Société Psychanalytique de Paris

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Penser l’agir – janvier 2018

Penser l'agir

L’originaire et l’archaïque – mars 2017

L'originaire et l'archaïque

La consultation psychanalytique – Janvier 2013

La consultation psychanlytique

Nosographie psychanalytique – Juillet 2011

Nosographie psychanalytique

Transgression

Claude JANIN le signale d’emblée, la transgression n’est pas un concept psychanalytique. Si elle peut intéresser celle-ci, ce n’est que dans la mesure où la différenciation du psychisme en instances donne à l’interdit un statut psychique lié au surmoi. La « culture » lui accole deux valences opposées : transgression des codes qui permet le progrès, d’une part ; transgression des interdits fondamentaux, facteur de régression, d’autre part.

De ce point de vue, quoi de plus transgressif que le transsexualisme ? Colette CHILLAND note que les transsexuels ne parviennent pas à accéder à une nécessaire bi-sexuation, obligés qu’ils sont d’expulser leur sexe d’origine. Ils se construisent très tôt une double image féminine : l’une, à laquelle ils cherchent à s’identifier, est blonde et idéalisée et ils l’utilisent pour se protéger de l’autre, brune et effrayante. Mais ces images, construites et fixées, ne peuvent pas constituer un réel support identificatoire.

René ROUSSILON s’intéresse aux implications des passages à l’acte sexuels entre analyste et analysant. Il fait de la présence souterraine d’un transfert maternel archaïque non reconnu le facteur déclenchant de celui-ci. L’analyste, s’accrochant aux formes génitalisées du transfert évite ainsi de se trouver confronté à des affects primaires touchant aux sentiments d’impuissance et de détresse ; voire au retour d’agonies primitives. Il fait l’hypothèse de fonctionnements dans lesquels les failles de l’organisation narcissique primaire chez l’analyste se sont en quelque sorte « suturées » par des solutions empruntant aux formations psychiques plus tardives ; opérant une véritable subversion du surmoi. Ces passages à l’acte témoignent d’un véritable « faux self » analytique pré-éxistant qui justifie que les buts, « officiels » et rationalisés, de l’analyse se trouvent soudain balayés dans l’acting, au profit des aspirations narcissiques primaires.

Plus généralement, les transgressions vis à vis des règles analytiques impliquent une part de secret partagé, toujours justifié, selon Daniel WIDLOCHER, par les mérites particuliers que s’attribue l’analyste. Le fantasme omnipotent qui le sous-tend traduit en vérité un « manque de croyance » dans la pratique analytique.

Ce thème est poursuivi, dans une perspective historique, par Madeleine VERMOREL pour qui les liens « incestuels » entre FREUD, JUNG et Sabina SPIELREIN ont permis de faire surgir au champ de l’analyse la question du contre-transfert ; alors que c’est l’accès même au féminin qui, pour Jaqueline SCHAEFFER, est essentiellement transgressif.

Dans la lutte contre l’imago, toutefois, la transgression est légitime, voire prescrite. Et Paul DENIS voit dans le « premier mensonge réussi » par l’enfant une étape décisive dans la construction d’une intériorité mise à l’abri de la toute puissance supposée de la mère. Est ainsi crée un écart entre la personne et sa représentation qui permet la mise en place d’un « jeu » intérieur entre les instances.

Jean Pierre CLERO s’interroge sur la nécessité, dans la découverte scientifique, du pari et de la croyance. La transgression, seule, permet de créer un effet de réalité qui pourra, ou non, se trouver confirmé par l’extérieur. Toute pensée scientifique est une reconstruction qui suppose une mise à l’épreuve du doute de l’inventeur quand à sa création, auprès des autres.

