© Société Psychanalytique de Paris

Amour

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Les volumes des Débats en psychnalyse sont disponibles sur le site des PUF : www.puf.com/Collections/Débats_en_psychanalyse

Amour





Sous la direction de
Marie Laure Léandri et Hélène Parat
Auteurs
Jean Cournut, Dominique Bourdin, Paul Denis, Bernard Chervet, Gilbert Diatkine, Emmanuelle Chervet, Guy Cabrol, Laurent Danon-Boileau, Martine Pichon-Damesin, Sylvie Pons-Nicolas
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Résumé

Sans que Freud ne lui consacre jamais une réflexion spécifique, l’amour est néanmoins au cœur de sa pensée. « Faim et Amour » est la forme métaphorique de la première théorie des pulsions, et « Éros et Thanatos » de la seconde. L’amour est en quelque sorte pivot de sa pensée du conflit, témoin de la complexité de la dynamique psychique.

L’amour de transfert, quant à lui, est le cœur de la cure, dans ses excès, ses inhibitions, ses renversements en haine, ou son cours tempéré, dans le meilleur des cas. On constate aujourd’hui une inflation théorique de la réflexion sur les pathologies narcissiques, limites, mais la clinique, quant à elle, continue de décliner les avatars des rencontres amoureuses, des frustrations, des ruptures, des solitudes… Si les psychanalystes ont souvent mis en lumière les difficultés de l’amour, ils ont été plus discrets sur les bonheurs qui lui reviennent et sa force créatrice. Ce volume des « Débats », sans jamais en nier les complexités, souhaiterait ne pas couper les ailes d’Éros.

Sommaire

Hélène Parat Introduction
Paul Denis Composition de l’amour
Bernard Chervet Corps d’amour
Laurent Danon-Boileau Mots d’amour
Dominique Bourdin De l’amour à la sublimation ?
Texte historique
Jean Cournut Les paradoxes de l’amour
Emmanuelle Chervet Déclarer l’amour de transfert, quitte ou double
Gilbert Diatkine L’histoire d’amour de l’homme aux loups
Guy Cabrol Anne Franck : aimer de toute urgence
Sylvie Pons-Nicolas Créer sa vie pour ne pas broyer de l’ombre
Martine Pichon-Damesin L’amour et le fraternel

Caractéristiques

Nombre de pages : 179
Code ISBN : 78-2-13-082394-0
Prix : 23€
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Excitation

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Excitation





Sous la direction
Isabelle Martin Kamieniak et Félicie Nayrou
Auteurs
Jean Cournut, Elsa Schmid-Kitsikis, Dominique Bourdin, Paul Denis, Martine Girard, Sabina Lambertucci Mann, Hélène Suarez-Labat, Guy Lavallée, Panos Aloupis, Laure Bonnefond Tort, Isabelle Gernet, Diana Tabacof
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Résumé

L’excitation est une notion empruntée par Freud au philosophe et psychologue allemand Gustav Fechner dans son acception physiologique. Il lui donne une dimension essentielle dans ses développements métapsychologiques. À sa fonction économique, sont associés les aspects qualitatifs ouvrant sur les notions de pare-excitation, de co-excitation libidinale, de masochisme érogène, etc…
De la clinique contemporaine à la psychosomatique, en passant par la psychose maniaco-dépressive et les problématiques autistiques, les auteurs explorent la fécondité comme les limites de la notion.

4èmede couverture

« Dans l’œuvre de Freud, l’excitation, c’est le diable ! » écrit Jean Cournut . Pourtant, dés les débuts de la psychanalyse, l’excitation est point d’origine de la mise en route du fonctionnement psychique. Mais comme toute origine, elle reste mystérieuse…

L’excitation est au cœur du vivant. De l’énergie somatique à la dynamique pulsionnelle, quels sont les destins de l’excitation ? Comment se représenter les trajets de l’excitation dans l’économie somato-psychique ?

Les auteurs de ce volume proposent donc un bilan d’étape :

–      d’abord, repérer chez Freud les évolutions de ce concept et ses transformations, y compris dans la notion de co-excitation sexuelle et/ou libidinale.

–      Puis selon les angles des élaborations post-freudiennes, faire le point sur son utilisation dans les théorisations des auteurs contemporains.

–      Enfin, depuis la « folie » maniaque et les problématiques autistiques, interroger, dans la cure même, les effets de l’excitation qui mettent à l’épreuve les contre-transferts de l’analyste.

