Places du père dans l’organisation psychique
« La mort du père est l’évènement le plus important et le plus déchirant dans une vie d’homme » écrit Freud dans sa préface de 1908 à l’interprétation des rêves, dont il assume la valeur autoanalytique.
Société Psychanalytique de Paris
Rubrique des textes à vocation scientifique, pratique, de débats, etc.
« La mort du père est l’évènement le plus important et le plus déchirant dans une vie d’homme » écrit Freud dans sa préface de 1908 à l’interprétation des rêves, dont il assume la valeur autoanalytique.
La relativité sociale et culturelle des fonctions maternelles et paternelles est avérée mais il y a des régularités. La continuité dans le lien au corps maternel et au plaisir contraste avec la discontinuité relative de la présence en tiers du père.
Cette présentation de 22 gravures de Goya traditionnellement nommées Proverbios ou Disparates vise à en montrer la force ; l’intérêt de ces œuvres pour notre pratique analytique permet d’en manifester l’enjeu anthropologique.
La symbolisation constitue un fil rouge traversant la diversité des pratiques actuelles de la psychanalyse. Parmi celles-ci, la psychanalyse d’enfants et le psychodrame diffèrent très sensiblement de l’analyse d’adultes, tout en permettant un authentique travail psychanalytique. Ces pratiques de l’analyse, sans divan, ne sont-elles pas susceptibles d’enrichir notre compréhension de l’efficacité symbolique de la psychanalyse
Freud, dans « L’analyse avec fin et l’analyse sans fin » de 1937, désigne le « refus du féminin » comme « une part de cette grande énigme de la sexualité », comme un « roc d’origine », mais aussi comme un roc ultime sur lequel viennent se briser tous les efforts thérapeutiques.
Je voudrais commencer cette conférence en partant de la patience du féminin active dans la passivité et permettant pour les deux sexes l’élaboration de la pensée symbolique à la place de l’agi pulsionnel immédiat. Je vais vous raconter un conte du bassin méditerranéen concernant une femme emmurée…
De toutes les façons, et quel que soit le sexe auquel nous appartenons par nature, nous ne sommes que la moitié de l’histoire. C’est ça qu’il y a de terrible, c’est ça qu’il y a d’excitant, c’est ça qu’il y a d’humain, et c’est là que cela commence. Pire encore : nous ne pouvons avoir accès à notre propre sexe psychique que par le regard et le commerce avec un autre, quand bien même cet autre serait intrapsychique.
Concept central au sein de l’appareil théorique de la psychanalyse, le traumatisme garde cette place tout au long du développement de l’œuvre de S. Freud qu’il traverse de bout en bout (de l’ »Esquisse », 1895, à « L’Homme Moïse », 1939) en subissant, au gré des avancées, d’importants remaniements sur le plan métapsychologique, du fait, entre autres, des propositions avancées par S. Ferenczi lors des dernières années de sa vie (1928-1933)
L’objet de cette présentation est de mettre en lumière quelques aspects saillants des altérations des processus représentatifs dans les états dits limites. La question de la représentation est ici entendue essentiellement sous l’angle des processus de représentation dont les altérations renvoient aux obstacles dans les phénomènes de liaison – déliaison – reliaison observés au cours du traitement.