A. Potamianou

La question de ce que peut être la recherche en psychanalyse nous vient – aujourd’hui comme hier – de trois directions. Elle vient :

  1. de ceux qui de l’intérieur ou de l’extérieur du milieu psychanalytique se demandent si la psychanalyse est une science, ou affirment qu’elle ne l’est pas puisque ses données ne sont pas mesurables ;
  2. de ceux qui restant attachés à la vieille école positiviste et à la recherche empirique utilisent le discours d’une logique spatio-temporelle à dimensions concrètes et exigent des preuves tangibles. Ils insistent pour que cette démarche soit également adoptée dans le discours psychanalytique ;
  3. de ceux qui réfléchissent à ce que pourrait être la recherche en psychanalyse.

Les premiers négligent le fait que la psychanalyse est une science au sens propre du terme. Le verbe «επίσταμαι» en grec (dont dérive le mot «επιστήμη», épistémé, la science, en langue grecque) signifie avoir la capacité de connaître à fond. Dans ce contexte, la psychanalyse est incontestablement une science puisqu’elle constitue un corpus de connaissances qui concernent le devenir psychique.

Bien sûr, sa méthodologie obéit aux particularités propres à l’objet de son savoir. Cet objet comprend « l’inconnu » organisé autour du vécu inconscient ; il fait intervenir des champs hétérogènes et se constitue par rapport à la bipolarité continuité / discontinuité. En associant la similitude à l’altérité, la méthode évite le morcellement de l’expérience humaine en parties ou en séquences restreintes.

Pour les tenants du positivisme ont peut dire qu’ils semblent négliger le fait que les sciences exactes ont abandonné aujourd’hui l’homogénéité qu’implique la quantification des données pour adopter des modèles introduisant les notions de discontinuité, de relativité, d’aphilogie et de mise en question de la réalité observée en fonction du champ, de l’échelle, et du niveau utilisé lors de l’observation et de la description des phénomènes ou des faits. (Th. Kuhn 1970, R.Baskhar 1975, G.M. Edelman 1992, L. Nottale 2002).

L’introduction du principe de relativité et de la théorie quantique en sciences, a changé l’approche positiviste. Selon Jean Guillaumin (2003, p. 9-10), le moment est peut-être venu de « … revoir notre conception même du savoir et du comprendre, instituant peut-être la psychanalyse comme un véritable paradigme de la rigueur gnoséologique. Celle-ci tient en effet compte – sans les écarter au nom des obscurités auxquelles elles nous obligent, ni les réduire arbitrairement aux fins d’une simplification opératoire, du fonctionnement tout entier de la pensée à la recherche d’une appréhension authentique de son objet. La psychanalyse est en effet en ce sens une véritable « science » et peut-être la plus capable de toutes de nous éclairer sur les difficultés du connaître, dont Kant, le premier sans doute dans la lignée de la réflexion épistémique, a mesuré la portée. La hardiesse que paraissent avoir ces propositions me semblent il est vrai, troubler les habitudes respectables que nous a inspirées la vénération du projet scientifique des tout derniers siècles inspiré du seul critère du progrès de l’efficacité et du rendement quantitatif, statistiquement « vérifiable ». ».

Dans la troisième catégorie se retrouvent tous ceux qui réfléchissent sur ce que peut signifier une démarche de recherche en psychanalyse, et quels sont les objectifs de cette démarche puisque les objectifs déterminent en grande partie le choix de la méthodologie de travail. Les publications en la matière sont nombreuses et les avis varient. Je citerai, à titre indicatif, certaines publications, pour faire comprendre que la position que l’on défend influe aussi sur le type d’approche.

M. Solms (1977, page 699) parle de rencontre intégrative entre psychanalyse et neuro-sciences, considérant que le cerveau et l’esprit diffèrent uniquement pour ce qui est du type des données perceptibles. Bien qu’il accepte que cela ne puisse pas nous conduire à la possibilité d’expliquer les voies psychiques de la perceptivité et leurs investissements (p. 707), ses efforts se sont centrés sur la description de l’organisation neuronale qui sous-tend toute fonction mentale.

