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Trois séances par semaine ?

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Les volumes des Débats en psychnalyse sont disponibles sur le site des PUF : www.puf.com/Collections/Débats_en_psychanalyse

Trois séances par semaine ?



Trois séances Débats en psychanalyse 2019

Sous la direction
Évelyne Chauvet
Auteurs
André Ciavaldini, René Roussillon, Jacques André, Denys Ribas, Jean-Claude Rolland, Paul Denis, Bernard Golse, Julia Kristeva, Françoise Coblence, Gilbert Diatkine, Bernard Bensidoun, Évelyne Chauvet, Elisabeth Birot, Hélène Suarez-Labat, Laurent Danon-Boileau, Évelyne Toussaint
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Résumé

L’écart se creuse entre la temporalité accélérée du monde d’aujourd’hui et celle de la psychanalyse marquée par l’a-temporalité de l’inconscient.  Mais sont-elles dissociables du point de vue de notre fonctionnement psychique ? Les psychanalystes doivent interroger les enjeux conscients et inconscients de cet écart quand leur opposition empêche leur conflictualisation.

Vivant dans l’instant, dans l’addiction d’une action-excitation constante, le sujet en est-il altéré dans son rapport au temps psychique, à son monde interne, à ses objets et à leur manque ? La technologie contemporaine encourage-t-elle l’illusion d’une maitrise possible du temps et de l’objet ?

Le hors temps psychique, le refoulé, la nécessaire construction des origines, les traces de l’histoire psychique, des souffrances et des traumatismes précoces, trouvent-ils encore un temps et un lieu psychique pour s’inscrire et s’élaborer ? La résistance à la psychanalyse ne trouve-t-elle pas là, un champ royal où se loger ?

Le temps est-il venu pour la psychanalyse d’éclairer ce nouveau « malaise dans la civilisation » ?

Telles sont les thématiques qui seront interrogées et élaborées par les auteurs de cet ouvrage.

Sommaire

Évelyne Chauvet, secrétaire scientifique de la SPP Introduction : La psychanalyse est-elle de notre temps ?

La psychanalyse et son temps

Denys Ribas Le temps de la psychanalyse
Gilbert Diatkine Trois séances ! Mais pourquoi ?

La psychanalyse et l’impatience des temps qui courent

Jacques André Une cure a-temporelle ?
Bernard Bensidoun L’inquiétant accélération du temps
André Ciavaldini Quand l’excitation fait loi
Bernard Golse La fin d’une analyse d’enfant – Une question révolue à défaut d’être résolue

Perdre l’impatience : le temps sensible

Julia Kristeva Perdre l’impatience : le temps sensible

La cure, son temps, son rythme

Paul Denis Introduction
Élisabeth Birot Entre répétition traumatique et principe de plaisir, le rythme
Évelyne Chauvet La cure et son tempo : l’impatience de bon aloi
Hélène Suarez Labat De l’immédiateté à l’intermédiaire : le temps retrouvé

Art et cure : entre lenteur et fulgurance

Françoise Coblence Art et cure : entre lenteur et fulgurance
Laurent Danon Boileau Entre perte de soi et répétition : l’instant créatif
Jean Claude Rolland Le temps en acte
Évelyne Toussaint Art contemporain et temporalités multiples. Comment s’échapper vers le présent

Réflexions conclusives

René Roussillon Un transfert sur l’environnement ?

Caractéristiques

Lien BSF : Lien vers la notice
Nombre de pages : 176
Code ISBN : 978-2-13-081886-1

Prix : 22€

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Psychanalyse et terrorisme – L’effroi peut-il s’élaborer ?

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Psychanalyse et terrorisme – L’effroi peut-il s’élaborer ?




