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SUMMARY:COLLOQUE RENÉ DIATKINE 2018 –  DEAUVILLE
DESCRIPTION:« ALEXITHYMIE\, PENSÉE OPÉRATOIRE ET L’ÉCONOMIE DE L’A
 FFECT »\nLe colloque aura lieu à l’Hôtel Royal Lucien Barrière –
  Rue de la République de Colombie– 14804Deauville – Tél. 02 31 98 6
 6 33.\nSAMEDI\nDe 10h30 à 11h : Café/Thé d’accueil dans la Galerie d
 e la piscine\nDe 11h à 13h30 : Conférences et discussions\nPause pour le
  déjeuner\nDe 16h30 à 19h30 : reprise des conférences et discussions\n&
 nbsp\;\nDIMANCHE \nPetit-déjeuner sous forme de buffet au restaurant «
  Le royal côté »à partir de 7h\n\nou petit-déjeuner continentalservi
  dans la chambre\n\n&nbsp\;\n\n9h : Reprise du Colloque - 10h30 à 11h :
  Pause-café - 11h à 12h30 : Discussion générale\n\nImportant :Pour l
 es personnes reprenant le train le dimanche et ayant réservé leur retour
  par l’intermédiaire de la SPP\, départ fixéà 12h40 précises de l
 ’hôtel Royal Lucien Barrière - Rendez-vous à 12h30dans le Hall de l
 ’hôtel\nCONFÉRENCIERS\nRobert Asséo\, Catherine Ducarre\, Nicole Llop
 is Salvan\nARGUMENT\nPaul Denis\nL’article princeps de Pierre Marty et M
 ichel de M’Uzan introduisant « la pensée opératoire » (1963) a ét
 é suivi trois à quatre ans après environ\, de l’apparition d’une au
 tre nouveauté terminologique\, « l’alexithymie »\, sous la plume de
  Peter E. Sifneos (1967\, 1972\, 1973). Comme les deux européens\, celui-
 ci décrivait\, cliniquement\, des modalités du fonctionnement psychique 
 de patients porteurs de maladies réputées « psychosomatiques ». De f
 açon contrastée\, l’article de Sifneos est essentiellement centré sur
  le rapport de ces patients à leurs émotions — à l’impossibilité d
 e trouver des mots pour en parler\, d’où le terme choisi — alors que 
 les auteurs de « la pensée opératoire » mettent en évidence la caren
 ce de la vie fantasmatique chez ces sujets\, au point que le terme « aff
 ect » ne figure pas dans leur article. La question de l’affect — imp
 licitement présente cependant — n’y est posée que de façon indirect
 e. Ces deux approches sont en fait complémentaires et Joyce McDougall a p
 u ainsi parler d’un patient comme étant « alexithymique quant à ses 
 affects et opératoire quant à sa pensée » (McDougall\, 1992).\nAussi 
 bien pour l’alexithymie que pour la pensée opératoire — même si les
  descriptions princeps portaient sur des patients présentant des troubles
  « psychosomatiques » — la corrélation entre ces modes de fonctionn
 ement et les phénomènes de somatisation n’est pas univoque. Marty et d
 e M’Uzan par exemple écrivent\, dès leur premier article\, que « la 
 pensée opératoire peut donc se retrouver dans des tableaux cliniques ass
 ez variés » et un auteur comme Stuart Shipko qui a repris la question d
 e l’alexithymie et de la somatisation écrit « qu’il n’a pas été
  possible d’établir un lien spécifique entre alexithymie et somatisati
 on » (Shipko\, 1982). Les questions que posent l’alexithymie et la pen
 sée opératoire dépassent donc le champ particulier de la pathologie psy
 chosomatique et renvoient à des modalités de traitement des affects et d
 es émotions \; elles concernent les rapports entre psyché et soma\, y c
 ompris s’il n’y a pas —  ou pas encore — de somatisation au sens 
 de la pathologie psychosomatique\, ou\, si l’on veut\, elles interrogent
  l’homéostasie du fonctionnement psychosomatique. Dans la pratique de l
 a cure\, qu’il s’agisse des entretiens préliminaires ou du dérouleme
 nt des séances\, comment comprendre et aborder ces patients qui se prése
 ntent comme « alexithymiques » ou « opératoires »\, momentanémen
 t ou de façon durable\, bien qu’apparemment physiquement bien portants 
 ?\nCes modalités de fonctionnement\, en particulier lorsqu’elles sont i
 ndépendantes d’une somatisation\, nous invitent à nous pencher sur la 
 saisie des affects — et sur leur économie — au cours des différents 
 temps d’une psychanalyse. Tout affect\, de la joie à l’angoisse\, com
 porte une expression somatique plus ou moins marquée. En effet\, quoi de 
 plus psychosomatique que les larmes ? Et que « l’érythème pudique 
 » ? Et que la gorge serrée qui accompagne la montée d’une angoisse 
 ? Ou encore un tremblement\, une pâleur qui peut échapper au sujet lui-m
 ême\, une accélération du rythme cardiaque\, une discrète sudation\, u