Sommaire

Texte historique : Jean COURNUT Les deux contre-investissements de l’excitation
Dominique BOURDIN L’excitation dans la pensée freudienne
Panos ALOUPIS Les transformations de l’excitation
Sabina LAMBERTUCCI MANN Die Mitterregung, la co-excitation sexuelle et ou libidinale. Revisiter un concept métapsychologique
Elsa SCHMID KITSIKIS Volatilité de l’excitation, quel destin pour le « germe d’affect » ?
Paul DENIS Note sur les destins de l’excitation
Guy LAVALLÉE Excitation et psychose, à partir de la pensée d’André Green
Diana TABACOF Clinique de l’excitation : le rôle de la fonction maternelle
Isabelle GERNET Le concept d’excitation à la lumière de la théorie de la séduction généralisée de Jean Laplanche
Martine GIRARD L’excitation maniaque
Hélène SUAREZ LABAT Les fonctions du regard : excitations et constructions des canaux d’irrigation pulsionnelle
Laure BONNEFON TORT Devenir de l’excitation dans deux cures d’adultes

Caractéristiques

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Nombre de pages : 256
Code ISBN : 978-2-13-082390-2

Prix : 22€

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Trois séances par semaine ?

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Trois séances par semaine ?



Trois séances Débats en psychanalyse 2019

Sous la direction
Évelyne Chauvet
Auteurs
André Ciavaldini, René Roussillon, Jacques André, Denys Ribas, Jean-Claude Rolland, Paul Denis, Bernard Golse, Julia Kristeva, Françoise Coblence, Gilbert Diatkine, Bernard Bensidoun, Évelyne Chauvet, Elisabeth Birot, Hélène Suarez-Labat, Laurent Danon-Boileau, Évelyne Toussaint
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Résumé

L’écart se creuse entre la temporalité accélérée du monde d’aujourd’hui et celle de la psychanalyse marquée par l’a-temporalité de l’inconscient.  Mais sont-elles dissociables du point de vue de notre fonctionnement psychique ? Les psychanalystes doivent interroger les enjeux conscients et inconscients de cet écart quand leur opposition empêche leur conflictualisation.

Vivant dans l’instant, dans l’addiction d’une action-excitation constante, le sujet en est-il altéré dans son rapport au temps psychique, à son monde interne, à ses objets et à leur manque ? La technologie contemporaine encourage-t-elle l’illusion d’une maitrise possible du temps et de l’objet ?

Le hors temps psychique, le refoulé, la nécessaire construction des origines, les traces de l’histoire psychique, des souffrances et des traumatismes précoces, trouvent-ils encore un temps et un lieu psychique pour s’inscrire et s’élaborer ? La résistance à la psychanalyse ne trouve-t-elle pas là, un champ royal où se loger ?

Le temps est-il venu pour la psychanalyse d’éclairer ce nouveau « malaise dans la civilisation » ?

Telles sont les thématiques qui seront interrogées et élaborées par les auteurs de cet ouvrage.

Sommaire

Évelyne Chauvet, secrétaire scientifique de la SPP Introduction : La psychanalyse est-elle de notre temps ?

La psychanalyse et son temps

Denys Ribas Le temps de la psychanalyse
Gilbert Diatkine Trois séances ! Mais pourquoi ?

La psychanalyse et l’impatience des temps qui courent

Jacques André Une cure a-temporelle ?
Bernard Bensidoun L’inquiétant accélération du temps
André Ciavaldini Quand l’excitation fait loi
Bernard Golse La fin d’une analyse d’enfant – Une question révolue à défaut d’être résolue

Perdre l’impatience : le temps sensible

Julia Kristeva Perdre l’impatience : le temps sensible

La cure, son temps, son rythme

Paul Denis Introduction
Élisabeth Birot Entre répétition traumatique et principe de plaisir, le rythme
Évelyne Chauvet La cure et son tempo : l’impatience de bon aloi
Hélène Suarez Labat De l’immédiateté à l’intermédiaire : le temps retrouvé

Art et cure : entre lenteur et fulgurance

Françoise Coblence Art et cure : entre lenteur et fulgurance
Laurent Danon Boileau Entre perte de soi et répétition : l’instant créatif
Jean Claude Rolland Le temps en acte
Évelyne Toussaint Art contemporain et temporalités multiples. Comment s’échapper vers le présent

Réflexions conclusives

René Roussillon Un transfert sur l’environnement ?

