Société Psychanalytique de Paris

Soirée Le Fil rouge « L’art de l’interprétation » de Marie-France DISPAUX discuté par Arlette LECOCQ

La naissance de l’interprétation, au cours d’une psychanalyse ou d’une psychothérapie, est un phénomène psychique irréductible à toute géométrie, elle ne peut relever que d’une intelligence naturelle et affective. Dans le creuset de la séance, des signes affleurent dans l’esprit du patient, quelque chose en est inconsciemment perçu par l’analyste et insiste, puis prend force, … Lire la suite

La SPP invite l’APF, la SPRF, le Quatrième Groupe, la SPF

Le 20 juin 2026, le comité du Centenaire avait invité les sociétés amies à partager convergences et différences au sujet de L’ÉVOLUTION DE L’ÉCOUTE EN SÉANCE.
Captation vidéo des interventions de Bernard Chervet (coordinateur du Centenaire), Jolanta Tijus-Glazewski (SPRF), Patrick Guyomard (SPF), Gérard Bazalgette (IV° Groupe), Patrick Mérot (APF) et Emmanuelle Chervet (SPP).

Fonds de la Société psychanalytique de Paris (1950-2016)

[…]Si la psychanalyse offre un « temps sans histoire » permettant aux patients – que l’on appelle analysants – de retrouver leur propre récit, elle a toutefois fortement marqué l’histoire du XXe siècle, dans le domaine du traitement de la santé mentale mais aussi plus largement la société (Roudinesco, 1982). Les concepts d’inconscient, de refoulement, de lapsus, de complexe d’Œdipe sont autant d’exemples courants de la pénétration de la psychanalyse dans les imaginaires et le langage courant des sociétés occidentales.

L’illusion en psychanalyse, de la création psychique aux impasses défensives

Étymologiquement, « illusion » vient du latin illusio, dérivé du verbe illudere qui signifie « jouer, se jouer de ». De là vient l’idée de « tromperie » en langage courant. Mais la psychanalyse en montre une autre nature. Dès 1927, dans « L’Avenir d’une illusion », Freud la définit comme une croyance issue du désir, une croyance enracinée dans la détresse et la dépendance infantile.

Ce que les jeunes filles ont toujours appris à la psychanalyse…

Dans sa première théorie de la séduction, la Neurotica, il situe la genèse de l’hystérie dans les abus sexuels subis dans l’enfance. C’est l’écoute de ces jeunes femmes qualifiées d’hystériques à l’époque, qui mettent en scène dans leur corps un passé traumatique psychosexuel qui lui permettra de découvrir la vie psychique et son accès par la parole.