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La publication en 1956, peu après que le mot d’ordre du “retour à Freud” a été lancé, de La Naissance de la psychanalyse – traduction française des lettres adressées par Freud à Wilhelm Fliess (récupérées, il faut le rappeler, grâce à la princesse Marie Bonaparte) – a contribué à éveiller l’intérêt des Français pour l’homme Freud, auparavant si méconnu, méprisé ou engoncé dans l’image d’Epinal du savant à lunettes et à barbe blanche. Sans doute aussi, près de vingt ans après sa mort, l’heure des bilans et de l’histoire a-t-elle sonné dans le monde, car les recherches sur la jeunesse et la vie du créateur de la psychanalyse commencent à se multiplier.

Le cinéma hollywoodien s’en mêle à son tour et, en 1958, on apprend avec un certain étonnement que Jean-Paul Sartre travaille au scénario d’un film sur Freud. Il s’est très sérieusement mis à l’ouvrage et va noircir “environ 900 pages d’indications scéniques et de dialogues entièrement rédigés, sur deux colonnes” qui, pourtant, ne plairont pas à John Huston, le réalisateur. Celui-ci fait alors réécrire ce découpage par des spécialistes américains, à la grande colère de Sartre qui retire son nom du générique. Freud, désirs inavoués (traduction bien française de Freud, The Secret passion), sortira donc sans sa caution sur les écrans en 1962, avec Montgomery Clift dans le rôle de Freud, mais Sartre se sera néanmoins, par ce biais, rapproché [p.105] d’un homme et d’une oeuvre qui marqueront, dans L’Idiot de la famille, son abord de Gustave Flaubert. En 1958 paraît, avec cinq ans de retard sur l’original, la traduction française du premier tome de La Vie et l’oeuvre de Sigmund Freud, la biographie écrite par Ernest Jones. Les autres volumes verront le jour en 196l et 1969, attendus avec impatience par des lecteurs qui commencent à comprendre le lien privilégié qui unit Freud à sa création et l’exemple qu’un tel rapport représente pour les psychanalystes. Ils y sont par ailleurs déterminés en 1961 par cette “biographie analytique” dont Didier Anzieu a fait la part principale de son livre, L’Auto-analyse. Il y présente un Freud humain, dévoilant à travers ses rêves et sa correspondance les erreurs, les découragements et les enthousiasmes de la découverte psychanalytique.

De décembre 1962 à juillet 1963, une série d’émissions radiophoniques sont consacrées à “La révolution psychanalytique, la vie et l’oeuvre de Freud”, par Marthe Robert, en qui Lacan saluera un jour “la meilleure biographe de Freud”. Elles mobilisent l’attention de nombreux auditeurs et vont contribuer à répandre l’image d’une psychanalyse “révolutionnaire”, opposée à l’ordre établi et combattue par les écoles traditionnelles. La publication de leur texte chez Payot, où Gérard Mendel a fondé en 1961 la collection “Science de l’homme”, obtient un très bon accueil.

Dans le même temps, à partir de février 1963, mais sur un ton plutôt boulevardier, on peut voir et entendre Freud, sous les traits de l’acteur autrichien Curd Jurgens, mener avec autorité le traitement d’Elizabeth von R. sur la scène du théâtre du Gymnase. Cette pièce américaine d’Henry Denker s’intitule Le Fil rouge et son succès, qui renouvelle après quarante et un ans presque jour pour jour, celui du Mangeur de rêves de H.-R. Lenormand, démontre bien ce qui, avec les années, a changé : l’analyste de 1922 était inventé et sa [p.106] tentative échouait, celui de 1963 est Freud lui-même et il découvre sous les yeux du spectateur la psychanalyse.

Six ans plus tard, c’est Octave Mannoni, dont on avait remarqué un article paru en juin 1967 dans Les Temps modernes, consacré à la relation Freud-Fliess sous le titre de “L’analyse originelle”, qui va écrire pour la collection “Ecrivains de toujours”, aux éditions du Seuil, en 1969, un Freud aussi précis qu’intelligemment conçu. Bientôt, la collection “Freud et son temps”, dirigée par Jacqueline Rousseau-Dujardin chez Denoël, offrira aux lecteurs les témoignages qui leur manquaient sur Vienne et les premiers moments de la psychanalyse.

