Précédents congrès
Congrès de Lausanne 1998
Il se tint au Palais de Beaulieu du 21
au 24 mai. Il n'y avait pas de thème
commun, Alicia Schteingart-Gitnacht (SSP)
a traité du problème économique
de l'analité et Claude Smadja
(SPP) du fonctionnement opératoire
dans la pratique psychosomatique.
La discussion du premier sujet alla assez
vite vers le point de vue dynamique, implicitement
mis en avant par le rapporteur. La position
anale (plutôt que le stade) fut envisagée
dans une perspective régrédiente
et progrédiente, comme un pôle
d'organisation ou de désorganisation
psychique.
Le fonctionnement opératoire
dans la pratique psychosomatique permit
à Claude Smadja de créer
de renouveler les liens entre une approche
clinique originale et la plus classique
des métapsychologie dans la perspective
de la seconde théorie de pulsions
et de la deuxième topique freudienne.
Ses rapprochements avec la mélancolie
firent l'objet de discussions d'autant
plus intéressantes que la psychosomatique
avait été laissée
de côté pendant longtemps
dans le cadre du congrès.
Congrès de Paris 1999
Il a eu lieu au CNIT de la Défense,
du 13 au 16 mai 1999, co-présidé
par Evelyne Séchaud (APF) et Jean
Cournut (SPP) en présence d'Otto
Kernberg (Président de l'API). Catherine
Chabert (APF) et Bernard Penot (SPP) en
furent les rapporteurs sur un thème
commun : Les enjeux de la passivité.
Organisé conjointement par l'Association
Psychanalytique de France et la Société
Psychanalytique de Paris, le comité
scientifique fut renforcé par la
présidente de l'APF avec Evelyne
Séchaud et Laurence Kahn.
Les modes de communication mis en place
à Lausanne ont été
reconduits : ouvertures à la discussion,
relance synthétique de celle-ci
après 24 ou 48 heures, quelques
communications structurantes de 10 minutes,
de nombreuses communications courtes de
5 minutes, des tables rondes de cinq participants,
des ateliers.
La prise en compte de la subjectivation/désubjectivation
fut un des paradigme de la mise en jeu
de la passivité, dans son articulation
avec la féminité, le masochisme,
les dérives mélancoliques
et les destins de la bisexualité
psychique.
Congrès de Montréal 2000
Du 1er au 4 juin 2000, il a
été co-organisé par
la Société Psychanalytique
de Montréal et la Société
Psychanalytique de Paris. Lise Monette,
Jacques Mauger (SPM) et Gilbert Diatkine
(SPP) en ont été les rapporteurs
sur le thème commun : L'idéal
transmis. Le comité organisateur,
présidé par Micheline Saint-Jean,
prépara avec minutie l'accueil des
participants de ce congrès du tournant
du millénaire.
Deux collègues du Québec,
Marie-Claire Lanctôt-Bélanger
et Claudette Lafond participèrent
activement aux travaux du comité
scientifique. Fondée sur leur expérience
de formateurs, sous le sceau de Pure
culture, les rapporteurs québécois
ont cherché à cerner l'impact
de l'évolution de leur pratique,
et notamment celle de "psy de psys".
Avec la notion de Surmoi culturel,
élaborée par Gilbert Diatkine,
les intervenants ont eu à se confronter,
du point de vue métapsychologique,
à l'évolution des idées
sur les distinctions entre idéal
du moi et moi idéal.
À partir des rôles antagonistes
des pulsions et de la civilisation, de
nombreuses illustrations cliniques et culturelles
étayèrent les discussions
tant en séance plénière
et en table ronde que dans les ateliers.
Un groupe de travail sur la recherche en
psychanalyse a été constitué
et se réunira chaque année.
Gérard Bayle et
Georges Pragier