Caractéristiques

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Nombre de pages : 176
Code ISBN : 978-2-13-081886-1

Prix : 22€

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Le symptôme

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Le symptôme



Le symptôme - Débats en psychanalyse 2018

Sous la direction de
Charlotte Costantino, Kalyane Fejtö, Roland Havas
Auteurs
Paul Denis, Vassilis Kapsambelis, Christopher Bollas, Roland Havas, Charlotte Costantino, Kalyane Fejtö, Denise Braunschweig et Michel Fain, Catherine Ducarre, Michel Grinberg, Pedro Valente, Marie-Laure Léandri, Claudie Dufétel, Paul Bercherie, Nathalie de Timmerman, Lucien Hounkpatin, Henny Czitröm
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Résumé

La psychanalyse a révolutionné la manière de concevoir le symptôme. Tandis que du point de vue médical le symptôme n’est qu’un écart pathologique vis-à-vis de la norme, Freud a su reconnaître en lui un compromis résultant d’une conflictualité psychique. En découvrant qu’une satisfaction sexuelle se joue toujours à l’ombre du désagrément subjectif, Freud a pu sortir de l’opposition entre le normal et le pathologique et tirer le fil de l’analogie processuelle entre le symptôme, le rêve et les actes manqués. Le symptôme est un point de départ fécond de la cure, il s’inscrit d’emblée dans la dynamique transféro-contre-transférentielle. La psychanalyse a donc pour effet de « valoriser » le symptôme, d’en faire une création du sujet inconscient dont la signification est à la fois individuelle et intersubjective. La tendance actuelle serait de mesurer l’efficacité thérapeutique à la capacité de faire disparaître les symptômes perturbateurs en éludant leur signification subjective. Il importe d’autant plus de faire valoir la portée de l’écoute psychanalytique des symptômes dans ses différentes dimensions, non pas pour se satisfaire de leur persistance, mais pour articuler leur existence à des réalités psychiques singulières et travailler à la possibilité d’autres modalités créatives, moins coûteuses psychiquement.

Sommaire

Charlotte Costantino, Kalyane Fejtö, Roland Havas : « Au commencement était le symptôme »
Denise Braunschweig et Michel Fain : « Symptôme névrotique, symptôme de transfert »
Catherine Ducarre : « Le symptôme comme compromis entre pulsion et lien d’attachement »
Michel Grinberg : « Un homme qui dort : oscillations entre vie opératoire et mélancolie ? »
Christopher Bollas : « Normopathie » (traduction Roland Havas)
Paul Denis : « Du symptôme comme formation dissipative »
Pedro Valente et Vassilis Kapsambelis : « La médecine mentale entre signe et symptôme »
Marie-Laure Léandri « Ambigüités et paradoxes du symptôme en analyse d’enfant »,
Claudie Dufétel : « Approche anglo-saxonne du symptôme »
Paul Bercherie : « Le symptôme chez Lacan »
Nathalie de Timmerman, Lucien Hounkpatin, Henny Czitröm : « Symptômes et “travail de migration” : la clinique de la multiplicité »
Charlotte Costantino, Kalyane Fejto, Roland Havas : Bibliographie générale

Caractéristiques

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Prix : 24€
Importance : 254 pages
ISBN : 978-2-13-078910-9

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Œdipe médecin

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À partir de son expérience de psychanalyste et de l’étude de plusieurs œuvres littéraires et artistiques,

Paul Denis nous montre la richesse du fonctionnement oedipien qui permet une mobilité psychique, une souplesse des investissements d’objets, une circulation de l’excitation et l’accession à la sublimation.

Lors de situations de séparation temporaire il parle de « l’objet de correspondance », objet psychique relais, conçu sur le modèle du jeu de la bobine (le petit-fils de Freud pouvait maintenir affectivement le contact avec sa mère absente en faisant disparaitre et réapparaitre une bobine la symbolisant).Avec cet objet intermédiaire entre le personnage réel de l’être absent et les objets internes, le Moi peut continuer à fonctionner avec plaisir avec une organisation ouverte sur des investissements extérieurs.

Plus déstructurantes sont les situations de séparation définitive ou l’impossibilité du travail de deuil peut aboutir à des situations de mal être dépressif chronique avec persistance de l’investissement narcissique de l’objet perdu, l’ombre de l’objet, vidant le sujet de ses représentations psychiques et rendant impossible tous nouveaux investissements. La solution du suicide peut sembler préférable. Paul Denis illustre cet état avec Raphael, le héros de la Peau de chagrin de Balzac.

