LETTRE DU PRÉSIDENT N° 4 
 
Chers Collègues,Cette année va voir d’importants changements dans notre société. Révision des statuts et aussi l’achèvement des travaux qui nécessite avec l’installation un sursaut de contribution de tous pour que notre situation de trésorerie ne se dégrade pas. Cependant, la rénovation de nos locaux ne suffit pas pour affronter l’avenir. Pour défendre notre conception de la psychanalyse il nous faut aussi la transmettre à de plus jeunes collègues. Je vous proposerai de réfléchir lors de notre assemblée générale à ce qui favoriserait le rajeunissement de nos candidats. Enfin la solidarité des psychanalystes de la SPP avec les victimes des attentats trouve un écho dans les médias.

 Après la cession du CCTP : adapter nos statuts

 Le nouveau comité de gestion du CCTP désormais géré par l’ASM13 s’est réuni en janvier et a reconduit Marilia Aisenstein comme présidente. Jean-Louis Baldacci est l’autre représentant du conseil d’administration de la SPP, et je participe au comité ès qualités. Les psychanalystes stagiaires continuent leurs analyses de formation avec une rémunération de la SPP, remboursée ensuite. Le partenariat souhaité est mis en place. Le pôle psychanalytique au sein de l’ASM 13 se construit.

 Pour tirer les conséquences de la cession du CCTP, nous devons réviser nos statuts et notre règlement intérieur. Une assemblée générale extraordinaire est convoquée le 20 février 2016 et si le quorum n’est pas atteint, ce qui est probable, une seconde coïncidera avec l’assemblée générale ordinaire le 13 mars 2016, après les Rencontres afin que vous puissiez être nombreux à y participer.

 Nos nouveaux locaux

 Les travaux d’aménagement du 21 rue Daviel avancent de manière satisfaisante. Ils doivent théoriquement être achevés fin mars. Vous pouvez suivre le déroulement des travaux en photos sur la page d’accueil de l’espace membre. http://www.spp.asso.fr/wp/?p=11085

 Nous vous devons une information lucide sur nos finances et c’est l’occasion de vous informer de la situation au 31 décembre 2015 sans attendre l’assemblée générale. Les fonds recueillis sont détaillés sur le site. http://www.spp.asso.fr/wp/?p=11145

 Le budget des travaux s’élèvera à 1.145.000€ (+ 45.000€ par rapport à 1.100.000€). 

 Les aménagements et le mobilier viennent en sus

 Mauvaise surprise : avec les dépose, réaménagement et repose des bibliothèques professionnelles sur rail, le total pour la bibliothèque S. Freud atteint 70.000€, auxquels s’ajoutent 9.000€ de remise en état.

 Le mobilier du reste de la SPP reviendra à 50.000€, en réutilisant par économie certains bureaux et les sièges de la salle de conférence, car tous les rangements sont à recréer.

 Nous prévoyons aussi d’installer dans ces salles de réunion des équipements vidéo modernes afin de pouvoir diffuser certains évènements scientifiques à nos membres des régions et de l’étranger, réaliser des réunions à distance, visionner des documents audiovisuels et pouvoir louer nos salles avec l’équipement adéquat. Coût estimé pour la part SPP : 15.000€. 

 Le total des aménagements d’équipement revient à 144 000€ à budgéter en plus.

 L’état de nos finances au 31/12/2015

Remarquons tout d’abord que si nous avions loué de nouveaux locaux, nous nous serions certes évité le transfert des équipements de la BSF, mais ce nouveau local aurait dû être recloisonné en fonction des besoins différents du CCTP et de la SPP – avec un coût important, comme dans les travaux actuels – et les dépenses de mobilier auraient été semblables pour la SPP, ainsi que le coût du déménagement. 
 
Les locaux de la rue Vauquelin ont été vendus le 9 février 2016 presque au prix estimé initialement, après quelques inquiétudes liées aux conséquences du démontage des bibliothèques. Bernard Chervet et Béatrice Ang ont mené à bien le mandat qui leurs avait été confié. Nous venons de rembourser plus d’un tiers de nos dettes !
 
Les apports

 554.541€ ont été apportés par les membres de la SPP ! Les AeF ont contribué pour 13.470€. Les apports extérieurs représentent 88.109€ grâce à l’action du comité de suivi et les dons des groupes régionaux. Total : 656.120€. Quasiment l’apport initialement prévu de 660.000€… mais qui l’était pour un budget de 920.000€ !

Les dépenses à prévoir excèdent encore donc nos rentrées de 225.000€ pour les travaux et il faudra trouver 144.000€ de plus pour les aménagements et le mobilier.
 
Compléter les dons est indispensable, compléter les donateurs aussi ! De préférence avant l’assemblée générale de mars

 Vous avez entendu mon appel de la rentrée et je vous en remercie : depuis septembre les membres ont donné ou complété leurs dons pour 70.700€ au 31 décembre. 20 nouveaux membres ont contribué. Il faut continuer, rapidement, pour que nous puissions faire un point à l’assemblée générale.

 
Il est vraiment nécessaire pour aller plus loin que tous contribuent. Il nous faut bien sûr rester cohérents avec le choix qui a été fait d’un appel aux dons ou aux cotisations volontaires et le « volontariat obligatoire » peut légitimement heurter. Mais d’un autre côté, peut-on se satisfaire de laisser les autres payer la maison commune sans participer ? L’avantage du don est la possibilité de donner chacun selon ses moyens, ce que n’aurait pas permis une cotisation obligatoire. Donnez selon ses possibilités : un peu, la somme indiquée, ou…  beaucoup plus – comme certains l’ont fait et je les en remercie particulièrement.