Les traductions de Freud tardent encore, si l’on excepte la réédition par le Club Français du Livre en 1963 du texte alors introuvable de La Science des rêves. Avec le renom grandissant de Freud, les éditeurs qui détiennent les droits de ses oeuvres se décideront toutefois, à partir de 1966, à réimprimer des ouvrages qui étaient depuis longtemps épuisés, les Cinq Psychanalyses, par exemple. Ils y sont d’ailleurs encouragés par le succès des premiers volumes de “Correspondances” que présente la nouvelle collection “Connaissance de l’inconscient”, dirigée par Jean-Bertrand Pontalis aux éditions Gallimard. Celles-ci vont également publier la Nouvelle Revue de psychanalyse, à partir du printemps 1970, et tenter la traduction des “Oeuvres psychanalytiques complètes” de Freud, en s’associant avec Payot et les Presses Universitaires de France. Hélas, de discussion en discussion, de changements d’équipes de traducteurs en atermoiements divers, faute aussi, on l’a déjà noté, d’une volonté ou d’un enthousiasme suffisants des psychanalystes français, les premiers éléments de cette édition critique tant espérée n’en finiront pas de voir le jour.

N’importe, Freud intéresse et la psychanalyse fait partie des moeurs françaises, comme Serge Moscovici [p.107] le montre clairement en 196l en publiant les résultats de ses enquêtes et de ses recherches sociologiques dans sa thèse, La Psychanalyse, son image et son public, présentée par Daniel Lagache dans sa collection. A la question : “Qu’est-ce que la psychanalyse ?”, les réponses ont fusé : “Une étude scientifique de l’individu… Une thérapeutique visant à libérer les hommes de leurs complexes…”. etc. “Une médecine sans médicaments”, ont également suggéré certains, ce que ne manqueront certainement pas de remarquer Jacques Gendrot et Emile Raimbault qui, en cette même année 1961 ,organisent en France les premiers Groupes Balint destinés aux médecins.

Mais en réalité, c’est avec la création de l’Ecole freudienne de Paris en 1964 que l’implantation de la psychanalyse en France va entrer dans une phase très différente de toutes celles qui l’ont précédée.

Du côté des sociétés de psychanalyse, les particularités se dessinent et chacune affermit son image publique. Sérieux et conservatisme freudien à l’”Institut” (car cette désignation représente désormais, dans le public, une SPP un peu dévorée par sa filiale), libéralisme anglo-saxon et universitaire en groupe restreint à l’A.P.F., graphes, mathèmes, cohue et réputation de génie à l’E.F.P., en attendant la marginalité bien tempérée du Quatrième Groupe. Chaque postulant français peut se déterminer dans son choix en fonction de ces étiquettes trop caricaturales pour qu’on ne s’aperçoive pas rapidement de l’univers plus complexe et des personnalités plus diversifiées qu’elles recouvrent.

“Il n’est pas douteux qu’en France, c’est Lacan et les lacaniens qui sont, aux yeux des intellectuels, les psychanalystes avec qui il est intéressant de parler.” Confirmant cette constatation faite par Jean Clavreul deux ans auparavant, la parution des Ecrits de Jacques Lacan, dans la collection “Le champ freudien” dirigée par François Wahl au Seuil, à la fin de l’année 1966, va [p.108] constituer un événement au retentissement aussi considérable qu’imprévisible dans son ampleur. Il s’agit d’un recueil de textes ardus dont un certain nombre sont inédits, les autres ayant été jusque-là éparpillés dans des revues parfois introuvables. Lacan n’y fait aucune concession au grand public, ni au niveau de sa pensée, ni en ce qui concerne son style, mais, dès sa publication, son livre se révèle un best-seller. Le 30 novembre, Le Nouvel Observateur fait savoir que l’éditeur réimprime “à toute allure les 900 pages des Ecrits de Lacan, qui coûtent 50 francs et dont cinq mille exemplaires se sont vendus avant même que la presse en ait rendu compte”. En juin 1967, Le Jardin des modes ira jusqu’à en faire la lecture favorite de la mondaine en vacances sur la Côte d’Azur à qui l’on présente les derniers modèles de deux-pièces…

