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La psychosomatique – juin 2017

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La psychosomatique – juin 2017



La psychosomatique

Sous la direction de
Felice Nayrou, Gérard Szwec
Auteurs
Claude Smadja, Christophe Dejours, Michel de M’Uzan, Michel Fain, Christian Delourmel, Félicie Nayrou, Gilbert Diatkine, Michel Ody, Gérard Szwec, Marina Papageorgiou, Philippe Jaeger, Marie Sirjacq, Jean Gosset et Pierre Marty
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Résumé

Le courant de pensée psychanalytique né il y a une cinquantaine d’années avec l’École de Paris de psychosomatique n’a eu de cesse de se développer au cours de son histoire. Cet ouvrage examine l’évolution de ces théorisations depuis les travaux des pionniers qu’ont été Pierre Marty, Michel Fain et Michel de M’Uzan, jusqu’aux avancées théorico-cliniques contemporaines. Comment ont évolué, ces dernières années, les conceptions théoriques sur la psychosomatique, après les débats qui les ont mises au travail vis-à-vis de la théorie freudienne ? Quels sont les autres points de vue qui peuvent être mis en perspective avec les développements des psychosomaticiens ? Quels sont les développements récents des théorisations psychosomatiques ? Et dans quels champs ces théorisations peuvent-elles constituer des apports nouveaux ? Telles sont les questions ici traitées.

Félicie Nayrou est psychanalyste membre de la Société psychanalytique de Paris et psychosomaticienne membre titulaire de l’association Institut de psychosomatique Pierre Marty. Directrice adjointe de la collection « Monographies et débats de psychanalyse » et membre du comité de rédaction de la Revue française de Psychosomatique.

Gérard Szwec est psychanalyste membre titulaire formateur de la Société psychanalytique de Paris et président de l’association Institut de psychosomatique Pierre Marty. Ex-directeur médical du Centre de psychosomatique de l’enfant Léon Kreisler du département Institut de psychosomatique de l’Association de santé mentale du 13e arrondissement de Paris, il est également cofondateur de la Revue française de psychosomatique qu’il a dirigée. Il est notamment l’auteur de « Galériens volontaires » (Puf).

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Le principe de plaisir – octobre 2016

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Le principe de plaisir – octobre 2016



Le principe de plaisir - PUF

Sous la direction de
Françoise Cointot, Jacques Angelergues
Auteurs
Anne Brun, Christine Anzieu-Premmereur, Claude Smadja, Denys Ribas, Dominique Bourdin, Françoise Cointot, Jacques Angelergues, Jean Laplanche, Laurent-Danon Boileau
Résumé

Partant d’une définition purement économique de la diminution des tensions, le principe de plaisir se heurte à la contradiction fondamentale de la compulsion de répétition. De plus, l’excitation pour elle-même peut être source de plaisir, rappellent Jacques Angelergues et Françoise Cointot qui voient dans le principe de plaisir un principe régulateur basal, protecteur de la psyché en ce qu’il limite la tendance de la pulsion à la satisfaction.

S’il conserve l’idée d’un principe régulateur, Jean Laplanche conteste l’idée d’un narcissisme primaire en monade fermée sur elle-même : le bébé a d’emblée un accès perceptif à la réalité qui l’environne.

Certes, le principe de plaisir est la source de toute vie psychique et dans une logique de régulation des enjeux pulsionnels il constitue une sorte de boussole. Dominique Bourdin rappelle que la première complication du modèle vient du deuil où, temporairement, la douleur de la perte est préférée à l’investissement de nouveaux objets. Le masochisme primaire, venant forcer la transition du Nirvana (diminution quantitative), au principe de plaisir (dimension qualitative, qui autorise l’ajournement) est le facteur limitant qui entrave la pleine réalisation du désir. Aussi, avec la prise en compte dans la seconde topique de la compulsion de répétition, la tâche de maitriser l’excitation devient fondamentale par rapport à la seule dimension de baisse des tensions psychiques. Le but de la pulsion d’un retour à un état antérieur peut concerner autant le retour d’une liaison (Eros) que d’une déliaison (pulsion de mort).

Ceci nous introduit à la question de l’objet comme indispensable intricateur et à la qualité de la rencontre et des échanges entre l’enfant et ses objets primaires. Pour Claude Smadja, la capacité à la représentation a fondamentalement une base masochique issue de la rencontre avec l’objet qui permet la métabolisation de l’excitation dans la pensée plutôt que dans l’agir ou dans la voie somatique. Face à la masse des excitations non liées dans le ça, la désobjectalisation et le désinvestissement menacent à la fois les capacités de représentation, autant que l’unité psychosomatique.