Le rapport au temps est souvent en question dans les cures : trop brèves, trop actuelles ; trop longues, trop régressives. Dans le prolongement de Michel Fain pour qui la génitalité permet de construire une temporalité avec la discontinuité qu’introduit la période de latence, Paul Denis nous montre à nouveau l’apport structurant de l’œdipe avec l’importance de l’affect qui, lié à la représentation, organise la durée, le temps psychique, temps de la séparation, temps des retrouvailles, travail de deuil, qui laissent dans le préconscient des traces , monuments commémoratifs reflets des éléments temporalisés inconscients.

Nous retrouvons cette dynamique dans la définition que Paul Denis donne de la régression : pour lui il s’agit de la construction d’un nouvel état. Il préfère en voir les aspects d’élaboration, en tenant compte du modèle objectal ancien(fixation), mais dans une dynamique d’organisation réciproque. L’ensemble fixation-régression constituerait un système auto-organisant (Georges et Sylvie Pragier). Il note le rôle de l’idéalisation dans la fixation au passé et celui de l’affect et de son débordement dans le traumatisme, avec sa place majeure dans un nouvel investissement d’objet (fixations dynamiques). Lors des fixations dépressives, au contraire, un objet est surinvesti, devenant objet d’emprise et cessant d’être objet de satisfaction. La fixation sera d’autant plus forte si l’enfant n’a pas atteint la possibilité psychique d’obtenir une satisfaction avec l’objet. Les régressions malignes s’installent lorsque le système fixation-régression est débordé pouvant entrainer des états psychotiques ou psychosomatiques.

L’isolation est un des mécanismes qui s’opposent à la mobilité psychique : différents éléments restent séparés dans le psychisme. Leur contact entrainerait une mise en activité psychique douloureuse : apparitions de fantasmes, surgissement d’affects. Pour Paul Denis il s’agit plutôt d’une répression, presque équivalente à une action motrice, que d’un refoulement. C’est le premier niveau d’isolation. Au niveau purement psychique on distingue deux registres, les représentations sont séparées les unes des autres, à un stade plus avancé c’est l’ensemble affect représentation qui est attaqué.

Il reprend et développe des idées de Catherine Chabert sur les enjeux de la passivité, en particulier le fait que la passivité implique plus que l’activité l’engagement de l’autre dans son action sur le sujet. Cette passivité peut être refusée entrainant un « mouvement mélancolique »(ce n’est pas mon père qui m’a séduite, j’ai séduit mon père).Illustrant cette idée par le personnage de la Jeune Parque de Paul Valery, Paul Denis décrit un espace intermédiaire entre hystérie et mélancolie, dans lequel le fantasme de séduction «j’ai séduit mon père », est culpabilisé mais maintient le rapport à un objet interne vivant, ce qui permet à la vie psychique de continuer (contrairement à ce qui se passe dans la mélancolie). Le devenir de l’excitation en excès peut, dans les meilleurs cas se «pulsionnaliser» et trouver une issue dans la satisfaction. Il s’agit d’une forme d’activité qui permet d’« admettre l’effet de l’autre en soi » comme le dit Catherine Chabert. Chez l’homme comme chez la femme cette réceptivité active, mettant en jeu des mouvements d’appropriation, d’identification, peut être une approche de définition du féminin.

La dernière partie de l’ouvrage porte sur la sublimation et plus particulièrement la création. L’acte de création peut s’assimiler à un acte sexuel transposé, déplacé des personnes vers un support matériel (activités plastiques) et aboutissant à une satisfaction(décharge), l’œuvre. Il ne s’agit donc pas uniquement d’une sublimation de la pulsion. Pour Paul Denis la pulsion ne peut changer de but qu’en changeant d’objet. Il y a un clivage de l’objet de la pulsion : un objet idéal (la mère) à qui s’adresse l’activité sublimatoire, un objet d’emprise, le support neutre. Pour que le système d’emprise exerce sa fonction de soutien sublimatoire il doit être lié aux représentations porteuses d’une évocation de la satisfaction qui leur a donné naissance.

Paul Denis nuance le rapprochement entre l’objet de sublimation et l’objet transitionnel : ils ont en commun le lien à la mère, mais l’objet transitionnel est plutôt « trouvé » de façon aléatoire et n’a de valeur que pour l’enfant qui le possède. A partir de lui se développeront des activités crées de sublimation.