Oliver Turnbull (2002) parle, quant à lui, d’une neuro-psychanalyse, envisageant ainsi une jonction.

L. Kolb (1987) s’efforce, à travers des positions neuro-psychologiques, d’expliquer la dynamique des états traumatiques.

R. Perron (2003) distingue différentes catégories de recherches : celles qui concernent le processus analytique en tant que tel, celles qui s’attachent à évaluer les interventions des psychanalystes dans d’autres types de traitements (traitements pharmaceutiques, en milieu hospitalier etc.), et celles qui appréhendent les problèmes relatifs aux cadres institutionnels dans lesquels exercent les psychanalystes, y compris les sociétés psychanalytiques.

A ces catégories, on peut ajouter la recherche sur les concepts psychanalytiques (A.U. Dreher 2000).

M. Leuzinger-Bohleber (2003) suit elle aussi une ligne multi-catégorielle concernant les recherches en psychanalyse, mais lorsqu’elle se réfère au pluralisme actuel des sciences – auquel correspond un pluralisme de méthodes et de modes d’approche – elle considère (p.13) qu’il est important que la psychanalyse adhère à ces tendances variées, en s’affranchissant de l’optique d’une théorie unique et unifiée, comme aussi de toute logique empiriste qui détache la théorie de l’expérience.

Parmi ces différentes approches, celles qui appréhendent la psychanalyse de manière qu’on peut qualifier de « périphérique » – à savoir hors cadre psychanalytique – utilisent des critères extra-analytiques. Ces critères visent à obtenir des résultats dits « objectifs », tendant vers la précision et la fidélité des sciences exactes. Toutefois, le point de vue formulé par certains analystes (R. Wallerstein, O. Kernberg, P. Fonagy et al.) selon lequel la psychanalyse a besoin d’une activité de recherche de ce type pour démontrer sa validité scientifique, est contesté par d’autres analystes, premièrement pour les raisons que je viens d’évoquer, mais aussi parce que la valeur du savoir psychanalytique n’est vérifiée que dans l’après coup par ceux qui ont profité de sa mise en œuvre. Cette valeur est du reste confirmée par l’influence que la psychanalyse a pu exercer sur d’autres disciplines comme la pédagogie et la sociologie, ainsi que sur la pensée psychiatrique du 20e siècle. Cette influence se poursuit d’ailleurs jusqu’à nos jours, en dépit d’une méconnaissance qui fait que certaines notions utilisées, appartenant au discours analytique, ne lui sont pas attribuées.

Il est certain que la théorie et la pratique psychanalytiques ont été très contestées dès leurs début et nombreux sont ceux qui parlent de crise de la psychanalyse, aussi bien au niveau de son acceptation qu’au niveau de son choix comme moyen thérapeutique. Peut-être bien qu’aujourd’hui la contestation s’accentue parce que l’homme moderne est moins disponible à une réflexion concernant sa réalité intérieure, la conquête des étoiles s’avérant finalement moins ardue. S’il est vrai que le nombre de ceux qui acceptent de se confronter à un destin dont ils assument la responsabilité diminue, il n’en demeure pas moins que la psychanalyse poursuit son chemin.

En tout état de cause, si l’on accepte que « crise » y a, sa compréhension n’est pas simple[1]. Mais si la question demeure complexe, la crise, elle, ne résulte certainement pas essentiellement de causes externes. Je pense que la crise est avant tout interne et imputable à la fois aux systèmes de formation des analystes et au climat qui règne dans la communauté qu’ils composent. Je dirais que la fascination qu’exerce sur nombreux analystes l’idée d’une ouverture à des « idées nouvelles » risque de priver le discours psychanalytique de sa cohésion et de sa cohérence interne.