C’est aussi que face à la douleur et à la détresse, dans l’attente de la satisfaction, il faut, pour sauvegarder la psyché, avoir une sécurité par rapport à la fiabilité de l’objet et à sa capacité apaiser la tension. Pour Denys Ribas, garder espoir dans l’objet ne va pas de soi et l’attente, son apprivoisement par la pensée, n’est supportable qu’à cette condition. Acquérir l’objet interne…

Martin Joubert.

Caractéristiques

Le principe de plaisir

ANGELERGUES Jacques, COINTOT Françoise et coll., 

 Monographies de la revue française de psychanalyse, P.U.F., Paris 2016, ISBN : 978 2 13 06291804

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La pensée. Approche Psychanalytique – septembre 2015

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La pensée. Approche Psychanalytique – septembre 2015



La pensée - Approche psychanalytique - PUF

Sous la direction de
Félicie Nayrou, Michèle Emmanuelli
Auteurs
Alain Gibeault, Bernard Chervet, Bernard Golse, Claude Smadja, Cléopâtre Athanassiou-Popesco, Félicie Nayrou, François Richard, Jean-Louis Baldacci, Marilia Ainsenstein, Michèle Emmanuelli
Résumé

Comment penser la pensée ?

Freud n’a pas élaboré de théorie générale sur la pensée et pourtant ce concept court tout au long de son œuvre. Ses travaux comme ceux de ses successeurs se réfèrent à cette question en la rapportant explicitement ou implicitement à tous les mouvements psychiques.

L’ouvrage reprend les aspects essentiels de la théorie analytique sur la pensée et sur les processus à l’œuvre, à partir des approches théorico-cliniques majeures. Cette réflexion qui ne vise pas l’unification des conceptions, ouvre un large champ qui éclaire la complexité de la thématique – la pensée ne se pense pas d’un seul bloc !

Ces travaux portent tant sur la genèse de la pensée – à partir de son ancrage dans le corps et de sa dynamique tout à la fois liée au pulsionnel et prise dans la quête de l’objet – que sur son cadre, sur ses formes et sur ses destins. La question de l’origine des troubles du penser est posée par rapport au continuum processus normal/processus pathologique, ce qui marque la place importante de l’expérience de la cure dans cette réflexion. C’est dans cette logique que se trouve questionnée l’articulation de la pensée avec le langage, la symbolisation et la sublimation. 

Sommaire

Michèle Emmanuelli et Félicie Nayrou
Les processus de pensée

 

Bernard Chervet
Penser la pensée humaine avec Freud

 

Marilia Aisenstein
Psychisation du corps, Incarnation de la pensée

 

Cléopâtre Athanassiou-Popesco
Le rôle de l’objet dans la constitution de la pensée chez W. R. Bion

 

Bernard Golse
Sensorialité, enveloppes et signifiants primordiaux

 

Michèle Emmanuelli
Dynamique de la pensée à l’adolescence

 

Claude Smadja
L’apport de la théorie psychosomatique au processus de pensée

 

François Richard
La pensée du psychanalyste dans la cure : le travail avec les états limites

 

Alain Gibeault
Symbolisation et psychose, Réflexions sur penser, délirer et rêver

 

Jean-Louis Baldacci
Sublimation et processus de pensée

 

Article historique

W. R. Bion
Attaques contre la liaison
Michèle Emmanuelli

Bibliographie Générale

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L’interprétation – novembre 2012

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L’interprétation – novembre 2012



L'interprétation

Sous la direction de
Bernard Chervet, Josiane Chambrier-Slama, Sabina Lambertucci-Mann
Auteurs
Christine Saint Paul Laffont, Claude Smadja, Gérard Bayle, Jean-Louis Baldacci, Jean-Luc Donnet, Jean-Pierre Lefebvre, Julia Kristeva, Laurent-Danon Boileau, Michel Ody
Résumé

 

L’interprétation est l’instrument technique par excellence des traitements psychanalytiques. Sa formulation, son objet, sa temporalité sont une préoccupation constante des analystes du fait que de nombreux facteurs s’opposent à son efficacité. 