 ne fugace impression de vertige… ?\nFreud l’a indiqué dès le début
  : « Les affects au sens restreint du terme se caractérisent par un ra
 pport tout à fait particulier aux processus corporels \; mais\, en toute
  rigueur\, tous les états psychiques\, y compris ceux que nous avons l’
 habitude de considérer comme des “processus de pensée” sont dans une
  certaine mesure “affectifs“…» (Freud\, 1890a\, p. 7).\nÀ l’inve
 rse\, peut-on qualifier d’affect tout éprouvé corporel ou toute émoti
 on ? Que dire\, par exemple\, d’un état de terreur qui s’accompagne d
 u déclenchement d’une diarrhée ? Peut-on considérer la douleur comme
  un affect ? Certaines émotions ou éprouvés corporels semblent n’avo
 ir pas la qualité d’« affect » dans la mesure où ils ne paraissent
  plus reliés à une représentation ou à un jeu de représentations. Si 
 l’on suit la formulation de Freud selon laquelle « d’une façon gén
 érale\, l’affect n’apparait que s’il se lie à une nouvelle représ
 entation dans le système conscient\, laquelle détermine son caractère q
 ualitatif » (Freud\, 1915e)\, l’absence de lien entre un éprouvé cor
 porel à une représentation exclut celui-ci du registre de l’affect.\nD
 e ce point de vue les « angoisses sans nom »\, les vécus de déperson
 nalisation\, la « crainte de l’effondrement »\, l’effroi\, les vé
 cus traumatiques n’entreraient pas dans le champ des affects. Pourtant d
 es affects\, liés à des représentations\, ne peuvent-ils pas faire part
 ie d’un tableau émotionnel plus large\, plus intense qui les dépasse e
 t les déborde ? Distinguer\, parmi les « émotions » en général\, 
 celles qui peuvent être qualifiées comme affects\, du fait de leur lien 
 à une ou des représentations\, semble utile à la compréhension psychod
 ynamique des patients.\nPour Freud\, affect et représentation ont partie 
 liée \; c’est la charge d’excitation que véhicule la représentatio
 n qui donne sa force à l’affect. Si l’on suit ici encore Freud cité 
 plus haut - « tous les processus de pensée sont dans une certaine mesur
 e “affectifs” »-\, il faut considérer l’intensité de cet « aff
 ectif » et sa valeur hédonique. Pour Freud « les affects (…) corres
 pondent à des processus de décharge dont les manifestations dernières s
 ont perçues comme sensations ». Il y a ainsi une forme de plaisir dû 
 à ces processus mesurés de « décharge »\, sortes de petites notes d
 e « satisfaction »\, même si celle-ci est très limitée \; les mouv
 ements des représentations qui conduisent chacune de leur charge énergé
 tique\, chacun de leur « quantum » d’affect\, dans cette sorte de «
  processus de décharge »\, produit en sourdine un flux de minimes sati
 sfactions qui concourent au « plaisir du fonctionnement mental »[2]. I
 l serait donc légitime de parler d’un plaisir de l’affect[3].À l’i
 nverse\, la pensée opératoire telle qu’elle a été décrite par Marty
  et de M’Uzan est une pensée sans plaisir du fait de sa répudiation de
  l’affect.\nQuels sont donc le destin et l’économie des affects\, dan
 s le déroulement de la cure en particulier ? La direction indiquée par 
 Freud\, vers un plaisir par très petites quantités est apparemment leur 
 sort le plus favorable \; on pourrait rapprocher celui-ci du plaisir trou
 vé à la tendresse\, où l’inhibition de but s’accompagne d’une dis
 sipation heureuse de l’excitation. En revanche\, l’arrêt de l’expre
 ssion d’un affect entrainerait quant à lui un déplaisir\, et de façon
  connexe la montée du niveau de l’excitation libre\, à moins que celle
 -ci ne se lie à d’autres représentations et ne trouve ainsi une voie d
 e substitution à son expression\, d’où naitra un certain plaisir.\nPar
 mi les représentations\, il faut avoir présent à l’esprit que toutes 
 ne sont pas des images au sens visuel\, les mots sont des représentations
  sonores\, les phrases musicales le sont autant — et combien porteuses d
 ’affect ! Et il est aussi des représentations motrices\, faites de ges
 tes\, et d’autres tactiles\, souvenirs de contacts significatifs\, de ca
 resses précieuses… toutes porteuses de leur quantum d’affect. Et les 
 représentations gustatives ? De quelle eucharistie une petite madeleine 
 trempée dans du tilleul n’est-elle pas capable ? Et il n’est pas de 
 représentation isolée : le grain de l’une sollicite toute la grappe.