La presse, il est vrai, amplifie l’écho des réactions de critiques allant de l’enthousiasme au rejet, tandis que le personnage de Lacan apparaît durant quelques mois à la une des journaux. Le Figaro littéraire, par exemple, titre en énormes caractères le 29 décembre : “Lacan juge Sartre” et, en plus petit : <<Jacques Lacan évoque son différend idéologique avec Sartre. – Est-il indispensable, demande-t-il, de toujours se définir par rapport au sartrisme ?” En revanche, on lui demande souvent, à lui, de se définir par rapport au structuralisme, alors en pleine vogue, questions qui nourrissent l’interview que Pierre Daix publie dans Les Lettres françaises du 1er décembre, ou le long article de Bernard Muldworf intitulé “Comment lire Freud ?”. Il faut voir dans ces deux derniers textes la marque du changement confirmé des communistes dans leurs opinions sur la psychanalyse. Un peu plus d’un an auparavant, au début de 1965, Louis Althusser a fait paraître dans La Nouvelle Critique un travail sur “Freud et Lacan” qui s’est avéré un signe de la reconnaissance des commentaires lacaniens par le penseur marxiste le [p.109] plus en vue à l’époque. Le virage définitif tardera encore un peu, très évident dans L’Humanité du 24 février 1970, par exemple : “Les concepts freudiens ont été reformulés par le Dr Lacan. Avec lui, la psychanalyse semble prendre une allure décisive de science de l’inconscient.”

Cette “reformulation” est, à l’inverse, ce qui choque Jean-François Revel qui, dans L’Express du 18-25 décembre 1966, s’interroge : “Où est donc Freud ?” et conclut son article : “Il se peut que la philosophie de Lacan soit très importante. Mais il me paraît discutable qu’elle constitue un retour à Freud, ou un prolongement de Freud.”

De fait, l’inconscient est désormais réputé structuré comme un langage, le complexe d’Oedipe s’exprime en termes de phallus et de signifiant, les symptômes se démontent selon les lois de la linguistique en métaphores et métonymies, se trouvent rapportés à une parole figée qu’il s’agit de débloquer, etc.

Ces idées et ces termes nouveaux, ainsi que la vogue du calembour lacanien, vont alors envahir non seulement les médias et les salons, mais aussi les réunions universitaires, médicales, psychiatriques surtout, donnant lieu à un terrorisme langagier parfois peu supportable. Plus inquiétante aussi, la prolifération de “psychothérapeutes” ou de “psychanalystes” ne s’autorisant que d’eux-mêmes, qui multiplient divans et consultations, innovations techniques ou initiatives thérapeutiques variées et souvent imprudentes. L’analyse y retrouvera vite sa vieille réputation de pratique bien peu rigoureuse, à la limite de la dangerosité…

Voici toutefois qu’au moment d’en écrire davantage, le main hésite. Ce n’est déjà plus le temps de l’Histoire, mais celui de la mémoire individuelle, avec ses oublis inconscients, ses rancunes tenaces, ses amitiés fidèles, ses choix critiques et criticables. Peut-on privilégier [p.110] celui-ci, méconnaître celui-là, brosser une sorte de tableau d’honneur ou s’astreindre aux conventions d’un discours académique qui saurait trouver pour chacun la petite phrase nécessaire et suffisante, dans les deux sens du terme ? Citer tous les livres, tous les articles, toutes les idées – car ce serait la seule justice – , en si peu d’espace et sans leur avoir laissé le temps de la décantation ?