Dans les sociétés orales, c’est par le mythe que s’explicitent pour les peuples les transgressions actuelles. Pour Pierre ELLINGER, les grecs formulaient leurs récits sous forme d’énigmes dont le sens pouvait se comprendre comme une image inversée. Glaucos, qui cherche auprès de la Pythie le moyen de ne pas respecter un serment, devient ainsi le prototype mythologique qui permet de lire rétroactivement l’extraordinaire aventure d’Alexandre le grand, à qui toutes les transgressions semblaient réussir comme s’il était un dieu, sauf la dernière, celle qui lui aurait fait accéder à l’immortalité.

Mais ce numéro des monographies et débats est aussi l’occasion d’une réédition d’un texte de Piera AULAGNIER-SPAIRI de1967 consacré aux rapports entre le « désir de savoir » et la transgression. Car, si le désir de savoir ne fait pas partie des facteurs élémentaires de la vie affective, le savoir est lié au désir et à ce qui le cause. Que le sujet, sur ce point, puisse rester désirant, suppose la transgression continuelle d’un su à la recherche d’un non-su inépuisable. Or, si la pulsion vise à englober un objet pour colmater le point où le corps manque, ce dont le sujet est désirant, c’est du désir lui-même. La satisfaction pulsionnelle ne peut que menacer d’extinction ce désir.

La perception par le sujet d’un savoir non-su, car inconscient, dans sa propre psyché, implique la quête d’un objet capable de soutenir l’illusion d’un tout-savoir qui s’affranchirait de l’objet et affirmerait la coïncidence possible entre savoir et désir. Cette première et nécessaire illusion doit cependant rencontrer une limite, au risque de perdre toute possibilité de repérage.

D’autre part, la trace laissée par l’expérience de satisfaction, d’un premier « connu » liée à l’expérience émotionnelle partagée avec l’objet, tout d’abord non signifiante pour le sujet, est inapte à répondre à la question de l’origine du désir. Elle laisse une place vide où le savoir pourra seulement advenir.

Ainsi l’origine du désir, à savoir le désir de l’Autre, se dérobe toujours jusqu’au moment où la quête du sujet rencontre la parole du père et le savoir de la loi ; à ce point, savoir et désir se clivent.

Deux voies s’ouvrent alors : celle de la reconnaissance de la castration, l’abandon de la première illusion quant à la toute puissance maternelle (la castration du « Désirant ») et l’accès à un nouveau savoir, ou bien le défi et le désaveu pour maintenir les voies du plaisir et de l’illusion ; désaveu qui s’oppose au pouvoir du père. Ce « savoir pervers » ne cessera pas, dès lors, de vouloir démasquer la loi comme faux-savoir.

Aussi la quête du savoir balance-t-elle entre ces deux pôles : transgression et assomption. L’exigence propre à tout savoir, de transgresser un ultime savoir, suppose d’en avoir cependant reconnu et intégré la limite.

Le refoulement

Ce livre montre l’intégration du concept de refoulement, pilier de la psychanalyse, dans l’édifice psychanalytique.

Claude Le Guen trace l’évolution de la notion du refoulement dans l’œuvre de Freud à partir de ses tout premiers écrits. En 1915, Freud consacre au refoulement un article dans sa métapsychologie.

Ruth Menahem montre que, sur le plan génétique, il faut admettre l’hypothèse d’un refoulement originaire, pôle attracteur pour les refoulements proprement dits. Ce refoulement originaire est indissociablement lié au concept de l’inconscient car il est une voie constituant celui-ci.

Madjid Sali décrit le refoulement non seulement en termes de fonctions défensives du Moi, écartant les représentations indésirables de la conscience et s’articulant étroitement aux autres mécanismes de défense, mais aussi en termes de fonctions non défensives qui sont organisatrices, transformatrices, élaboratrices et créatrices du psychisme.

Après avoir défini le rejeton du refoulé et énuméré les formes qu’il peut prendre, Dominique Bourdin aborde leur devenir conscient par un travail de transformation passant par la compulsion à la figuration inhérente à la psyché.

