Séminaire Jean Cournut 2026-2027
Cycle « Réalités de l'angoisse »
SJC2702 - De la terreur nocturne à l’angoisse - Marie-Laure LÉANDRI
Les manifestations d’angoisse chez l’enfants sont diverses, et évolutives.
Le Moi est le lieu de l’angoisse, pourtant, et Gérard Bayle nous y incite : « (...) il ne faut pas laisser de côté les divers types d'angoisses qui dépendent aussi de l'altération de cette instance, ni ceux qui résultent de ces clivages et de ces subversions » (RFP 1997). En effet, le Moi n’est pas d’emblée unifié, il se construit, il collige les divers éléments qui vont le constituer, l’enfant a donc à faire à un Moi non unifié d’emblée, ce qui donne une cartographie de l’angoisse bien différente de celle des adultes.
Certaines manifestations d’angoisse de l’enfant sont lisibles comme telles, d’autres le sont moins, et apparaissent à l’entourage comme des manifestations de caractère à éduquer.
L’aspect relationnel enfant-environnement est primordial dans l’émergence comme dans les expressions de l’angoisse, que l’on pense aux coliques idiopathiques du nourrisson, aux terreurs nocturnes du bébé, aux phobies de l’enfance, et à toute la gamme des angoisses à l’adolescence, dont certaines sont révélatrices d’un développement nettement défavorable et d’une psychopathologie parfois sévère.
Reste que l’angoisse, que Freud définit comme un affect, et qui selon lui renvoie nécessairement à l’angoisse primordiale de la naissance, convoque principalement le registre économique, et peut mobiliser chez l’enfant une énergie psychique qui restreint d’autres investissements et l’appauvrit considérablement.
Visioconférence via Zoom