Sous la direction
d’Évelyne Chauvet
Auteurs
René Roussillon, Thierry Bokanowski, Jacques André, Catherine Chabert, Denys Ribas, Julia Kristeva, Jean-Claude Stoloff, Françoise Coblence, Jean-Louis Baldacci, Robert Asséo, Gilbert Diatkine, Évelyne Chauvet, Laurent Danon-Boileau, Isabelle Martin-Kamieniak, Michel Granek, Rachel Rosenblum
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Résumé

Que peuvent les psychanalystes en des temps de terreur collective, de sidération et d’effroi ? Comment peuvent-il favoriser la sortie du trauma, le retour à une dynamique de vie intérieure qui puisse s’inscrire à nouveau dans le temps partagé et la relation à l’autre ? Depuis 2015, les attentats nous rappellent constamment la nécessité d’une telle réflexion. Pour un psychanalyste, il y a urgence à favoriser la vie psychique, avant tout, malgré tout, à tout prix. Il y a également urgence à saisir le chemin qu’emprunte la perversion des idéaux dans ses déchaînements mortifères.

Sommaire

Évelyne Chauvet La vie psychique, à tout prix
Rachel Rosenblum Si la mort vous effleure
La vie psychique, malgré tout
Thierry Bokanowski L’effroi et la question du traumatisme dans la théorie freudienne
Denys Ribas Survivre, revivre, vivre
Robert Asséo Le temps du trauma
René Roussillon Survivre à l’effroi
Jean-Claude Stoloff Continuer à investir
Redéploiements
Françoise Coblence Le traumatisme, le collectif et l’individuel
Jacques André Les visages
Michel Granek Effroi, sidération, fantasme
Isabelle Martin-Kamieniak Du traitement de l’urgence à la relance de la vie psychique
Amour de la vérité et perversion des idéaux
Jean-Louis Baldacci Le goût de la vie
Catherine Chabert L’imposture
Gilbert Dialtkine La perversion des idéaux et le surmoi
Quelle liberté ?
Julia Kristeva La vie psychique en temps de détresse
Laurent Danon-Boileau Post-scriptum

Caractéristiques

Lien BSF : Lien vers la notice

Nombre de pages: 300Code ISBN: 978-2-13-078696-2 Numéro d’édition: 1Format : 12.5 x 19 cm

Prix : 25€
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L’interprétation – novembre 2012

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L’interprétation – novembre 2012



L'interprétation

Sous la direction de
Bernard Chervet, Josiane Chambrier-Slama, Sabina Lambertucci-Mann
Auteurs
Christine Saint Paul Laffont, Claude Smadja, Gérard Bayle, Jean-Louis Baldacci, Jean-Luc Donnet, Jean-Pierre Lefebvre, Julia Kristeva, Laurent-Danon Boileau, Michel Ody
Résumé

 

L’interprétation est l’instrument technique par excellence des traitements psychanalytiques. Sa formulation, son objet, sa temporalité sont une préoccupation constante des analystes du fait que de nombreux facteurs s’opposent à son efficacité. 

Mais l’interprétation est d’abord une opération psychique qui relève de la pensée commune, de la causalité, du rêve, de la théorisation. Une telle présence au sein de la pensée humaine souligne sa fonction psychique essentielle et impose de faire un détour par l’herméneutique, la traduction, la musique, l’art. Du point de vue de la pulsion, il n’y a pas d’acte mental qui ne soit une interprétation. Dans tous les cas, il s’agit d’interpréter des motions inconscientes, de les dissimuler de façon à les faire entendre. La psychanalyse a pour visée de les formuler, d’où une déception qui s’élève contre l’interprétation psychanalytique.

Sommaire

Bernard Chervet – « Donner paroles »

Jean-Pierre Lefebvre – Interpréter pour traduire, traduire pour interpréter

Les conditions premières de l’interprétation

Michel Ody – Interprétations symboliques, symbolisantes
Claude Smadja – L’usage de l’expression dramatique dans l’interprétation
Jean-Louis Baldacci – « Dès le début, … l’interprétation »

Quand l’interprétation prend corps

Laurent Danon-Boileau – L’interprétation et ses formes
Gérard Bayle – Les élans du chœur
Christine Saint-Paul-Laffont – De ce que l’on tait à ce que l’on dit… En amont de l’énonciation, la construction

L’interprétation, ses visées, ses destins

Jean-Luc Donnet – Freud et l’usage interprétatif du transfert
Julia Kristeva – La chair des mots
Bernard Chervet – Interprétation, scansion et déception. Note sur la stratégie de l’interprétation

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Le maternel (congrès Paris)

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L’amour de soi et ses avatars. Démesure et limites de la sublimation

