© Société Psychanalytique de Paris

Le maternel (congrès Paris)

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Impuissance et frigidité

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La sexualité infantile de la psychanalyse

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Le thème de la sexualité infantile de la psychanalyse proposée lors d’une rencontre au Centre d’Etudes en psychopathologie et psychanalyse de l’Université Denis-Diderot-ParisVII, à Ste Anne, en 2006 est retravaillé par ces auteurs pour la collection : « Petite bibliothèque de psychanalyse ».

Chaque auteur élabore une discussion à partir de l’évocation de cas cliniques.

L’hypothèse de départ est que la sexualité infantile de toute évidence est l’objet de la psychanalyse. Elle contamine tous les acteurs de l’analyse. Le psychanalyste lui-même n’étant pas à l’abri de l’inconscient…. est soumis aux mouvements de celui-ci et de sa sexualité infantile.

Nous sommes invités à considérer l’infantile dans la cure comme un moyen qui « participe au processus thérapeutique et au processus théorisant qui l’accompagne. »

En trop ou en trop peu la sexualité infantile de l’analyste est aussi opérante que celle de l’analysant. Mais quelle place prend-elle réellement ? Ce travail « impossible » du psychanalyste semble bien l’être quand on s’arrête sur la convocation à tout dire, véritable invitation à l’auto-érotisme de la pensée de son patient, mise à feu de la sexualité infantile. Elle enflamme les pensées et les mots dans un « incendie transférentiel ». Mais l’objet présent permet à l’analysant une « butée salvatrice de l’altérité ».

Au fil des interventions pourtant, la question du lien entre psychanalyse et sexualité infantile s’interroge, en particulier, face aux troubles sévères de la personnalité à laquelle la clinique actuelle nous confronte.

Le psychanalyste, artisan de la déliaison et contenant du feu pulsionnel, aura affaire dans le cas des états limites à un manque du côté de l’infantile. Les graves défaillances du holding modifient la perspective de la sexualité infantile sans la congédier.

C’est Jacques André qui nous éclairera à ce propos : … « La visée n’est pas d’introduire la sexualité infantile quand elle est trop absente…..Mais d’en restaurer, voire d’en inventer la plasticité. » Cette plasticité permet les déplacements et les métamorphoses.

Parcourant plusieurs champs du travail analytique et une clinique variée des états limites en particulier, cet ouvrage offre une réflexion intéressante sur le sujet.


La folie maternelle ordinaire

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Ouvrage constitué à partir des interventions proposées à la Journée du CEPP de l’université Paris VII Denis-Diderot (Paris, 2 avril 2005) Paris, Puf, 2006, 129 pages.

Jacques André, psychanalyste de l’Association psychanalytique de France, introduit “ la folie maternelle ordinaire ” en faisant remarquer son caractère banal et indispensable. S’appuyant sur Freud puis sur Winnicott, il passe de la “ mère folle ” à la source du génie de son enfant, à la mère séductrice qui éveille ses pulsions de vie.

S. Dreyfus Asséo, membre titulaire de la Société psychanalytique de Paris, nous parle de la force du lien incestueux dans la “ folie maternelle ”, surtout lorsqu’il s’agit de la relation mère-fille, et illustre par des exemples cliniques le rôle que peut avoir un animal familier dans la tentative de structuration de l’Œdipe.

Hélène David nous parle de ces femmes qui ont bénéficié de l’évolution rapide de leur statut avec la maîtrise de la maternité et l’accession à des responsabilités professionnelles importantes, ce qui accentue le besoin de perfection dans leur rôle de mère au détriment de la spontanéité de la relation primaire à l’enfant. La “ mère suffisamment folle ” serait celle qui peut ressentir et exprimer son ambivalence vis-à-vis de l’enfant dans la continuité de l’héritage transgénérationnel de la mère. Dans cet ouvrage, chaque auteur tente ainsi à sa façon de répondre à la question : peut-on être mère sans être folle ?

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https://www.spp.asso.fr/livre_auteur/mi-kyung-yi/