Sur le plan spectaculaire, il n’est pas douteux que l’E.F.P. occupe largement le premier plan de la scène lors des deux décennies qui suivent. Du point de vue d’un vivifiant remue-ménage d’idées également, mais tant de journaux, de revues, d’émissions culturelles ou de livres en ont débattu qu’il faudrait à un historien consciencieux la possibilité, après les avoir dépouillés, de se pencher avec la même méticulosité sur les travaux et les recherches des psychanalystes des autres sociétés moins tapageuses. Sait-on jamais le chemin secret des hypothèses et des concepts ?

De plus, un psychanalyste ne peut l’ignorer, aucun discours n’est univoque ou destiné à soi seul. Lacan ne s’y est pas trompé qui a longtemps appuyé son enseignement sur de nombreuses références, en creux ironique, aux “psychanalystes d’aujourd’hui”, à ceux qui tombent dans “la confusion psychologisante”, aux tenants de l’”human engineering” voire aux membres de cette “Sacrée S.A.M.C.D.A. !”, la “Société d’assistance mutuelle contre le discours analytique”…

Il a eu besoin de ces partenaires imaginaires comme, en France, tous les psychanalystes ont, plus ou moins consciemment et plus ou moins envieusement, invoqué son image pour stimuler leurs interrogations sur leur théorie et leur pratique propres. Sans doute, de part et d’autre, y a-t-on, au milieu de tout ce “génie latin”, quelque peu perdu Freud de vue et peut-être un tel éloignement doit-il se déplorer. Mais n’est-il pas trop tôt encore pour l’affirmer ? Les Français n’auraient-ils [p.111] pas sécrété là quelque moyen original de faire le travail de deuil de la mort de Freud ?

Pendant un temps, les trois tendances françaises, médicale, universitaire et culturelle, qui se sont dès le début disputé l’hégémonie en psychanalyse, ont réussi à peu près à se contrebalancer, avec un léger avantage pour la médicale. Il est indéniable que depuis vingt ans les deux dernières, la culturelle surtout, l’ont emporté nettement, trop même pour qu’un rétablissement de l’équilibre, sous une forme ou sous une autre, ne soit pas désormais prévisible, sinon souhaitable. Et si l’on insiste ici sur ces forces intérieures, ce n’est pas par dédain des puissances sociales, économiques et politiques qui pèsent sur l’analyse et sur sa pratique d’un poids qui peut un jour se révéler paralysant. Cette dimension politique est d’ailleurs une des caractéristiques principales de l’histoire de la psychanalyse en France depuis cette période des années 60 où s’arrête notre parcours provisoire.

La découverte des théories de Lacan par l’Ecole normale supérieure, avec la création des Cahiers pour l’analyse, en 1966, les discussions passionnées provoquées par la “proposition du 9 octobre 1967″ instituant la procédure lacanienne de “la passe” pour désigner les “analystes de l’Ecole”, la vogue d’un freudo-marxisme se réclamant de Marcuse ou de Reich, suivie bientôt de l’explosion de mai 68, avec sa contestation de la hiérarchie dans les sociétés de psychanalyse, la signature par un certain nombre d’analystes d’une motion de soutien aux étudiants des barricades, la création, dès octobre qui suivit, du département de Psychanalyse de l’Université de Paris VIII à Vincennes, par Serge Leclaire et Jacques-Alain Miller, celle de l’Unité d’études et de recherches de Paris VII par Jean Laplanche, la publication de L’Univers contestationnaire par Béla Grunberger et Janine Chasseguet-Smirgel, alias André Stéphane, de La Révolte contre le père [p.112] par Gérard Mendel, en 1968 également, à l’origine de ses “groupes de sociopsychanalyse”, le succès aussi vite apparu que disparu de L’Anti-Oedipe de Gilles Deleuze et Félix Guattari, la diffusion par Les Temps modernes, en 1969, du texte de “L’homme au magnétophone”, commenté par Jean-Paul Sartre, avec les protestations de Bernard Pingaud et de Jean-Bertrand Pontalis qui quittera peu après la revue sartrienne, le développement, puis le rapide déclin du mouvement dit d’antipsychiatrie, l’engouement des médias pour la psychanalyse considérée comme un spectacle, un fait divers parfois pimenté ou un livre de recettes à bien vivre et bien éduquer les enfants, la multiplication, à partir de 1970, des livres, revues et collections de type “psy”, les réunions et “Journées”, hors sociétés psychanalytiques, du groupe “Confrontation”, organisées par René Major et Dominique Geahchan à partir de 1974, l’utilisation et la condamnation conjointe de l’abominable Freud par les mouvements féministes, les prises de position “freudo-maoïstes” à la Philippe Sollers, Tel Quel et la culture psychanalytique des “nouveaux philosophes”, l’envahissement des réunions d’analystes par un discours politique tenant lieu de clinique et souvent de théorie, les parades verdiglionnesques, la dissolution, le 5 janvier 1980, de l’E.F.P. par Lacan au bord de la mort, le procès qui s’ensuivit, la naissance difficile de la Cause freudienne, puis de l’Ecole de la Cause freudienne, du C.E.R.F. concurrent, et, d’autres bords, d’un Collège de Psychanalystes, le nouveau mot d’ordre “Clinique” lancé par Jacques-Alain Miller, la menace toujours renaissante d’un statut officiel que ne parviendront peut-être plus à conjurer des instances internationales que le persiflage français a contribué à dévaloriser…

