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Le corps en séance

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Les volumes des Débats en psychnalyse sont disponibles sur le site des PUF : www.puf.com/Collections/Débats_en_psychanalyse

Le corps en séance





Sous la direction de
Anne Maupas et Marie Sirjacq
Auteurs
Jean-François Gouin, Catherine Matha, Julie Moundlic, Patricia Vadi Lathion, Elsa Waysfeld-Stora, Mirella de Picciotto, Anne MAUPAS, Catherine Chabert, Christophe Dejours, Gérard Szwec, Laurent Danon-Boileau, Marie Sirjacq, Marie-Laure Léandri
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Date de parution : 26 octobre 2022
Disponible sur La Boutique : https://www.boutique.spp.asso.fr

Résumé

En partant de l’idée que l’on ne peut pas penser sans le corps, il s’agit pour chacun des auteurs de réfléchir à l’imbrication du corporel et du psychique au cours de cures de patients adulte, adolescent ou enfant. La rencontre analytique engage la présence réelle des deux protagonistes. Cette rencontre comporte le risque de la séduction, du corps à corps et est régie par la règle d’abstinence et l’interdit du toucher.
Quand le corps du patient sue, gratte, rougit, dégage une odeur, respire fort, devient menaçant ou s’agite, que dit le corps que les mots ne disent pas ? Y aurait-il des désirs, des fantasmes qui ne pourraient pas se traduire en mots ? Et du côté de l’analyste, il est parfois difficile de supporter un patient au corps abîmé, douloureux, dévoré par l’angoisse. Il peut alors se sentir « pris au corps », immobilisé, respiration retenue, écoute suspendue…
Au cours du traitement, le corps du patient et celui de l’analyste peuvent subir des transformations visibles et durables, un enfant devient pubère, un adulte vieillit et tombe malade, une patiente ou une analyste tombe enceinte. Le corps sera pris en compte sous diverses occurrences dans la séance, afin de pouvoir le penser, le parler, voire l’interpréter, et ainsi être plus à même d’élaborer le transfert et le contre-transfert corporels inconscients. Au moment où la circulation du coronavirus a obligé les psychanalystes à maintenir les séances à distance où à les faire masqués, ces questions reprennent de la vigueur.

Sommaire

Introduction
Anne MAUPAS, Marie SIRJACQ Le corps en séance
Anne MAUPAS Entretien avec Catherine CHABERT, Le corps du fantasme
Laurent DANON-BOILEAU La chair des mots
Jean-François GOUIN L’odeur de mes jours
Patricia VADI LATHION Accords perdus
Catherine MATHA Le corps sensible de l’adolescent : au-delà du visible
Christophe DEJOURS Le corps-à-corps dans le dispositif divan-fauteuil
Marie-Laure LEANDRI Interdit de toucher, vraiment ? L’abstinence en psychanalyse de l’enfant
Anne MAUPAS « Tu m’as fait mal »
Mirella DE PICCIOTTO et Elsa WAYSFELD-STORA Le psychodrame, entre corps et langage
Julie MOUNDLIC Des effets pas si secondaires
Textes de référence : Gérard Szwec
Marie SIRJACQ Présentation
Gérard SZWEC Faudra mieux surveiller les petits !

Caractéristiques

ISBN : 978-2-13-083410-6
Nombre de pages : 202 
Prix : 20 €

Date de parution : 26/10/22

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Le sexe de l’analyste

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Le sexe de l’analyste



Le sexe de l'analyste - Débats en psychanalyse

Sous la direction de
Françoise Cointot et Marie-Laure Léandri
Auteurs
Monique Cournut-Janin, Paul Isaraël, André Beetschen, Catherine Chabert, Claire-Marine François-Poncet, Cristina Lindenmeyer, Françoise Cointot, Laurence Kahn, Marie-France Dispaux, Marie-Laure Léandri, Paul Denis, Samuel Lepastier
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Date de parution : 18/08/2021

Résumé

La question du sexe de l’analyste concerne un champ qui s’étend de son acception la plus concrète, la plus perceptible, à la plus inconsciente, voire secondairement élaborée en cours de cure. Son incidence sur et dans la cure ne doit pas être masquée par le recours à la bisexualité psychique de l’analyste.