  Comme nous l’avons évoqué plus haut\, le plaisir du fonctionnement m
 ental\, celui du jeu des représentations les unes par rapport aux autres 
 n’est plaisir que du fait des charges affectives qu’elles font circule
 r\, et de cette capacité de décharge ébauchée\, porteuse de plaisir\, 
 que possède l’affect. Une sorte de flux d’un plaisir discret irrigue 
 ainsi le corps entier\, contre-partie corporelle du plaisir au fonctionnem
 ent psychique. Peut-on concevoir une fonction « trophique » de la vie 
 affective\, dont la suspension faciliterait ou induirait la somatisation 
 ? Le dysfonctionnement de ce système\, ou sa rupture\, prive le psychisme
  de son moyen le plus élaboré\, le système représentationnel est comme
  vidé de sa valeur fonctionnelle et le montant d’excitation libre s’a
 ccroit d’autant[4]. La surcharge d’excitation impose le recours à des
  modes de traitement globaux\, ceux de la répression\, lesquels remplacen
 t la distillation élective par des modalités de dissipation qui peuvent 
 être massifs.\nAlexithymie et pensée opératoire seraient deux modes de 
 réponse du psychisme à une désunion du fonctionnement affectif. L’inc
 apacité à nommer les affects est un phénomène clinique dont on peut se
  demander s’il ne correspond pas à différentes situations psychiques. 
 On pourrait évoquer\, sur le modèle de la psychophobie au sens de Jean-L
 uc Donnet\, une phobie de l’affect. Seront évités non seulement toute 
 image mais tout mot\, susceptibles de porter une charge qui déclencherait
  un affect\, anticipé comme envahissant\, débordant. On ne parle pas de 
 corde dans la maison d’un pendu. L’alexithymie serait alors faite non 
 d’une incapacité mais d’un évitement plus ou moins énergique. Lorsq
 u’il s’agit apparemment d’une inaptitude\, celle de ces improbables 
 sujets qui « semblent se conduire comme des aveugles-nés de l’inconsc
 ient[5] »\, elle serait liée à une radicalisation de ce système d’
 évitement\, les représentations de mots risquant d’appeler à elles de
 s représentations dont la trop grande charge d’excitation désorganiser
 ait le moi\, ou seraient capables de susciter des images disposant d’un 
 potentiel traumatique redouté. La phobie des affects pourrait être ainsi
  mise en rapport avec une « crainte de l’effondrement » au sens de W
 innicott. Pourrait-on parler dans d’autres cas d’un processus de « d
 ésaffectivation »\, sorte de diminution excessive de la charge libidina
 le des représentations qui ne seraient plus que des images grises ? La q
 uestion renvoie à la notion de refoulement et à celle de répression. C
 ’est théoriquement la représentation qui est refoulée\, il ne reste p
 lus alors de la charge affective « qu’une possibilité d’amorce » 
 dit Freud \; le reste de la charge affective peut établir « une connex
 ion avec une représentation autre\, qui convient mais n’est pas inconci
 liable » (Freud\, 1894a) — sort qui peut être heureux —\, mais bien
  souvent peut venir surcharger le psychisme d’une énergie non liée qui
  se manifeste sous forme d’angoisse. Celle-ci sera plus ou moins intense
  allant de l’angoisse de castration à la dépersonnalisation. C’est 
 à la répression[6]qu’il faut alors faire appel. Celle-ci utilise souve
 nt des investissements moteurs — les procédés auto-calmants de Smadja 
 et Szwec par exemple — corporels\, sensoriels : boulimie\, restriction 
 alimentaire\, surstimulations diverses\, scarifications\, brûlures\, usag
 e de toxiques… Mais elle utilise aussi les registres relationnels et com
 portementaux\, l’externalisation du conflit et la pathologie du caractè
 re qui va avec\, l’hyperactivité…\nCes moyens de fortune que l’on r