Il ne fait aucun doute que la recherche en psychanalyse est indispensable. La question est : quelle recherche ? avec quelles visées ?

Bien sûr, les recherches qualifiées comme « recherches de périphérie » sont disponibles au quantifiable de l’approche empirique, alors que les recherches portant sur le processus analytique à proprement parler ne le sont pas (C. Botella 2003).

Bien sûr, il existe des éléments de base de la théorie et de la technique psychanalytiques qui doivent être approfondis davantage, tels par exemple la constitution de l’objet dans le psychisme, l’organisation des résistances, les différenciations psychiques, les transformations (formes, champs, etc.)[2]. En plus, il y a des questions touchant à la technique et au fonctionnement de la dyade analytique, qu’il faudra certainement étudier. Mais, le fonctionnement de la pensée de l’analyste et de l’analysant ne peut être appréhendé par aucune observation mesurable puisqu’il fait intervenir la liberté des associations.

Lorsque l’analysant énonce des associations d’idées et que l’analyste lie entre eux des éléments à première vue hétéroclites, extraits du discours manifeste de l’analysant, en tirant un fil qui, à un niveau latent, compose des séquences de fantasmes, de résistances, de désirs ; et lorsque ce fil est vérifié par des éléments qui émergent à nouveau, dans des circonstances et en des temps complètement différents ; ou encore lorsqu’un lapsus ou un acte manqué offrent une explication à certains éléments du comportement ou de la pensée de l’analysant restant jusqu’alors inexplicables, comment peut-on prévoir de quantifier le processus ?

Je dirai qu’il en va de même de l’écoute que permet l’attention flottante, concernant le rayonnement des représentations de mots (un double sens, par exemple), le fantasmatique (désirs et défenses), ou les transformations des rejetons de l’inconscient dynamique (qui diffère de l’inconscient des sciences cognitives). En analyse, les rejetons émergent modifiés par les mouvements d’inversion, de renversement, d’intrication, de dilatation etc.

Que peut-on effectivement dire sur la fidélité ou la validité des réponses fournies par les analysés et par les analystes, ou encore sur les valeurs entrant en jeu dans l’étude menée en Allemagne dans le but d’étudier ce que pensent les analysants de l’analyse qu’ils ont suivie et de ses résultats, en joignant des méthodes d’inspiration qualitative et quantitative dans une recherche clinique et extra-clinique. Les analystes qui ont mené les analyses ont été également interrogés dans le cadre de la même étude (M. Leuzinger Bohleber 2003). Pourtant la complexité de l’expérience vécue par les uns et les autres a certainement déjà rejoint en grande partie l’inconscient. Les représentations conscientes qui restent ne sont que des représentations-écrans dans la mesure où elles sont régulées par la censure. Elles recouvrent par conséquent d’autres réseaux de représentations que ceux qui circulent dans le conscient. Naturellement, reste grand l’intérêt du passé créé par l’analysant et par l’analyste ; mais celui-ci relève d’une approche qualitative et non d’un dispositif de mesure ou de réponses à des questionnaires.

Plusieurs concepts de base de la théorie psychanalytique ne peuvent pas être soumis à une recherche quantitative, tels le refoulement primaire, les identifications primaires, les pulsions, le vécu après coup (qui fait émerger des séquences de transformations), la compréhension après coup, et tant d’autres. Bien évidemment le temps en psychanalyse, est celui durant lequel les événements ont lieu, mais il est aussi le temps du latent tout en étant également le temps au cours duquel l’expérience acquiert un sens (A. Green 2002). En d’autres termes, nous nous trouvons face à différents parcours temporels qui finalement s’interpénètrent pour n’en faire plus qu’un. Quel dispositif de mesure pourrait les additionner ?

Toutefois, il ne faudrait pas perdre de vue, comme le disait A. Green dans son dialogue avec R. Wallerstein, que les points de vue de ce qui constitue un processus psychanalytique diffèrent aujourd’hui fondamentalement.