Quel rôle peut avoir le sexe de l’analyste dans l’engagement du transfert ? Quels en sont les effets sur le contre-transfert de l’analyste, sollicité au-delà de la détermination de son sexe biologique dans ses identifications les plus profondes ? L’élargissement contemporain des indications de cure implique-t-il de composer plus souvent avec cette dimension de la réalité ?

Les contributeurs – par paires hétérosexuelles ! – ont développé de véritables débats sur ces questions, débats qui tentent d’élaborer quelle part a la réalité du sexe de l’analyste dans le processus de la cure.

Sommaire

Françoise Cointot, Marie-Laure Léandri Introduction
Monique Cournut-Janin De l’autre côté du sexe
Catherine Chabert et Paul Denis Le sexe de l’analyste, attracteur du transfert
Laurence Kahn et André Beetschen « Sur le terrain de la bisexualité, il nous était facile d’éviter toute impolitesse »
Cristina Lindenmeyer et Samuel Lepastier Du giron maternel à la parole paternelle. L’analyste a -t il un sexe ?
Marie-France Dispaux et Paul Israël Contre-transfert et sexe de l’analyste dans les cures atypiques : Réflexions croisées
Claire-Marine François-Poncet Soyez réaliste, demandez l’impossible

Caractéristiques

Code ISBN : 978-2-13-082730-6
Nombre de pages : 150 
Prix : 18 €

 

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Maternités

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Maternités



Maternités Débats en psychanalyse 2019

Sous la direction
Hélène Parat et de Sylvain Missonnier
Auteurs
Hélène Parat, Catherine Chabert, Bernard Golse, Sylvain Missonnier, Claire Maurice, Anne Aubert-Godard, Bérengère Beauquier, Nathalie Boige, Diane de Wailly, Marie-Aymée Hays, Marie-Emmanuelle Mériot, Jessica Schulz, Marie-Josée Soubieux, Eva Weil
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Résumé

La maternité, thématique maintes fois interrogée, est pourtant l’objet d’une puissante idéalisation qui ne permet pas de prendre la mesure de sa complexité. Les auteurs de cet ouvrage explorent dans leurs contributions le paradoxe insistant entre une « Maternité » idéalisée, à l’écart de toute sexualité et les vicissitudes de maternités « humaines, trop humaines » et toujours singulières. Adoption, allaitement, dépression post-partum, deuil périnatal, PMA : le thème de la maternité, dans ses aspects contemporains comme intemporels, est interrogé dans toute sa diversité à travers une réflexion psychanalytique.

Sommaire

Sylvain Missonnier, Hélène Parat Introduction
Anne Aubert-Godard Être enceinte. Un arc-en-ciel au milieu de la tempête
Catherine Chabert L’enfant mort : fantasme ou réalité ?
Hélène Parat Le lait rouge : une fantasmatique des liquides
Nathalie Bolse Maternité et bébé psychosomatique
Sylvain Missonnier Les phobies d’impulsion : la « préoccupation maternelle primaire » revisitée ?
Marie-Aimée Hays La dépression du post-partum précoce : un trouble des communications primitives
Diane de Wially, Bérengère Beauquier, Marie-Josée Soubieux, Jessica Schulz, Marie-Emmanuelle Mériot, Sylvain Missonnier Deuil périnatal. Essai de modélisation métapsychologique
Eva Weil Maternité par procréation médicalement assistée : mais d’où viennent les enfants ?
Bernard Golse La grossesse psychique des parents adoptants
Claire Maurice Lorsque la maternité de l’analyste s’invite dans la cure
Texte historique P.-C. Racamier, avec la collaboration de C. Sens
L. Carretier : La mère et l’enfant dans les psychoses du post-partum
Sylvain Missonnier Bibliographie générale

Caractéristiques

Lien BSF : Lien vers la notice
Nombre de pages : 186
Code ISBN : 978-2-13-078698-6

Prix : 22€


Psychanalyse et terrorisme – L’effroi peut-il s’élaborer ?

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Psychanalyse et terrorisme – L’effroi peut-il s’élaborer ?




