Le Conseil d’Administration du 28 septembre 2021 de la SPP a agréé deux nouveaux membres adhérents :
Isabelle Cavanna
Françoise Rosseels
Nous leur souhaitons la bienvenue dans notre société.
Société Psychanalytique de Paris
Le Conseil d’Administration du 28 septembre 2021 de la SPP a agréé deux nouveaux membres adhérents :
Isabelle Cavanna
Françoise Rosseels
Nous leur souhaitons la bienvenue dans notre société.
En mémoire d’Anna Potamianou (1926-2021)

Née au Pirée en 1926, Anna Potamianou a fait des études de philosophie et d’archéologie à Athènes qui renforcent son amour profond pour la Grèce, sa langue et son histoire. Elle s’engage dans la résistance contre les nazis, action reconnue par les médailles de la résistance grecque et de la Croix-Rouge française. Devenue docteur en Philosophie à l’Université d’Athènes, elle poursuit sa formation en psychologie à Paris-Sorbonne et entame sa formation psychanalytique à la SPP, à l’IPSO ainsi qu’au CFPP.
Sensible à la démocratisation des soins psychiques, elle fonde le premier « Centre extra-hospitalier de santé psychique et de recherche » en Grèce en 1956, qu’elle dirigera jusqu’à la dictature des colonels (1967).
Devenue membre titulaire formateur de la SPP et membre de l’Institut Psychosomatique Pierre Marty elle est co-fondatrice, à Athènes où elle exerce, de la Société Psychanalytique Hellénique dont elle fut présidente, œuvrant pour son développement et sa reconnaissance par l’IPA. Sa personnalité affirmée et l’étendue de ses connaissances théoriques et cliniques, comme son attachement à la métapsychologie freudienne, contribuent à sa réputation d’analyste aussi ferme et exigeante que généreuse dans ses apports constants dans la recherche, la formation et le développement du mouvement psychanalytique et de ses institutions. Elle a été fellow member du Conseil International des Psychologues et vice-présidente de l’IPA.
Pétrie de « psychanalyse française », autant de la SPP, de l’APF que du 4e Groupe, ses travaux témoignent également de sa constante ouverture aux travaux internationaux, en particulier anglo-saxons. Elle écrit en français à partir de 1984 pour être davantage en lien avec la communauté psychanalytique internationale. Ses thèmes de prédilection publiés dans une dizaine de livres et de nombreux articles sont les noyaux traumatiques et les identifications aliénantes (Les Enfants de la folie) les pathologies narcissiques (Un bouclier dans les états-limites : l’espoir) et le langage du corps dans les expressions psychosomatiques (Avoir la douleur, Attaches métapsychologiques de la fatigue, Calmer, s’absenter, veiller…).
Son expérience d’analyste d’enfants, sa préoccupation de la dynamique familiale et du développement psychique des enfants de parents violents, psychotiques ou inaccessibles psychiquement, l’amène à intégrer dans sa théorisation la fonction de l’objet et les carences de symbolisation dans les expériences a-mnémoniques, leur devenir dans la cure ainsi que les difficultés techniques auxquelles sont confrontés les analystes.
À partir de 2007 elle écrit à nouveau en grec une série d’essais où la clinique psychanalytique rencontre le sillage de la philosophie et de l’anthropologie en traitant les thématiques de la mort, de la créativité et de l’autodestruction par le retournement contre soi. En 2019 est publié son dernier livre Vibrations et passages en édition bilingue grec/français, ayant comme axe le corps et sa pulsionnalité, traitant des processus de psychisation et leur négatif.
Dans les Chemins de la mort (éditions Ikaros, Athènes 2007), elle écrit :
« En tant que théorie de la pensée, la psychanalyse ne pouvait ignorer le problème fondamental des relations de l’homme à la mort en considérant celle-ci non seulement en tant que fait biologique mais en tant que vécu psychique. En abordant les catastrophes de la guerre, la terreur de certaines idéologies, le discours psychanalytique a cherché à comprendre comment la psyché humaine travaille et est travaillée par les forces de l’amour (φιλότητα) et de la discorde (νείκος). Nous sommes appelés à penser au-delà ».
Klio Bournova
La bibliographie des publications d’Anna Potamianou est disponible sur le site de la BSF
Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de Sonia Salmeron le 16 Août 2021.
Médecin et psychanalyste, pionnière de la société de psychanalyse de Brasilia (IPA) elle a rejoint la SPP à la fin des années 60. Elle y a animé un groupe de réflexions cliniques pendant de nombreuses années.
Elle a dispensé enseignements et supervisions durant trente années au Centre Alfred Binet de l’ASM 13 et elle a développé des théorisations originales telles que celle de « moi sonore » et celle de « réseau libidinal tensionnel ».
La Société psychanalytique de Paris a la tristesse de faire part du décès de Jean-Georges Lemaire (1927-2021).
Spécialiste des psychothérapies psychanalytiques de couple et de famille, il a fondé l’AFCCC, Association française des Centres de Consultations Conjugales, ainsi que la revue « Dialogue ».