Selon Jacques Bouhsira, la possibilité du refoulement de l’affect n’est pas unanimement admise. Certains affects semblent se prêter au refoulement à condition d’être pourvus de représentance.

Cléopâtre Athanassiou-Popesco décrit le rôle majeur que joue le refoulement dans l’œuvre de M. Klein pour qui le clivage précède, du point de vu développemental, le refoulement. Il a une valeur intégrative s’opérant à la charnière d’un niveau évolutif à un autre supérieur.

Pour Marie-Claire Durieux et Jacques Angelergues, le refoulement participe chez l’enfant au développement des capacités de représentation, tout autant aux représentations préverbales que du langage.

Emmanuelle Chervet élabore le refoulement du côté de l’analyste à l’œuvre dans les récits de cure à des tiers et dans la mise en réserve d’éléments de la vie psychique du patient.

Pour Gérard Bayle, lorsque le rejeton de l’inconscient est investi de libido narcissique, il franchit la première barrière de censure, un second investissement le rendant conscient. Mais la libido narcissique peut aussi s’opposer à cette progression par un contre-investissement.

Caractère(s)

Cette monographie renouvelle heureusement la réflexion des psychanalyste sur la question du caractère, sans la réduire aux seuls repères classiques des analyses freudiennes sur le caractère anal ni aux formes pathologiques des névroses de caractère. Même si la notion de caractère n’est pas un concept spécifiquement psychanalytique, la pensée freudienne et postfreudienne en réinterroge assez radicalement le sens et la portée. L’approche des traits de caractère, en articulation avec la description des types libidinaux, permet une articulation entre processus névrotique et processus de formation du caractère, spécifié notamment par une désexualisation, donc par un équivalent sublimatoire : c’est en tant que « sous-espèce de sublimation » dans les transpositions pulsionnelles que François Villa étudie la place du caractère dans la pensée freudienne. La potentialité défensive du trait de caractère conduit à interroger la répression plutôt que le refoulement. On peut aussi le considérer comme une fixation avec appel au mouvement régressif, processus dans lequel le rôle de l’identification est important. Le fondement répétitif de l’inertie caractérielle renvoie à son ancrage dans les effets (positifs et négatifs) du traumatisme, qui peuvent s’intégrer au moi, ou bien demeurer comme réactions de défense. Jacques Boushira traite du trait de caractère dans son rapport au cadre et au processus analytique.

Le caractère dépasse ainsi la simple somme des traits de caractère et ne peut se réduire aux pathologies du caractère ; tous deux relèvent des devenirs du traumatisme. Pour Jean Bergeret, le caractère est lié à la structure, les traits de caractère à la psychogenèse, tandis que les pathologies du caractère prendraient naissance dans des ensembles réactionnels précoces. La notion diffuse et controversée de la névrose de caractère, qui diffère d’une pathologie précise du caractère et prend appui sur les travaux de Pierre Marty, est étudiée par Alain Fine. Simone Valantin nous propose une étude des travaux de W. Reich et notamment de sa conception de la cuirasse caractérielle, tandis que Liliane Abensour présente deux textes d’Evelyne Kestembreg qu’il est précieux de retrouver ici. Mentionnons enfin une très intéressante étude consacrée à l’adolescence, « Adolescence et formation du caractère », dans laquelle N. Zilkha et F. Ladame interrogent la valeur économique du caractère et ses fonctions, en particulier dans leur lien avec l’accession à l’intimité. Comme toujours dans ces monographies de la RFP, une abondante bibliographie achève de faire du recueil un instrument de travail d’une grande richesse.