Sous la direction
d’Évelyne Chauvet
Auteurs
René Roussillon, Thierry Bokanowski, Jacques André, Catherine Chabert, Denys Ribas, Julia Kristeva, Jean-Claude Stoloff, Françoise Coblence, Jean-Louis Baldacci, Robert Asséo, Gilbert Diatkine, Évelyne Chauvet, Laurent Danon-Boileau, Isabelle Martin-Kamieniak, Michel Granek, Rachel Rosenblum
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Résumé

Que peuvent les psychanalystes en des temps de terreur collective, de sidération et d’effroi ? Comment peuvent-il favoriser la sortie du trauma, le retour à une dynamique de vie intérieure qui puisse s’inscrire à nouveau dans le temps partagé et la relation à l’autre ? Depuis 2015, les attentats nous rappellent constamment la nécessité d’une telle réflexion. Pour un psychanalyste, il y a urgence à favoriser la vie psychique, avant tout, malgré tout, à tout prix. Il y a également urgence à saisir le chemin qu’emprunte la perversion des idéaux dans ses déchaînements mortifères.

Sommaire

Évelyne Chauvet La vie psychique, à tout prix
Rachel Rosenblum Si la mort vous effleure
La vie psychique, malgré tout
Thierry Bokanowski L’effroi et la question du traumatisme dans la théorie freudienne
Denys Ribas Survivre, revivre, vivre
Robert Asséo Le temps du trauma
René Roussillon Survivre à l’effroi
Jean-Claude Stoloff Continuer à investir
Redéploiements
Françoise Coblence Le traumatisme, le collectif et l’individuel
Jacques André Les visages
Michel Granek Effroi, sidération, fantasme
Isabelle Martin-Kamieniak Du traitement de l’urgence à la relance de la vie psychique
Amour de la vérité et perversion des idéaux
Jean-Louis Baldacci Le goût de la vie
Catherine Chabert L’imposture
Gilbert Dialtkine La perversion des idéaux et le surmoi
Quelle liberté ?
Julia Kristeva La vie psychique en temps de détresse
Laurent Danon-Boileau Post-scriptum

Caractéristiques

Lien BSF : Lien vers la notice

Nombre de pages: 300Code ISBN: 978-2-13-078696-2 Numéro d’édition: 1Format : 12.5 x 19 cm

Prix : 25€


Le Moi et l’Objet

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Le Moi et l’Objet, Libres Cahier, 29, In Press, Paris, 2014. ISBN : 978 2 84835 279 4

Ce nouvel opus des Libres Cahiers s’organise comme à son habitude autour d’un texte freudien de référence ; deux textes en l’occurrence : les « Trois essais sur la théorie sexuelle » de 1905 et « Le moi et le ça » de 1923.

Commentant « Entre le rêve et la douleur », un texte de Pontalis (1977), Catherine Chabert assigne à « l’usage douloureux de l’objet » une fonction majeure ; un objet qui n’est pas seulement de satisfaction ou de frustration, mais aussi un objet souffrant. Cette douleur de l’objet soutient le mécanisme de l’identification. Angoisse et douleur circulent entre sujet et objet constituant un affect à la fois commun et différencié à l’origine de l’identification narcissique. La douleur psychique est ressentie dans le corps qui se mue ainsi en psyché et inversement. Il y aurait donc avec la douleur de l’objet un état hypochondriaque partagé indifférencié mais source d’une possible différenciation. Catherine Chabert ouvre là une perspective intéressante vis-à-vis du rôle structural du masochisme originaire et de la clinique qui en dépend et dont l’importance pour l’humaine psyché se concrétise aussi dans l’art et dans la religion.

Contrairement au récit épique, quelque chose échappe dans la poésie à la seule compréhension d’un double sens fantasmatique. Pour Odile Bombard, c’est la matière sonore des mots qui est le véritable matériau du poème et les échos entre les mots apportent un surcroit de sens. A l’inverse du romancier, le poète doit forger sa propre langue. L’objet du poète serait d’obtenir une langue qui « garderait tout de l’infini des perceptions et des affects » et permettrait de retrouver l’unité d’un monde d’avant l’entrée dans le langage et la perte irrémédiable dont elle s’accompagne.

Dans « Le moi et le ça » Freud étend à toute perte d’objet le mécanisme de son remplacement par une identification. Ruggero Levy raccorde à cette hypothèse les développements post kleiniens d’identification projective ou bien de l’introjection de la relation contenant/contenu selon Bion. Les processus originaires que sont le sentiment de continuité et la capacité de rêver seraient marqués de la continuité psychique ainsi éprouvée par l’infans en relation à ses objets primitifs.