Il a été pendant de nombreuses années professeur de Psychologie Clinique à l’université Paris Descartes.
Il a également été médecin directeur du CMP de l’hôpital Richaud à Versailles

Née en 1949, agrégée de philosophie, Françoise Coblence a été professeure émérite d’esthétique à l’université de Picardie Jules Verne, et responsable du Centre de recherches en arts de cette université. Elle a publié notamment Le Dandysme, obligation d’incertitude (Puf, 1988), Les attraits du visible (Puf, 2005), des articles sur Baudelaire et le dandysme, H. Arendt et E. Levinas (notamment dans la Nouvelle Revue de psychanalyse). Elle a dirigé la publication de Les fables du visible et l’esthétique fictionnelle de Gilbert Lascault (Bruxelles, La lettre volée, 2003).
Françoise Coblence est entrée à la Société Psychanalytique de Paris en 1996, est devenue adhérente/titulaire en 2003, puis formatrice en 2011.
Elle a publié une cinquantaine de textes psychanalytiques importants, dont Sigmund Freud 1886-1897 dans la collection «Psychanalystes d’aujourd’hui» (Puf). Elle fut rapporteur du Congrès des Psychanalystes de Langue Française de 2010, avec comme titre de son rapport : La vie d’âme. Psyché est corporelle, n’en sait rien. Elle a co-organisé le Colloque René Diatkine de Deauville avec Jean-Luc Donnet entre 2004 et 2013. Elle a été la directrice de la Revue française de Psychanalyse de 2012 à 2020.
Très attachée à la transmission, elle avait initié des séminaires d’écriture de psychanalyse pour que les collègues soumettent davantage d’articles à la revue, et s’impliquait beaucoup dans la formation des futurs analystes, avec passion, exigence et bienveillance. Ses plus récentes recherches portaient sur l’articulation de l’esthétique et de la psychanalyse, en particulier autour de l’empathie.
Françoise Coblence s’est très activement engagée dans les activités scientifiques et institutionnelles de la SPP, et a pris part à de nombreuses reprises aux différents Conseils et Commissions. Elle était actuellement membre du Conseil d’Administration, du comité d’éthique, et directrice du comité de la Bibliothèque Sigmund Freud.
Nous perdons une collègue remarquable, une compagne de route indéfectible, et pour beaucoup d’entre nous, une amie.
Messages de différentes sociétés psychanalytiques
Hélène d’Avout, présidente de la SPRF (Société psychanalytique de Recherche et de Formation) a adressé à la SPP le message suivant :
« C’est avec beaucoup d’émotion et une grande tristesse que nous venons d’apprendre le décès de Françoise Coblence.
Nous avons été nombreux à la rencontrer et outre ses grandes qualités de psychanalyste, nous avons toujours apprécié sa finesse, sa simplicité de contact, son humour et sa façon très personnelle d’encourager les jeunes à soumettre des articles pour la RFP. Son rapport du CPLF en 2010 « Psyché est corporelle n’en sait rien » restera pour chacun, une grande contribution à la psychanalyse.
Nous pouvons aisément nous représenter votre peine d’avoir perdu, de façon soudaine et prématurée, une collègue si chère et nous vous adressons à vous, votre société, ses membres et analystes en formation ainsi qu’à sa famille nos plus sincères condoléances. »
Rosine Jozef Perelberg, présidente de la Société psychanalytique britannique, a adressé à la SPP le message suivant :
« Je suis immensément triste avec les nouvelles sur Françoise. Il y a quelques semaines on était en correspondance et elle m’a dit qu’elle était à l’hôpital.
Les choses se sont passées tellement vite, c’est vraiment difficile de digérer ces nouvelles.
Au nom de la Société Britannique de Psychanalyse je fais écho à vos mots : « Nous perdons une collègue remarquable, une compagne de route indéfectible, pour beaucoup d’entre nous, une amie.
Nous sommes de tout cœur avec sa famille, dans la tristesse. »
Dominique Suchet, présidente de l’Association psychanalytique de France, a adressé à la SPP le message suivant :
« C’est avec tristesse que nous apprenons le décès de Françoise Coblence.
Françoise Coblence était une fidèle amie de l’APF.
Sa formation et sa qualité de professeure d’esthétique, sa rigueur et son expérience analytiques en faisaient une interlocutrice attentive. Nous nous souvenons de sa participation régulière lors de nos Entretiens, souvent en auditrice invitée et encore récemment comme conférencière sur le thème Le Détour. Sa présence active devait beaucoup aux amitiés solides et anciennes que certains d’entre nous vivaient avec elle et aux dialogues profondément entretenus.
Sa présence rigoureuse et attentive comme Codirectrice de la Rédaction de la Revue française de psychanalyse, ou comme coéditrice de la collection « Le fil rouge » des Puf, était un soutien vigilant, intransigeant mais tout autant amical des auteurs de notre Association qui l’ont rencontrée.
Nous retrouverons sa pensée dans les textes qu’elle nous a laissés. Mais aujourd’hui l’APF s’associe à la peine de ceux qui ont été proches de Françoise Coblence, et partage avec les membres de la SPP la tristesse de sa disparition.