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Cette petite brochure soulève des questions essentielles. L’amour de soi y est présenté comme l’expression, et l’expérience, la plus énigmatique qui soit. C’est à cette économie du « Soi qui s’aime » que réfléchit l’auteur de cette communication (qui semble issue d’une conférence), à partir de l’histoire de Colette à qui Julia Kristeva a déjà consacré un livre très approfondi, l’un des trois consacrées à des figures de femmes : Hannah Arendt, Mélanie Klein et Colette. Dans les pages écrites par Colette, s’aime un gigantesque soi élargi aux plantes, aux bêtes et à tous les plis de l’Etre lui-même. Il s’avoue en fin de parcours, confondu avec une figure maternelle gigantesque » Sido ou les points cardinaux », mythifiée et idéalisée autant qu’elle avait été contestée et négligée. La jouissance autre de la sublimation sous-entend un retournement de la perversion en sublimation » de telle sorte que la perversion elle-même s’y résorbe et, sans disparaître, s’y recueille, mais comme une pureté. »

L’amour de soi est une lente et pas toujours possible création du sujet parlant, construite dans et par l’introjection du bon objet, et grâce à l’identification primaire. Certaines expériences de sublimation et de pratiques esthétiques témoignent d’un amour de soi extravagant, appuyé sur le narcissisme, mais qui va bien au-delà ; elles aident à percevoir ce qui peut être de façon plus obscure sous-jacente à l’identité des sujets du refoulement et de la sublimation. Dans les processus sublimatoires, le sujet surinvestit ses propres moyens d’expression, qui se confondent avec les objets réels, voire s’y substituent, et deviennent les véritables objets d’amour de soi. Cette logique de sublimation est également à l’œuvre dans la création de la chimère dans la cure analytique comme dans l’amour de soi le plus modeste. L’alchimie de cette reconstruction amoureuse du monde est complexe, et il faut reconnaître à la perversion (ou à la « mère-version »…) la part qui lui revient dans ce laboratoire d’un Soi sans limites. Réaliser le fantasme en réécrivant l’ infantile, voire sublimer le clivage supposent la perversion comme fond sexuel originel sur lequel se découperont les structures ; perversion et sublimation ont partie liée dans le nouage entre pulsion et idéalisation, comme dans le caractère partiel (au sens des pulsions partielles) des voies de satisfaction. La sublimation implique une désintrication pulsionnelle, et « l’apparente sérénité narcissique de l’aventure sublimatoire expose, en réalité, le sujet qui s’y engage au risque d’une catastrophe psychique dont seule peut le sauver… la continuation de la créativité sublimatoire elle-même », jouissance extrême et contagieuse qui comporte ses propres risques d’exaltation maniaque et de déni de la réalité.

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La haine et le pardon. Pouvoir et limites de la psychanalyse

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Psychanalyste, écrivain, professeur à l’institut universitaire de France, première lauréate en 2004 du prix Holberg, créé par le gouvernement norvégien pour honorer les sciences humaines, Julia Kristeva nous livre ici un grand nombre d’articles qui témoignent de la diversité de ses intérêts, de la richesse d’une pensée toujours en recherche et de ses apports sur un certain nombre de questions essentielles à la culture de tous comme au travail des psychanalystes. Les expériences des démocraties, qui sont aussi pré te trans-politiques, s’acheminent, sans recours à l’irrationnel, vers une refondation de l’humanisme issu des Lumières. La sublimation et l’élucidation de l’amour et de la haine caractérisent tant la psychanalyse que la littérature qui nous aident à lire et à interpréter aussi bien les risques de la parole d’amour que ceux du désir de mort. En ce point névralgique surgit la nécessité de l’intelligence du pardon dont la vie psychique a besoin pour continuer à vivre, sans cesser tout à fait de haïr.