C. Botella (2003) abonde dans le même sens lorsqu’il parle du drame de la division des analystes puisque ce qu’exprime leur cheminement commun et leur accord concerne davantage la forme que la substance du discours.

Cette position nous amène à nous poser la question suivante : la multiplication des approches est-elle finalement un progrès ?

A. Green considère que les caractéristiques initiales et fondamentales de la théorie et de la pratique psychanalytiques sont soumises, à l’heure actuelle, à des changements importants, car nombreux sont ceux qui tendent à transformer la psychanalyse en une théorie de la personnalité dans une optique psychologique. Il soutient, comme beaucoup d’autres, que c’est la science qui doit changer de paramètres afin d’appréhender les objets de son étude dans leur complexité. C’est du reste ce qui est en train de se produire, si l’on se réfère aux travaux de H. Atlan, I. Lakatos, E. Morin etc.

Dans tous ses derniers textes, A. Green souligne que l’accès à l’endopsychique de la dyade psychanalytique – surtout en ce qui concerne ses expressions inconscientes qui sont essentiellement celles qui intéressent l’analyste – s’articule avec les paramètres du cadre en composant un objet d’étude extrêmement complexe. J’ajouterai même : étrangement inquiétant pour la démarche scientifique positiviste et pour l’optique qu’adoptent les milieux de la psychologie du développement ou les sciences cognitives. La question qu’on pourrait, à mon avis, légitimement se poser est la suivante : pourquoi « l ’étrange » et le « singulier » de la psychanalyse doit-il se transformer en « familier » par la quantification et la statistique ? A quoi se réfère la demande des inscriptions quantitatives en psychanalyse ?

Chaque analyste fournira naturellement sa propre réponse à ces questions.

En développant en détail les difficultés de l’approche scientifique de l’objet psychanalytique, C. et S. Botella (2001) parlent des conditions régressives de la séance qui conduisent à une certaine connaissance des processus inconscients. C’est pourquoi ils proposent deux modèles de recherche psychanalytique, totalement indépendants l’un de l’autre et ne pouvant pas s’appliquer conjointement. On aurait ainsi :

  1. la recherche qui utiliserait des critères purement psychanalytiques, en associant les moyens, les dispositifs et la méthode de recherche,
  2. la recherche menée par les psychanalystes utilisant des méthodes sans rapport avec la psychanalyse.

Concernant la première approche, les objectifs ne visent ni l’obtention des preuves, ni la validité scientifique. Cette approche s’intéresse surtout à la promotion des connaissances concernant le réseau des mouvements progrédients et régrédients qui composent le devenir psychique. Elle s’intéresse aussi à la promotion des connaissances qui concernent les processus de la pensée de l’analysant, ainsi que de ceux de l’analyste, tant au cours de la séance qu’à la suite de celle-ci, en liaison avec les traces mnésiques. En effet, les traces résiduelles de l’expérience sont tout aussi importantes que l’expérience elle-même, dans la mesure où elles conduisent à l’émergence de nouveaux éléments et à l’ouverture de nouvelles voies par rapport à la compulsion de répétition. Ces éléments ne peuvent pas être quantifiés en utilisant les critères objectifs empiriques empruntés à d’autres disciplines. Toutefois, ils nous permettent de réfléchir sur le fait suivant : pourquoi Freud, qui considérait la psychanalyse comme faisant partie de la psychologie (1926, p.252) – tout en la qualifiant de « science de la nature » puisqu’elle traite des phénomènes qui n’appartiennent pas seulement à la psychologie, mais présentent des aspects organiques et biologiques (1938, p. 195) – affirme en même temps que les positions psychanalytiques attendent leur légitimation et leurs modifications, mais aussi une meilleure définition, par l’accumulation des expériences psychanalytiques. En d’autres termes, la vérification des positions psychanalytiques par rapport aux fondamentaux du travail analytique ne peut pas être appréhendée par des moyens et des critères étrangers à la démarche analytique. Sa base est à rechercher dans les expériences-témoignages des collègues psychanalystes, mais aussi dans le dialogue qu’ils engagent entre eux pour valider ce qui est chaque fois proposé.

