Les résistances
Valeurs et fonctions
avec
Nicolas de Coulon
La résistance par l’affect, excès et négativation

Toutefois, le mot « contre » introduit l’idée d’une proximité accomplie par une telle opposition : « être contre, tout contre ».
Le mot « résistance » apparaît chez Freud dès les Etudes sur l’hystérie (1895). Freud renonce à « tester le degré d’hypnose de ses patients car “cela mobilisait [leur] résistance” », découvrant que « la confiance » du patient s'en trouvait altérée (cas Lucy R.). Il perçoit la résistance de Élisabeth von R à la remémoration de « représentations pénibles » pendant la cure, les représentations « incompatibles » avec « les valeurs morales et esthétiques » : il s'agit de « la force psychique développée pour maintenir le refoulement ». L’abandon de la technique de l’hypnose et la découverte de la cure analytique a donc eu lieu au nom de la résistance, d’abord des hystériques à la suggestion. Dans La dynamique du transfert, Freud montre que lorsque le sujet s’approche du noyau du complexe refoulé, lorsque ses associations lui font défaut, il reporte ses tourments et ses motions pulsionnelles sur la personne de l’analyste, actualisant ainsi le transfert. Est en droit de se nommer psychanalyse la démarche qui prend comme point de départ les résistances et le transfert.
Suite au développement de la deuxième topique et de la deuxième théorie des pulsions, Freud, dans Inhibition, symptôme et angoisse (1926), introduit l’idée d’une résistance émanant de l’inconscient voire même du ça, qui se joint aux résistances du moi : refoulement, transfert, bénéfices secondaires ; et il ajoute les résistances du surmoi : sentiment de culpabilité et besoin de punition, la force de la compulsion de répétition. Nous devons à la résistance la découverte de l’inconscient peuplé des désirs refoulés, du ça habité par des motions pulsionnelles, de la pulsion, du moi, du narcissisme et même de la pulsion de mort.
Les échecs de traitements ouvrent à Freud la voie de l’exploration du trauma et de ses effets sur le psychisme impliquant des élaborations aussi bien théoriques que techniques, alors que les résistances se rigidifient. Le refoulement se trouve complété par le déni et le clivage. Ces considérations seront reprises ensuite par de nombreux auteurs dans le monde entier.
Nous souhaitons proposer une nouvelle série de webinaires sur Les résistances, sous le prisme de leur valeur en tant que réminiscences et leurs fonctions à double valence.
Pour inaugurer cette réflexion, nous avons invité Nicolas de Coulon membre formateur de la Société Suisse de Psychanalyse. Il va nous présenter un travail qu’il a intitulé : « La résistance par l’affect chez les états limites", principalement à partir de la théorie d’A. Green portant sur le fonctionnement psychique des états-limites et le concept de négatif.
Il traitera de l’écart entre excès et négativation d’affect sous le prisme de l’hypothèse principale d’A. Green, celle d’une rupture précoce du lien de la pulsion avec le futur objet.
Traduction simultanée vers l'anglais et le français.
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