 attache à la répression pourraient-ils maintenir pendant un temps un éq
 uilibre psychosomatique dont la rupture ouvrirait la voie à la somatisati
 on ?\nLa pensée opératoire ne serait-elle pas une forme de répression\
 , ou de désaffectivation ? Une façon de défaire le rapport affect repr
 ésentation\, celle-ci serait réduite à son contour tandis que sa charge
  affective serait ramenée au minimum par un surinvestissement/contre-inve
 stissement du factuel ? Peut-on penser que ce fonctionnement opératoire 
 mis en place pour lutter contre une désorganisation pourrait avoir un cer
 tain succès\, au moins pendant un temps ? L’apparition d’une somatis
 ation pourrait-elle alors être envisagée comme le débordement du fragil
 e équilibre économique assuré par le recours à la pensée opératoire
  ? Les psychosomaticiens de l’École de Paris nous ont mis en garde co
 ntre ce qui risquerait de soulever un orage émotionnel chez les patients 
 porteurs de somatoses\, mais nous ont parallèlement montré la nécessit
 é de « ranimer le préconscient »\, c’est-à-dire de soutenir un re
 tour fonctionnel du couple affect représentation. Ces préceptes ne sont-
 ils pas applicables aux patients  alexithymiques et opératoires « ordi
 naires » qui ne présentent pas de pathologie somatique patente ?\nRÉF
 ÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES :\n\nFreud S. (1890a)\, Traitement psychique (t
 raitement d’âme)\, Résultats\, idées\, problèmes\, t. 1\, Puf\, 1984
 .\n\nFreud S. (1894a)\, Les psychonévroses de défense\, Névrose\, psych
 ose et perversion\, Puf\, Paris\, Puf\, 1973.\n\nFreud S. (1915e)\, L’in
 conscient\, Métapsychologie\, Paris\, Gallimard\, 1968.\n\nMcDougall J. (
 1992). Corps et langage. Du langage du soma aux paroles de l'esprit\, Revu
 e française de psychosomatique 1992\, 2.\n\nMarty P. et De M’Uzan M.\, 
 La « pensée opératoire »\, Revue française de psychanalyse\, 1963\,
  Numéro spécial Congrès\, p. 345-356.\n\nShipko S.\, « Alexithymia an
 d somatization »\, Psychother. Psychosom.37\, 193-201\, (1982).\n\nSifne
 os\, P.E. : Clinical observations on some patients suffering from a varie
 ty of psychosomatic diseases \; (Acta Med. Psychosom.) in Antonelli\, Pr
 oc. 7th Eur. Conf \; Psychosom. Res.\, Rome 1967\, pp. 1-10\n\nSifneos\, 
 P. E. (1972): Short-Term Psychotherapy and Emotional Crisis. Cambridge: H
 arvard Univ. Press\;\n\nSifneos\, P.E. (1973) The prevalence of ‘alexith
 ymic’ characteristics in psychosomatic patients. In Psychotherapy and Ps
 ychosomatics\, 22\, pp. 255-262.\n\n[1]Pour les personnes arrivées à l
 ’hôtel Royal Lucien Barrière la veille au soir : petit-déjeuner Buff
 etau restaurant « Le royal côté » à partir de 7h ou petit-déjeunerc
 ontinentalservi dans la chambre.\n\n[2]La notion a été introduite par Ev
 elyne et Jean Kestemberg.\n\n[3]La notion de perversion affective\, telle 
 que l’a introduite Christian David\, à travers le processus d’auto-af
 fectation\, constituerait alors une forme d’autoérotisme.\n\n[4]Ne sera
 it-ce pas une définition possible de la « démentalisation » ?\n\n[5
 ]Marty et de M’Uzan tempèrent immédiatement leur formule : « Il va 
 sans dire qu’une pareille hypothèse ne tient pas devant la clinique…
  »\n\n[6]Catherine Parat définissait la répression comme la rupture du
  lien entre affect et représentation. Cette rupture\, la défaite du refo
 ulement\, est pour nous un temps qui rend la répression nécessaire. Lors
 qu’un ensemble affect-représentation mobilise une trop grande masse d
 ’énergie\, la dissociation affect représentation qui est opérée lib
 ère une énergie flottante qui devra être « réprimée ».
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