 

Le bureau souhaite en effet limiter à l’ajustement aux nouvelles charges de fonctionnement et au remboursement d’un emprunt d’équipement – démarche normale – le recours à nos cotisations obligatoires, ce qui implique que nous complétions le budget des travaux sans grever notre capacité d’emprunt. Si nous obtenons plus nous pourrons emprunter moins.

 - Ceux qui n’ont pas encore donné les 1.300€ (850+450 de complément) par opposition à un achat doivent considérer qu’il est fait et qu’il faut boucler le budget travaux. Il comprend déjà des aménagements qui auraient été nécessaires dans une location. Les charges du déménagement et de l’équipement seront ainsi à budgéter comme un fonctionnement ordinaire et elles concerneront tous les membres. Ce qui fragiliserait actuellement la SPP, serait de ne pas contribuer.

- Ceux qui sont en difficulté dans cette période de crise peuvent étaler ou moduler leur participation.
 
- À ceux qui ont déjà donné une première contribution, et pas encore le complément de 450€, je demande de le faire, et si possible avant l’assemblée générale. C’est grâce à vous que le projet s’est fait, portez-le jusqu’à sa pleine réalisation !
 
En 2016
 
Le comité de suivi poursuit son action : une subvention de 3.000€ vient d’être obtenue au titre de la réserve parlementaire. Une autre demande plus importante est en cours d’examen. 

 Les contributions continuent à nous parvenir en janvier ! Nous remercions les 2 groupes régionaux qui ont apporté 11 000€, et les collègues qui ont déjà donné 5 000€.

 Rajeunir notre recrutement ! C’est l’affaire de tous

 Dans la période de crise pour la psychanalyse que chacun éprouve dans sa pratique clinique, il ne suffit pas de donner un local à notre société, il faut assurer la transmission à la génération suivante de notre engagement en faveur de la psychanalyse.

 

Je vous propose de débattre de ce que nous pouvons tous faire pour rajeunir l’âge d’entrée dans le cursus de nos candidats, qui est en moyenne de 45 ans. Ils sont sur nos divans. Serions-nous complices de la régression et de l’oubli du temps ? Mais trop nombreux aussi sont les jeunes professionnels qui sont suivis mais pas sur un divan à trois séances par semaine, alors que l’analyse serait indiquée. Certaines sociétés confrontées à ce problème ont choisi de prendre en compte les difficultés financières des jeunes psychologues et psychiatres pour leur donner tôt accès à une véritable analyse. Avec des résultats. Ceci à mon sens ne peut découler que d’une position institutionnelle pour ne pas être un traitement de faveur et nuire à l’installation du transfert. Nous vous proposerons de prendre position.
 
Aider les analystes en formation à trouver un patient de supervision
 
Actuellement le cursus dure en moyenne huit années, et certains analystes en formation renoncent, faute de cas de supervision. Comme le pratique le Centre Jean Favreau, il est possible d’adresser à de jeunes collègues prêts à diminuer leurs honoraires des patients qui bénéficieraient d’une analyse, mais à condition de les connaître. Accepteriez-vous de recevoir un nouvel analyste en formation qui se verrait demander par l’institution de se présenter à deux collègues proches de son lieu d’exercice ? Le rencontrer aiderait à éventuellement penser à lui. La commission d’enseignement y est favorable. Et vous ?

 L’aide aux victimes des attentats

 Les drames que nous venons de vivre ont entrainé un mouvement de solidarité exceptionnel parmi nous. Cent collègues se sont proposés. Merci à eux ! Une élaboration de ce mouvement sera disponible sur notre espace membre, et un retour d’expérience organisé. Nous pensons qu’il est éthiquement préférable d’annoncer d’une à quatre consultations gratuites et de proposer ensuite une orientation sur un collègue si besoin. 

Il convient de faire savoir au dehors que la Société Psychanalytique de Paris est ouverte et solidaire, et qu’elle travaille les problématiques actuelles. J’ai pu avoir une tribune publiée à ce sujet sur le site du Huffington Post avant le colloque « Pourquoi la guerre » de la RFP : http://www.huffingtonpost.fr/denys-ribas/la-psychanalyse-face-a-la-guerre_b_9075924.html?utm_hp_ref=france
 
De même, l’attachée de presse qui tentait de motiver la générosité du public pour le spectacle que nous a offert Nathalie Joly – délicieux moment partagé, mais avec trop peu de donateurs extérieurs – m’a aussi obtenu un passage sur France 2 samedi 13 février. http://www.france2.fr/emissions/telematin  (Time code : 33.30) 
 
C’est parler de votre initiative qui a intéressé les journalistes, et c’est le jour anniversaire des attentats qu’ils m’ont interrogé sur ce sujet grave. C’est grâce à vous que se modifie l’image de notre société dans le public.

 Dans l’attente de vous retrouvez nombreux très bientôt à nos assemblées générales.

 Avec mes sentiments les plus cordiaux.

 Denys RIBAS

      Président de la Société Psychanalytique de Paris

 

 
Publié le 22 février 
Philippe Bonilo
 

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