Captation de la soirée « Feud en analyse » au MAHJ le mardi 9 juin 2026
Avec la participation des psychanalystes Laurence Kahn, Gilbert Diatkine et Eva Weil
Ouverture par Bernard Chervet
Introduction par Sophie Andrieu, mahJ
Rencontre organisée à l’occasion des 100 ans de la Société de psychanalyse de Paris « Il suffit de prendre ses déclarations explicites avec le sérieux qu’elles méritent pour constater que Freud ne nourrissait aucune ambivalence à l’égard de son identité juive et qu’il n’avait nulle intention de s’en débarrasser. Ce à quoi il aspira presque toute sa vie, et qui lui échappa si longtemps, c’était de comprendre en quoi elle consistait et la raison de son intensité. La meilleure expression de ce désir, dont on détecte des échos en d’autres occasions, se trouve dans le message qu’il adressa à la loge viennoise du B’nai B’rith : “Ce qui me rattachait au judaïsme n’était pas la foi… ni même l’orgueil national… Mais il restait assez de choses capables de rendre irrésistible l’attrait du judaïsme et des juifs, beaucoup d’obscures forces émotionnelles – d’autant plus puissantes qu’on peut moins les exprimer par des mots…” »
Yosef Hayim Yerushalmi, « Les deux coupes de qiddoush volées. Rouvrir le dossier de l’identité juive de Freud », 1991