Les objets sont fondés par l’investissement libidinal et, condamnés à investir, nous le sommes aussi à constituer des objets. Paul Denis distingue deux voies de l’investissement, selon qu’il passe par les zones érogènes et leurs objets partiels, ou bien par l’exercice de la motricité. Ces deux voies devant se rejoindre dans l’organisation ultérieure du sujet, Adriana Helft évoque la tension en tout objet entre sa rencontre en tant que contingente et sa construction à travers les méandres de l’histoire infantile personnelle.

La dépendance n’est pas l’addiction, qui vise non pas l’objet mais la substance à l’origine d’un possible changement d’état. Edouardo Vera Campo rappelle que le principe de plaisir est placé d’emblée sous le signe de l’excès tandis que laissé à lui-même, il tend vers la mort. A la différence du plaisir, l’excès n’a pas la satiété pour modèle, mais la décharge qui est sans mesure, sans médiation psychique, sans représentation de l’objet. L’addiction répond à un idéal d’indépendance narcissique ; indépendance à l’égard du monde extérieur dira Freud.

L’identification à l’orée de la vie psychique procède essentiellement, pour Sylvie Regnier, de la présence de l’objet et non des mécanismes dérivant de l’absence ou du deuil. Car l’identification ne traite pas l’objet comme une personne, fut-elle interne ou externe, mais procède par prélèvements inconscients de détails, « par emprunts à l’objet ». Laurence Apfelbaum confronte ici théories kleiniennes et intersubjectivistes.

L’objet originaire désigne selon Jean Claude Rolland d’une harmonie édenique. Il offre un contenant aux tempêtes de l’âme que sont les angoisses primitives. Fait d’une « nébuleuse » de souvenirs, d’évocations inconscients et donc « démis de leur formes », il prend une valeur nostalgique et déceptive. Les objets ultérieurs garderont cependant la trace des particularités de cette objet-utopie. Comme l’anagramme d’un nom décomposé, recomposé en ses parties évoque musicalement, rythmiquement, la mémoire de ce qui est absent, il faut à l’objet nouveau certains traits semblables au premier. Et c’est encore la douleur qui permet de conserver la trace de l’absence. Douleur qui est une déclinaison de la passion de même que la douleur morale est le produit d’une conversion de la passion amoureuse.

08.12.2014


La destructivité chez l’enfant – Octobre 2014

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La destructivité chez l’enfant – Octobre 2014


La destructivité chez l'enfant

Sous la direction de
Aline Cohen de Lara, Laurent Danon Boileau
Auteurs
Aline Cohen de Lara, Annette Frejaville, Catherine Chabert, Florian Houssier, Gérard Bayle, Gilbert Diatkine, Jean-Yves Chagnon, Marilyn Corcos, Paul Denis, Philippe Robert, Pierre Delion, Rémy Puyuelo
Résumé

La représentation psychanalytique de l’enfant (et de l’adulte) se fonde sur une reconnaissance de la sexualité infantile. Toutefois, dans cette perspective, si la place de la libido est nettement inscrite, celle de la destructivité est rarement développée. L’objet de cet ouvrage est de préciser ce qu’il en est de la déliaison des pulsions chez l’enfant lorsqu’elle ne conduit pas (ou pas uniquement) à un simple retour de l’excitation. Dans ces périodes de vie où l’après coup pubertaire n’a pas encore pu opérer de réorganisation psychique, comment penser ces aménagements défensifs face à une pulsionnalité difficilement prise en charge par les processus secondaires ? Quelle distinction convient-il de faire entre la cruauté infantile décrite par Freud et les recours aux actes agressifs qui constituent l’une des modalités d’expression d’une souffrance psychique parfois déniée ? Le propos de l’ouvrage est au fond de préciser les effets de la destructivité spécifique à l’enfant sur le devenir de sa psyché et d’envisager les  modalités de prise en charge, thérapeutiques, éducatives, judiciaires et sociales qui peuvent  s’établir utilement dans le respect tant de l’individu que du groupe.