Mais l’interprétation est d’abord une opération psychique qui relève de la pensée commune, de la causalité, du rêve, de la théorisation. Une telle présence au sein de la pensée humaine souligne sa fonction psychique essentielle et impose de faire un détour par l’herméneutique, la traduction, la musique, l’art. Du point de vue de la pulsion, il n’y a pas d’acte mental qui ne soit une interprétation. Dans tous les cas, il s’agit d’interpréter des motions inconscientes, de les dissimuler de façon à les faire entendre. La psychanalyse a pour visée de les formuler, d’où une déception qui s’élève contre l’interprétation psychanalytique.

Sommaire

Bernard Chervet – « Donner paroles »

Jean-Pierre Lefebvre – Interpréter pour traduire, traduire pour interpréter

Les conditions premières de l’interprétation

Michel Ody – Interprétations symboliques, symbolisantes
Claude Smadja – L’usage de l’expression dramatique dans l’interprétation
Jean-Louis Baldacci – « Dès le début, … l’interprétation »

Quand l’interprétation prend corps

Laurent Danon-Boileau – L’interprétation et ses formes
Gérard Bayle – Les élans du chœur
Christine Saint-Paul-Laffont – De ce que l’on tait à ce que l’on dit… En amont de l’énonciation, la construction

L’interprétation, ses visées, ses destins

Jean-Luc Donnet – Freud et l’usage interprétatif du transfert
Julia Kristeva – La chair des mots
Bernard Chervet – Interprétation, scansion et déception. Note sur la stratégie de l’interprétation

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L’affect

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Comment penser les destins de l’affect – terme qui est un germanisme, attesté en français seulement depuis 1951–, ses transformations, ses complexifications ? André Green (dont Dominique Cupa présente les élaborations sur l’affect, qui ont fondé sa prise de distance avec la pensée lacanienne) proposait de nommer de considérer l’» affect » comme un terme catégoriel regroupant tous les aspects subjectifs de la vie émotionnelle, suivant ainsi Freud qui n’a pu se limiter à une définition strictement économique de l’affect.

C’est Claude Le Guen qui nous propose ici de suivre la pensée freudienne des affects à l’angoisse, en une étude fouillée qui en construit la définition et montre les étapes de son élaboration, notamment en 1915 (où sont mis en évidence les destins différents de l’affect et de la représentation) et en 1923 ; l’élaboration en 1926 d’une véritable théorie de l’angoisse, qui fait de la perte de l’objet la condition déterminante de l’angoisse, sans remanier sa compréhension des affects, les situe plus précisément. L’affect s’impose à Freud comme une manifestation première de la pulsion, dès le début de l’œuvre et les apports déterminants de 1926 et de 1932 (Nouvelles conférences) consistent surtout à conceptualiser ce qui n’était encore que décrit. Réaction à une perte, l’angoisse, inadéquate certes, est inévitable et nécessaire, dans sa double origine, conséquence directe du facteur traumatique ou signal qu’il y a menace de réapparition du facteur traumatique.

La place de l’affect dans les théorisations de Mélanie Klein, de Wilfred Bion et de Winnicott, est présentée par Cléopâtre Athanassiou, particulièrement attentive aux liens entre la place reconnue à l’affect et le rôle conféré à l’objet dans la construction du moi. Chez M. Klein, le développement du moi est lié à l’attitude qu’il prend par rapport à la souffrance psychique, évacuée ou supportée ; la supporter, c’est s’engager dans la voie de la position dépressive, du don et de la créativité. Bion place l’affect et les processus de liaison au premier plan, et poursuit ainsi l’œuvre de M. Klein, en insistant dans sa théorie de l’émotion sur la construction des liens, ce qui caractérise aussi la théorie de la pensée, où tout est lien. La monographie comporte également un intéressant texte d’Hélène Deutsch sur la clinique de l’absence de douleur lors d’un deuil, particulièrement explicite dans le repérage des déplacements de l’affect.

La pensée freudienne contient en germe les deux tendances théoriques qui tendront à concevoir l’affect soit comme une décharge, soit comme un processus à fonction de signal, lié au moi. René Roussillon, dans cette seconde ligne, s’attache ainsi à déployer la « fonction symbolisante de l’affect ». L’ancrage corporel de l’affect est un repère essentiel et Claude Smadja montre la place de l’affect dans l’économie psychosomatique, tandis qu’André Ciavaldini, à partir de la clinique des auteurs de violences sexuelles, argumente une thèse intéressante et forte qui considère le recours à l’agir comme l’effet d’un affect inachevé.

Ces études denses et précises permettent des clarifications précieuses, et fournissent un instrument de travail et de réflexion remarquable.

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