les thèmes développées au cours du colloque. Les réflexions cliniques de Françoise Coblence, Marina Papageorgiou, Manuela Utrilla Robles et François Kamel livrent des éclairages sur la situation analytique avec des adultes ou des enfants. Leurs apports sont discutés par Albert Louppe, Laurent Danon-Boileau, Claude Janin et Sára Botella, puis repris par Emmanuelle Chervet, Germaine de Bissy, Bianca Lechevalier et Jacques Angelergues.