Dominique Bourdin

 

La collection des monographies de psychanalyse propose, sur un thème sujet à débats, un tour d’horizon des différents points de vue sur la question, animé d’un souci didactique. La notion de caractère se prête d’autant mieux à cet exercice qu’elle reste d’un emploi imprécis dans la pratique. Tout au long de l’œuvre de Freud cependant elle revient ancrée aux mêmes questions, celles des limites du normal et du pathologique d’un côté et celles des limites de l’analysable de l’autre. François Villa en retrace le fil depuis l’interprétation des rêves jusqu’aux derniers écrits freudiens. La constitution du caractère est étroitement liée au développement du narcissisme. Tout à la fois armature sur laquelle se greffe la personnalité, et armure défensive contre la pulsionnalité, le caractère organise une défense efficace mais coûteuse en cela qu’elle suppose, de par sa rigidité et sa congruence au moi, une certaine perte de la réalité.

C’est pourquoi pour Jean Bergeret, les pathologies du caractère, variantes des pathologies du narcissisme, relèveraient de « structures à clivage ». Reich d’un côté, Marty de l’autre ont relié le caractère au somatique. Cuirasse musculaire dans un cas, indice de démentalisation dans l’autre, les psychanalystes « rencontrent le caractère comme un obstacle ». Cependant la formation du caractère à l’adolescence est, selon Nathalie Zilkha et François Ladame, essentielle à l’établissement d’un sentiment de continuité psychique et à l’homéostasie interne.

On trouvera à la fin du livre la réédition de deux textes d’Evelyne Kestemberg sur le traitement des névroses de caractère. Celles-ci sont repérables par le thérapeute par la précocité du « transfert de combat » qu’établissent ces patients. Leurs défenses, tournées vers la maîtrise tant du cadre que du processus analytique, exposent le couple analytique à l’immobilisation ou au passage à l’acte.

Martin Joubert

L’affect

Comment penser les destins de l’affect – terme qui est un germanisme, attesté en français seulement depuis 1951–, ses transformations, ses complexifications ? André Green (dont Dominique Cupa présente les élaborations sur l’affect, qui ont fondé sa prise de distance avec la pensée lacanienne) proposait de nommer de considérer l’» affect » comme un terme catégoriel regroupant tous les aspects subjectifs de la vie émotionnelle, suivant ainsi Freud qui n’a pu se limiter à une définition strictement économique de l’affect.

C’est Claude Le Guen qui nous propose ici de suivre la pensée freudienne des affects à l’angoisse, en une étude fouillée qui en construit la définition et montre les étapes de son élaboration, notamment en 1915 (où sont mis en évidence les destins différents de l’affect et de la représentation) et en 1923 ; l’élaboration en 1926 d’une véritable théorie de l’angoisse, qui fait de la perte de l’objet la condition déterminante de l’angoisse, sans remanier sa compréhension des affects, les situe plus précisément. L’affect s’impose à Freud comme une manifestation première de la pulsion, dès le début de l’œuvre et les apports déterminants de 1926 et de 1932 (Nouvelles conférences) consistent surtout à conceptualiser ce qui n’était encore que décrit. Réaction à une perte, l’angoisse, inadéquate certes, est inévitable et nécessaire, dans sa double origine, conséquence directe du facteur traumatique ou signal qu’il y a menace de réapparition du facteur traumatique.

La place de l’affect dans les théorisations de Mélanie Klein, de Wilfred Bion et de Winnicott, est présentée par Cléopâtre Athanassiou, particulièrement attentive aux liens entre la place reconnue à l’affect et le rôle conféré à l’objet dans la construction du moi. Chez M. Klein, le développement du moi est lié à l’attitude qu’il prend par rapport à la souffrance psychique, évacuée ou supportée ; la supporter, c’est s’engager dans la voie de la position dépressive, du don et de la créativité. Bion place l’affect et les processus de liaison au premier plan, et poursuit ainsi l’œuvre de M. Klein, en insistant dans sa théorie de l’émotion sur la construction des liens, ce qui caractérise aussi la théorie de la pensée, où tout est lien. La monographie comporte également un intéressant texte d’Hélène Deutsch sur la clinique de l’absence de douleur lors d’un deuil, particulièrement explicite dans le repérage des déplacements de l’affect.