On n’en finirait pas d’énumérer les titres de chapitres que pourrait traiter un futur auteur de “La psy [p.113] chanalyse en France (1965-…) “, mais ce défilé de faits est aussi destiné à montrer de façon caricaturale l’incomplétude de ma propre description des soixante-dix ans qui ont précédé. Se limitant volontairement aux événements et se refusant au “digest” d’idées, de théories ou d’oeuvres expédiées en quelques lignes, sans doute mon récit peut-il apparaître borné aux remous de surface, à une histoire anecdotique “contée par un idiot, pleine de bruit et de fureur et ne signifiant rien”… Cette référence aux luttes shakespeariennes des sociétés analytiques se montrerait toutefois un peu injuste dans sa méconnaissance d’une psychanalyse “à la française” qui a tout de même permis à tant de gens depuis près de cent ans de porter un autre regard sur eux-mêmes et les autres, sur les moeurs, la maladie mentale, les souffrances névrotiques, les misères sexuelles, l’existence d’un corps qui peut aussi se dire, d’un désir qui a droit de cité et d’une curiosité qui est source de vie.

A côté des protagonistes qui ont occupé le devant de la scène, un modeste objet du décor est en effet resté présent, en filigrane, peu nommé dans cette histoire qu’il conditionne et continuera de conditionner tant que la psychanalyse – dont on proclame aujourd’hui comme naguère qu’elle a perdu toute crédibilité (et il est amusant de constater la similitude des arguments que reprennent les détracteurs de chaque génération), tout statut “scientifique” ou toute efficience thérapeutique – continuera, par-delà le clinquant culturel, son labeur simplement quotidien. Cet objet se nomme le divan. Tout le reste est périssable, mais nécessaire pourtant à la permanente transmission du processus analytique. Séminaires, colloques, rencontres, débats radiophoniques ou télévisés, livres et articles de revues le prouvent, nombreux sont les psychanalystes passionnés par ce qu’ils font, vivent et tentent perpétuellement d’approfondir et de prolonger, à l’ombre des oriflam- [p.114] mes d’écoles, des scandales ou du fracas des personnages “historiques”.

En 1962, la princesse Marie Bonaparte et René Laforgue sont morts. En 1969, Angelo Hesnard. En 1972, Daniel Lagache. En 1976, Rudolf Loewenstein. En 1977, Sacha Nacht. En 1981 Jacques Lacan. Macbeth ajouterait : “La vie est une ombre qui marche, un pauvre acteur qui se pavane et se trémousse durant son heure sur la scène, puis qu’on cesse d’entendre.

Mais peut-on vraiment cesser d’entendre lorsqu’il s’agit de psychanalyse ?

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