En cinq parties significatives – Monde(s), Femmes, Psychanalyser, Religion, Portraits – le livre rassemble des éclairages multiformes dont la coexistence renforce la pertinence singulière. Nous ne pourrons relever que quelques exemples, arbitrairement choisis. Le souci de penser la liberté en temps de détresse, l’intérêt théologiquement très informé pour la foi orthodoxe, l’insistance pour ajouter la vulnérabilité à la fière trilogie Liberté Egalité, Fraternité. C’est aux limites de la vie que la vérité et la loi font leur épreuve de réalité. À l’inverse, le désir d’extermination nazi vise non seulement les corps vivants, mais les vocables « humains », « morts », « victimes » ; il s’agit d’exclure un peuple des espèces vivantes pour en faire des objets inanimés (Figuren ou poupées, Schmatten ou haillons, des riens) par le même geste mortifère qui les exclut du temps humain, celui du langage et de la signification, en annulant la possibilité même de se représenter les humains déclarés « superflus » (H. Arendt).

À l’inverse, la passion maternelle module dans une certaine mesure le futur sujet. La femme enceinte est une Annunciata, qui écoute la parole de l’Archange, mais est surtout à l’écoute de son corps et de ce non-encore-autre qui germe en elle et sera un nouvel objet, puis avec un peu de chance un sujet et qui est d’ores et déjà une cible d’amour. Miraculeusement, la maternité est une passion au sens où les émotions d’attachement et d’agressivité narcissiques se transforment en amour. Dans cette expérience de la maternité, la passion prend son aspect le plus humain, le plus éloigné de son fondement biologique qui cependant ne cesse de l’accompagner. D’ailleurs dans « La fatigue au féminin », ce qui pèse n’est-il pas tous ces objets impossibles – mère, sœur, chef de service, partenaires sexuels… – qui font que telle femme éprouve comme fatigue ce qui est manque de passion pour un objet défini. Il est une plainte de la fatigue au féminin qui est une plainte de la sexuation, et ne se confond pas avec la plainte dépressive. La mystique au contraire fait échec et mat à Dieu en se construisant à travers et au-delà de l’objet d’amour, le prenant en soi, s’identifiant à lui ou le résorbant en elle-même : Thérèse d’Avila réussit là où Schreber échoue. L’écriture de Colette, l’endeuillement, l’anorexie et les mystiques montrent les voies de passage de l’amour d’objet à l’amour sans objet. L’écriture aussi est lieu d’éclosion et de renaissance continue, tandis que la voie freudienne invite l’analyste à des transferts-contretransferts continus, infinis, en une plasticité psychique infatigable ; souplesse amoureuse, infidélité permanente dans la fiabilité même, au fil de la fluidité du processus analytique. Pour apprivoiser inlassablement la bisexualité psychique, il ne s’agit pas d’être en acier mais « en femme » pour que l’écoute et l’interprétation nous rendent, sans épuisement, gardiens et bâtisseurs de l’espace psychique en tant que structure ouverte, inachevée, interminable.

La paranoïa et l’abjection, la discussion du rapport entre association libre et narration en psychanalyse (une transsubstantiation), la guérison comme renaissance psychique, l’adolescence comme syndrome d’idéalité, le désir de loi, l’impudence d’énoncer comme réflexion sur la langue maternelle mais aussi sur Colette et Proust, autant de thèmes qui mériteraient d’être suivis pas à pas. Notons encore une étude proprement biblique et théologique en même temps qu’historique sur le triple arrachement d’Israël, exode, exil et retour ainsi que l’intérêt explicite et argumenté « aussi passionnel que critique » pour la foi religieuse et sa puissance de symbolisation, comme pour son épurement critique. L’inévitable de la forme est pensé à partir de l’œuvre picturale de Giorgia O’Keeffe et de sa relation au photographe photographe Stieglitz ; Roland Barthes témoigne de l’écriture comme étrangeté et comme jouissance ; la Celanie est l’univers de l’amour impossible et nécessaire, de la fragmentation des langues et des êtres, solitude d’où naît tant l’éclat poétique que la parole adressée de la narration épistolaire dans la correspondance entre Celan et Gisèle Celan-Lestrange. Annette Messenger, plasticienne du mouvement, est une voyageuse dans la mémoire des mythes fondateurs, tandis que Julia Kristeva « se voyage » en roman dans Meurtre à Byzance.

Le pardon qui permet la vie sans la mutiler naît bien en effet de cette capacité de voyages ouverts, sans exclusive ni limites, inlassablement réengagés, tant au cœur qu’aux frontières de la multiplicité des expériences de la culture et de l’humain où Julia Kristeva nous entraîne, nous invitant à entendre, à lire et à penser.

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