La pensée freudienne contient en germe les deux tendances théoriques qui tendront à concevoir l’affect soit comme une décharge, soit comme un processus à fonction de signal, lié au moi. René Roussillon, dans cette seconde ligne, s’attache ainsi à déployer la « fonction symbolisante de l’affect ». L’ancrage corporel de l’affect est un repère essentiel et Claude Smadja montre la place de l’affect dans l’économie psychosomatique, tandis qu’André Ciavaldini, à partir de la clinique des auteurs de violences sexuelles, argumente une thèse intéressante et forte qui considère le recours à l’agir comme l’effet d’un affect inachevé.

Ces études denses et précises permettent des clarifications précieuses, et fournissent un instrument de travail et de réflexion remarquable.

Winnicott insolite

« Winnicott insolite », ce qualificatif s’applique en effet à toute sa pensée, mais cette monographie se propose un autre but, celui de nous faire découvrir ou approfondir des apports théoriques moins connus et surtout moins galvaudés de son œuvre que ne le sont l’objet et l’espace transitionnel, et la relation mère-bébé.

René Roussillon montre tout l’intérêt théorique et clinique que l’on peut tirer d’idées déconcertantes, voire paradoxales comme celles du « besoin » et pas seulement de la crainte « d’être fou », de vivre une expérience de folie précoce qui n’a pu être intégrée en son temps, ou celle d’envisager la psychose comme défense contre la folie. Il illustre avec deux vignettes cliniques personnelles l’utilisation qu’il fait de cet apport théorique.

J.F. Rabain nous fait partager l’étonnement qui le saisit devant la similitude entre un poème « The tree », la mère pleurant sous l’arbre, écrit par Winnicott lorsque H. Guntrip était en analyse avec lui, et le rêve de H. Guntrip, fait peu après la mort de Winnicott, d’une mère tenant sur ses genoux un enfant mort. Poème et rêve ayant pour thème une mère éplorée et le désir de l’enfant de la réanimer. Il émet des hypothèses intéressantes sur « une éventuelle collusion entre l’infantile de l’analysant et celui de l’analyste » et sur la disposition particulière qu’avait Winnicott de pouvoir s’identifier à des patients profondément régressés, pensant que Winnicott aurait pu connaître une détresse semblable dans sa petite enfance.

F. Duparc bat en brèche l’idée que l’on se fait souvent d’un Winnicott qui aurait négligé le rôle du père dans la constitution de la psyché en rendant compte d’une lecture exhaustive de textes qui montrent l’évolution de la pensée de Winnicott au fil des années sur ce sujet.

Un groupe de psychanalystes canadiens se penche sur la conception de l’agressivité de Winnicott conçue comme une force de vie et donc liée à la créativité.

C. Athanassiou-Popesco fait une étude approfondie du concept de « vrai-self ». Elle tente la tâche ardue voire impossible de resituer le concept de « vrai-self » et de « noyau du self » par rapport aux métapsychologies freudienne et kleinienne, étudiant les rapports entre vrai-self et narcissisme primaire, entre le self et le moi, entre les « objets subjectifs » et les objets internes. En suivant de façon très rigoureuse la pensée de Winnicott, elle montre les paradoxes, voire les apories d’une conception d’un « noyau du self inatteignable par l’objet » alors que le bébé doit pouvoir créer le monde externe, donc rencontrer l’objet. Elle expose ses propres idées sur un « moi narcissique » très proche du vrai self , mais situé dans une dynamique pulsionnelle.

D. Ribas étudie le clivage qui revêt des sens divers chez Winnicott, désignant certes des processus pathologiques, mais montrant aussi que Winnicott fait l’éloge du clivage, celui-ci comportant un contrepoint positif. Cela constitue encore un paradoxe dont on sait la fécondité chez cet auteur.