Cette position est partagée par P.D. Guimaràes Filho (2003, p.1192), lorsqu’il dit que la convergence des points de vue en psychanalyse repose sur le fait que des collègues appartenant à des équipes hétérogènes testent à répétition une hypothèse dans leur pratique clinique. Evidemment, une telle position ne garantit pas la justesse de l’hypothèse, mais peut promouvoir son évaluation.

C’est pourquoi je suggère la nécessité pour les groupes de recherches, qui fonctionnent dans le cadre des Sociétés psychanalytiques, d`utiliser le matériel de recherches qualitatives effectuées par des collègues d`autres Sociétés, afin d`ouvrir un dialogue permettant l`évaluation et la promotion du travail.

Que des analystes se mettent d`accord sur un tel projet, me semble indispensable. C`est d’ailleurs un point que l`Internationale devrait encourager. Outre la tentative d’une recherche fondamentale « en psychanalyse », nombreux sont – et seront – les psychanalystes qui choisissent de se consacrer à une recherche « de périphérie » ou impliquant d’autres espaces. Leur effort a sa propre valeur si l’on reconnaît les objectifs, la méthode et les limites de la tâche. Je pense en effet qu’il est important de garder toujours présent à l’esprit que l’objectivité a comme corollaire la notion du réel. Mais le réel, comme la réalité, se proposent toujours sous des aspects partiels.

Au-delà de ce qui a été dit, il va de soi que le dialogue des psychanalystes avec d’autres scientifiques lors des rencontres interdisciplinaires ou par des travaux menés en commun est souhaitable. Ce dialogue a d’ailleurs commencé dès les années 80 et a porté certains fruits. De nombreux analystes ont utilisé des concepts issus d’autres disciplines, comme par exemple l’ont fait G. et S. Pragier (1990) en utilisant la notion d’« auto-organisation », en 1981, une notion de recherche au carrefour des sciences exactes et des sciences humaines. J’ai, moi-même, utilisé la proposition des « attracteurs étranges » de Prigorine et Stengers, ainsi que le concept de « saillance » et « prégnance » du mathématicien Thom (Potamianou 1992 & 2001).

Bien sûr un tel dialogue est bien loin d’être facile et l’analyste a besoin de toujours l’interpeller à travers sa théorie et sa propre pratique. Les échanges sont fructueux si les concepts adoptés peuvent s’intégrer dans la théorie et la pensée psychanalytique, fût-ce par analogie ou encore métaphoriquement. J’adhère parfaitement à l’opinion d’ A. Green (2001) qui clôt le cycle des travaux consacrés aux courants qui traversent la psychanalyse contemporaine par la remarque suivante : « C’est en s’appuyant sur sa propre pratique, que la psychanalyse avancera … car il s’agit d’un savoir qui ne peut être réduit à aucune autre forme de savoir. ».

Et comment pourrait-il en être autrement puisqu’il s’agit d’un parcours de sens ?

Éléments de Bibliographie

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THOM, R. (1991) Saillance et prégnance L’ inconscient et la science. Paris, Dunod.

[1] Comme j’ai tenté de l’expliquer dans le texte sur la déontologie que j’ai présenté au congrès de la Fédération Européenne à Sorrento (www.epf-eu.org/pub/bulletinv04 Section Thematic bulletin).

On parle aujourd’hui d’orthodoxie et de conservatisme, comme si les positions psychanalytiques constituaient un dogme ou un parti dont il faudrait s’affranchir et s’en éloigner.

[2] J’ai déjà présenté certains de ces thèmes comme objets de recherche dans le cadre du programme de coopération des Sociétés Méditerranéennes de la Fédération Européenne de Psychanalyse.

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