Si les activités sublimatoires se situent toujours dans un registre narcissique, elles nécessitent des échanges objectaux suffisants. La vie de Van Gogh illustre sa dérive autarcique puis psychotique malgré ses capacités sublimatoires. La déstructuration psychique le conduira au suicide. Antonin Artaud est un autre exemple de l’artiste qui se replie sur un narcissisme asphyxié.

Enfin, Paul Denis nous rappelle l’importance de l’humour auquel le lien avec le Surmoi en fait un indicateur de la qualité du fonctionnement psychique et de la dynamique du processus analytique (Jean-Luc Donnet). Sa caractéristique principale est de maintenir le système psychique en état de fonctionner en face d’une situation qui pourrait le faire vaciller ou sombrer. Seules certaines émotions ou affects entrainent le recours à l’humour : elles doivent être menaçantes pour la continuité du fonctionnement psychique, avec un pouvoir désorganisateur débordant les représentations. L’humour traduit la victoire du Moi sur la menace de désorganisation. Dans la cure psychanalytique, l’apparition de l’humour chez le patient est un gage de développement du Moi dans lequel l’analyste joue un rôle essentiel.

En conclusion, Paul Denis n’hésite pas à nous rappeler dans cet ouvrage dense que la « maladie sexuelle » est indispensable à la construction et à la vie de notre psychisme, avec ses vicissitudes, névroses, perversions, mais aussi capacités sublimatoires, soutenue par le fonctionnement oedipien dans ses deux versants direct et inversé.

 

Michèle Combes-Lepastier.                    Juillet 2018.
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Penser l’agir – janvier 2018

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Penser l’agir – janvier 2018



Penser l'agir

Sous la direction de
Jacques Bouhsira, Charlotte Costantino, Marie-Laure Léandri
Auteurs
Jacqueline Godfrind, Bernard Brusset, Paul Denis, Samuel Lepastier, Christine Bouchard, Christian David, Nathalie Zilkha, Benoît Servant, Louis Brunet, Christophe Ferveur, Roland Havas, Antoine Nastasi, Gabrielle Viennet
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Résumé

Loin d’être appréhendé comme un empêchement à la dynamique processuelle ou comme le résultat d’une erreur de l’analyste, l’Agieren freudien se conçoit pleinement comme pris dans la dynamique transférentielle. Cet ouvrage met en valeur la façon dont l’Agir peut en fait être l’allié de la cure, ouvrant la voie à de nouvelles représentations advenues grâce à ce passage en extériorité. Les auteurs contribuent à l’élaboration d’une métapsychologie des Agir qui en favorise la reprise élaborative. Considérant l’Agir dans la cure comme une adresse que l’analyste aura à mettre en forme pour soutenir le travail de symbolisation, les analystes contemporains cherchent à l’appréhender comme le signal et l’avant-scène d’une transformation psychique nécessaire. Les dialectiques Agir-processus, Agir-transfert, Agir-cadre analysées dans cet ouvrage témoignent de la richesse que recèle l’Agir appréhendé dans sa dimension objectale sous-jacente.

Jacques Bouhsira est psychanalyste, titulaire Honoraire SPP.

Charlotte Costantino est psychologue clinicienne, Pôle adolescent de la clinique CLINEA Villa des Pages (78), Psychanalyste membre de la SPP, Coordinatrice du Collège des Psychologues CLINEA-ORPEA, Directrice de publication revue Cliniques éditions Érès.

Marie-Laure Léandri est psychanalyste Membre de la SPP, psychanalyste avec des enfants au Centre Alfred Binet, psychanalyste au Centre Evelyne et Jean Kestemberg, directrice des Monographies du Centre Alfred Binet. Publications chez In Press, Enfances et Psy, Journal des psychologues.

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L’autoérotisme en défaut

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La destructivité chez l’enfant – Octobre 2014

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La destructivité chez l’enfant – Octobre 2014



La destructivité chez l'enfant

Sous la direction de
Aline Cohen de Lara, Laurent Danon Boileau
Auteurs
Aline Cohen de Lara, Annette Frejaville, Catherine Chabert, Florian Houssier, Gérard Bayle, Gilbert Diatkine, Jean-Yves Chagnon, Marilyn Corcos, Paul Denis, Philippe Robert, Pierre Delion, Rémy Puyuelo
Résumé