Sommaire

Aline Cohen de Lara et Laurent Danon-Boileau
La destructivité chez l’enfant

 

Catherine Chabert
Figures de la destructivité dans les cures d’adultes

 

Paul Denis
Emprise et destructivité

 

Rémy Puyuelo
L’enfant souffre-douleur, entre tendresse et cruauté

 

Annette Fréjaville
Les spirales destructrices enfants – parents

 

Jean-Yves Chagnon et Florian Houssier
La justice des mineurs et son évolution contemporaine

 

Gilbert Diatkine
Le poids de la sanction et la mise en place de la tiercéité

 

Pierre Delion
Destructivité chez l’enfant et clinique institutionnelle

 

Philippe Robert
Pour une contenance groupale

 

Gérard Bayle
La haine faute de mieux

 

Aline Cohen de Lara
Supporter la destructivité

 

Marilyn Corcos
Transformer la destructivité dans la cure d’enfants

Aline Cohen de Lara et Laurent Danon-Boileau
Bibliographie générale


En deça des mots, Libres cahiers pour la psychanalyse

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Ce numéro des “Libres cahiers”d’une grande diversité de contributions, explore les voies par lesquelles langage et parole viennent au psychisme.

Dans le titre, l’expression “en deçà” (des mots) fait penser à “au-delà” (du principe de plaisir), donc à la deuxième topique freudienne.

La deuxième topique nous permet de poser un nouveau regard sur les deux textes de la première topique dont est inspiré explicitement ce numéro des “Libres Cahiers”:

– Sigmund Freud (1917), Leçons d’introduction à la psychanalyse, OCF/P, XIV, Puf (“Les opérations manquées” et “Le rêve”); SE, XVI; GW, XI.

– Sigmund Freud (1910), “Du sens opposé des mots originaires”, OCF/P, X, Puf; SE,XI; GW,VIII.

Mais ce “Libre Cahier”, faut-il le lire à l’endroit ou à l’envers?

Commençant par le début de la revue psychanalytique, on découvre l’extraordinaire richesse des différents articles écrits par des psychanalystes, mais aussi, ce qui est plus surprenant, par des personnes venant d’autres disciplines: Annie Mavrakis, Docteur en esthétique et essayiste, par Catherine Goffaux-H., bibliothécaire et correctrice et par Mireille Gansel, écrivain et traductrice.

Dans ce sens de lecture, l’ensemble des articles nous offre une promenade libre et variée dans le paysage des réflexions sur le langage et la parole.

Cette promenade fait penser aux “Leçons d”introduction à la psychanalyse” s’adressant à un public non spécialisé. Elle nous rappelle que la psychanalyse est bâtie sur les expériences de tout un chacun, qu’elle est une affaire clinique.

Commençant par la fin du “Cahier”, le lecteur s’aperçoit de la cohérence du choix des articles. On retrouve le questionnement de la psychanalyse contemporaine confrontée aux patients “en deçà” de la névrose.

Dans l’article de 1910 “Le sens opposé des mots originaires”, Freud s’est intéressé à un texte de Karl Abel. Certaines des réflexions d’Abel n’ont pas été confirmées ultérieurement par la philologie. Pourtant la pensée de Freud est toujours d’actualité car Freud s’intéresse au son et au sens de la parole et ceci pour mieux comprendre le langage du rêve.

 

C’est l’étude du travail du rêve et de son langage et la deuxième topique freudienne qui nous donnent un accès au fonctionnement psychique de l”‘en deçà des mots”.

La deuxième topique donnera une nouvelle cohérence métapsychologique à ces deux textes appartenant à la première.

 


La sexualité féminine – Mai 2013

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La sexualité féminine – Mai 2013



La sexualité feminine

Sous la direction de
Félicie Nayrou, Guy Cabrol, Hélène Parat, Michèle Emmanuelli
Auteurs
Amalia Giuffrida, Annick Le Guen, Catherine Chabert, Danielle Kaswin-Bonnefond, Jacqueline Schaeffer, Jacques André, Janine Chasseguet-Smirgel, Nathalie Zilkha
Résumé

Peut-on encore qualifier la sexualité féminine de « continent noir » alors que cette thématique a tellement été explorée après Freud ?

C’est la théorie du monisme phallique qui a été la pierre angulaire de l’approche freudienne de la sexualité féminine, l’envie du pénis étant considérée comme un organisateur psychique pour les deux sexes. Et c’est sur cet ancrage conceptuel centralisateur que les théories de Freud autour de la sexualité féminine ont été particulièrement discutées par ses héritiers. Pourtant, il a lui-même décrit d’autres versants du développement psychosexuel féminin. Et si chacune de ses propositions sur le féminin a donné lieu à débats, son analyse reste incontournable et elle demande à être réexaminée au regard tant de la clinique analytique que de l’évolution des mœurs et du statut de la femme dans notre société.