La représentation psychanalytique de l’enfant (et de l’adulte) se fonde sur une reconnaissance de la sexualité infantile. Toutefois, dans cette perspective, si la place de la libido est nettement inscrite, celle de la destructivité est rarement développée. L’objet de cet ouvrage est de préciser ce qu’il en est de la déliaison des pulsions chez l’enfant lorsqu’elle ne conduit pas (ou pas uniquement) à un simple retour de l’excitation. Dans ces périodes de vie où l’après coup pubertaire n’a pas encore pu opérer de réorganisation psychique, comment penser ces aménagements défensifs face à une pulsionnalité difficilement prise en charge par les processus secondaires ? Quelle distinction convient-il de faire entre la cruauté infantile décrite par Freud et les recours aux actes agressifs qui constituent l’une des modalités d’expression d’une souffrance psychique parfois déniée ? Le propos de l’ouvrage est au fond de préciser les effets de la destructivité spécifique à l’enfant sur le devenir de sa psyché et d’envisager les  modalités de prise en charge, thérapeutiques, éducatives, judiciaires et sociales qui peuvent  s’établir utilement dans le respect tant de l’individu que du groupe.

Sommaire

Aline Cohen de Lara et Laurent Danon-Boileau
La destructivité chez l’enfant

 

Catherine Chabert
Figures de la destructivité dans les cures d’adultes

 

Paul Denis
Emprise et destructivité

 

Rémy Puyuelo
L’enfant souffre-douleur, entre tendresse et cruauté

 

Annette Fréjaville
Les spirales destructrices enfants – parents

 

Jean-Yves Chagnon et Florian Houssier
La justice des mineurs et son évolution contemporaine

 

Gilbert Diatkine
Le poids de la sanction et la mise en place de la tiercéité

 

Pierre Delion
Destructivité chez l’enfant et clinique institutionnelle

 

Philippe Robert
Pour une contenance groupale

 

Gérard Bayle
La haine faute de mieux

 

Aline Cohen de Lara
Supporter la destructivité

 

Marilyn Corcos
Transformer la destructivité dans la cure d’enfants

 

Aline Cohen de Lara et Laurent Danon-Boileau
Bibliographie générale

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Le Narcissisme

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Le concept de narcissisme constitue une des pierres de touche de la structuration de la personnalité. C’est ce que montre brillamment Paul Denis dans cet ouvrage clair et pertinent. Après en avoir explicité toute la prégnance en se référant à la vie d’Édouard Manet, l’auteur entreprend une étude exhaustive en exposant les différentes théories du narcissisme, à commencer par celles de Freud. Il montre comment le narcissisme organise la personnalité, structure les fondamentaux de tout un chacun, en particulier pour ce qui est de son identité sexuelle. Allant plus avant, l’auteur insiste sur les manifestations de l’économie narcissique dans la vie quotidienne. Exaltation, dépersonnalisation, vécu dépressif, honte, indignation, rage narcissique … témoignent d’une métabolisation plus ou moins heureuse du narcissisme. Le surinvestissement du corps, le dandysme, le narcissisme social, l’exacerbation du sens de l’honneur comme l’affirmation d’invulnérabilité à l’œuvre dans le registre phobique sont autant de symptômes qui peuvent participer à la « cohésion narcissique » d’un individu. Si « la relation amoureuse […] est faite d’un tissu d’investissements de soi-même et d’autrui », le besoin d’emprise sur l’autre, l’exigence de « la subordination totale aux besoins du sujet […] et à ses modalités de plaisirs », « la dimension destructrice d’attaque contre le psychisme de l’autre » sont caractéristiques de la perversion narcissique. Quant à la perversion sexuelle, Paul Denis y voit « l’expression érotique de la perversion narcissique».
Les situations cliniques impliquant une souffrance narcissique importante conduisent en général à proposer une psychothérapie en face à face plutôt qu’une analyse classique ; un transfert en alter ego (H.Kohut), ainsi que la composante relationnelle de la situation, peuvent alors se déployer et permettre une approche très progressive des conflits psychiques, opération comparée à celle du déminage par P.Marty.
Paul Denis pose la question de l’influence des systèmes sociaux actuels sur l’organisation psychique des individus. Ne favorisent-ils pas une forme de narcissisme fondé sur un droit à la reconnaissance qui reposerait sur le seul fait d’exister et conduirait à la revendication d’un « droit à » : à un diplôme, un enfant … ? Ce texte se termine sur un vœu : que la société puisse aussi soutenir un « Narcisse responsable, autonome, capable d’aimer et travailler ».
Ce livre élégant et nourri d’une grande culture que soulignent les nombreuses références littéraires éclaire d’une lumière limpide le concept psychanalytique de narcissisme.

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