Dans cet ouvrage, plusieurs auteurs montrent combien le lien primaire à la mère apparaît comme central pour l’organisation psychosexuelle de la fille – il signe de son empreinte le complexe d’Œdipe de la petite fille, puis marque, chez la femme qu’elle devient, le choix d’objet érotique et le lien à l’homme, et enfin oriente le destin que prend son désir d’enfant. Ce lien précoce, à partir de l’importance qu’il revêt dans la cure, est au centre des réflexions, notamment autour de la prévalence de la dépression dans la population féminine et également à propos d’une question clinique très actuelle : existe-t-il des formes d’angoisses spécifiquement féminines si la femme n’est pas en proie à l’angoisse de castration ? À la suite de quoi, toujours dans le fil de ce lien primaire, de nouvelles hypothèses apparaissent chez plusieurs des auteurs sur les effets de la perte dans la psyché féminine.

Ces travaux, qui font le point sur les réflexions théorico-cliniques actuelles après un siècle de controverses, contribuent à éclairer de manière novatrice l’approche du noir continent de la sexualité féminine.

Sommaire

Guy Cabrol, Michèle Emmanuelli, Félicie Nayrou et Hélène Parat – Un continent noir ?

Danielle Kaswin-Bonnefond Un siècle de controverses autour de la sexualité féminine

Janine Chasseguet-Smirgel Freud et la féminité : quelques taches aveugles sur le continent noir

Catherine ChabertLa voix passive

Jacques AndréL’amour perdu

Jacqueline SchaefferLe risque de la perte. Angoisses et dépression au féminin

Annick Le Guen – De l’originaire de l’homosexualité féminine et de ses conséquences

Amalia Giuffrida Désirs d’enfant

Hélène Parat – Une érotique du maternel

Nathalie Zilkha Un héritage et une conquête au féminin. Réflexions sur le rapport moi-surmoi de la femme

Annick Le GuenBibliographie générale 


L’amour de la différence

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Dans Le Féminin mélancolique, Catherine Chabert s’est intéressée « aux excès narcissiques de la mélancolie » et à leur logique d’effacement comme tentative d’annulation de la différence moi/autre et de la différence des sexes.

L’originalité des textes réunis dans L’amour de la différence est d’insister sur les « mouvements sexuels qui ordonnent ces configurations », sur les effets de la bisexualité et de la logique « de la différence qui soutient et affirme l’existence et la reconnaissance d’objets internes pris dans les réseaux de la sexualité, quels qu’en soient les registres » et dont on retrouve les traces au fondement, dans la dynamique et l’intimité la plus absolue de toute psyché.

C’est ainsi qu’au cours de la rencontre analytique, « une intimité extrême y côtoie une étrangèreté radicale ». Entre la nécessité de penser secrètement et l’exigence de la méthode analytique de tout dire, se déploie une histoire singulière, créée par le patient et l’analyste, qui constitue ce que Catherine Chabert propose d’appeler « le noyau de l’intime » qu’il est difficile de transmettre sans crainte de trahison.

La fiction peut permettre d’approcher l’expérience au sens de ce qui s’éprouve. Et c’est à partir de l’analyse psychanalytique de textes littéraires et de vignettes cliniques que Catherine Chabert montre de façon éclairante les effets dus aux déclinaisons de la psychosexualité qu’impliquent les problématiques de perte.

Elle propose une réflexion sur le sens de l’attente « entre-deux » ou « entre-eux-deux », de l’attente entre crainte et espoir, sur les effets délétères d’une culpabilité inconsciente que l’on rencontre dans la mélancolie et certaines formes graves de masochisme moral, sur la virulence d’un surmoi au féminin, sur la perception, en-deçà des mots, d’affects pris dans le corps du transfert, sur la signification métapsychologique du mépris -une notion qui n’est pas analytique-, qui peut constituer une méprise lorsqu’il revient sur le moi assailli par l’ombre de l’objet, sur les notions de triomphes narcissique et maniaque …

La haine de la différence, la jalousie ne trouveraient-elles pas leurs sources dans les traces laissées par des identifications sexuelles effectives ?

Catherine Chabert analyse les pièges que peuvent tendre le narcissisme et la mélancolie vers l’accès à la reconnaissance de l’autre dans sa différence. Et elle pose la question : n’existe-t-il pas une part de mélancolie dans toute cure ?

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