Nous adressons nos sincères condoléances à nos collègues de votre Société, à ses proches, et à ses amis endeuillés. »
Nous avons la tristesse d’annoncer le décès de Monique Foissin à Nice le 2 juillet 2021.
Monique Foissin a été l’une des premiers membres de la SPP à Nice. Elle a eu une grande importance pour la psychanalyse à Nice et dans la région, avec le Groupe Méditerranéen de la SPP. Elle participa dés le début au séminaire de Jacques Cain à Marseille qui déboucha ensuite sur la création du GMSPP.
Elle fut très active dans l’organisation de séminaires et de journées, dont les journées occitanes. Elle était très présente tout en restant très discrète.
Le groupe aquitain de la Société Psychanalytique de Paris a l’immense tristesse de vous faire part du décès de Jacques Fénelon survenu le mercredi 23 juin 2021.
À l’origine de la création du Groupe Aquitain de la Société Psychanalytique de Paris, il en a été le premier président.
Sa collaboration avec les collègues de la SPP de Toulouse et de Montpellier ont permis la mise en place des journées occitanes de psychanalyse.
Il a également collaboré à la mise en route du centre de formation du Sud-Ouest.
La SPP se réjouit d’annoncer l’agrément de treize nouveaux membres adhérents par le Conseil d’administration du 4 mai 2021.
Laurence AUBRY
Dominique ARNAUD
Alexia BLIME
Nathalie BOIGE
Chantal BOURSAUX
Muriel BOSSUROY
Cécile CORRE
Claire DANION
Eléonore GALIANA-MINGOT
Charlotte MATHIEU
Charlotte PERDIGON
Sophie ROBERT BRONNER
Marcia VIEIRA
C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès de Francès Dropkin.
Née à New-York en décembre 1939 elle était arrivée à Paris à l’automne 1961 et avait fait une première analyse avec Bela Grunberger.
Admise au Cursus de l’Institut de Psychanalyse au début des années 70, elle était devenue en 1979 membre affiliée (actuellement adhérent) de la Société Psychanalytique de Paris. Un mémoire clinique centré sur le bilinguisme lui avait permis de devenir membre adhérent(e), (actuellement titulaire) en septembre 1988.
Psychologue de formation, c’était aussi une artiste, passionnée de musique et de danse. Elle s’exerçait quotidiennement au piano avec une persévérance qui ne l’a jamais quittée.
Mais la psychanalyse, exercée jusqu’à la fin, était sa passion fondamentale. Jusqu’au bout, elle a suivi régulièrement un séminaire qui lui apportait une stimulation intellectuelle indispensable.
C’était une collègue estimée, une amie que nous regrettons.
Nous avons le regret de vous annoncer le décès de Jorge Canestri survenu le vendredi 7 Mai 2021.
Psychiatre et psychanalyste argentin, Jorge Canestri était titulaire formateur de l’Association psychanalytique italienne dont il était un membre éminent : il a reçu notamment le Prix Sigourney en 2004. Il était également membre de l’Association Psychanalytique Argentine.
A l’Internationale, Jorge Canestri a été Président de la Fédération Européenne de Psychanalyse de 2016 à 2020. Président du comité d’Éthique de l’Association Psychanalytique Internationale, il a également présidé le 42ème Congrès de l’API à Nice en 2001. Ses intérêts l’ont amené à explorer les domaines des neurosciences, de la linguistique et de l’épistémologie dans le but de créer des ponts conceptuels avec d’autres disciplines, sans perdre les pierres angulaires de la spécificité psychanalytique. Il était membre du Comité de recherche conceptuel et empirique de l’API, Professeur de psychologie de la santé mentale à l’Université de Rome III.
Il était proche de la Société Psychanalytique de Paris et a présenté en 2004 un rapport au Congrès des Psychanalystes de Langue Française sur « Le concept de processus analytique et le travail de transformation », publié dans la Revue Française de Psychanalyse (Vol.68, t. 5).
Membre du Conseil européen de la Revue internationale de psychanalyse, il était également éditeur associé pour l’Europe de la revue The International Journal of Psychoanalysis et membre de divers comités de l’Association psychanalytique internationale.
Il a été l’un des co-auteurs avec Jacqueline Amati-Mehler et Simona Argentieri d’un livre important sur le multilinguisme en psychanalyse, Le Babel de l’inconscient : langue maternelle, langues étrangères et psychanalyse (Paris, PUF, collection “Le fil rouge”, 1994, 320 p.).
Nous perdons en sa personne un éminent collègue, connu de beaucoup d’entre nous, très investi dans la transmission de la psychanalyse qu’il a portée énergiquement dans les échanges internationaux.
Nous présentons nos plus sincères condoléances à sa famille, à ses amis et collègues italiens, argentins et européens.
C’est avec une grande tristesse que nous venons d’apprendre le décès d’Annie Gutmann, le 26 avril 2021, à l’âge de 87 ans.
Psychiatre, elle était membre de la SPP depuis 1987, ancienne interne des Hôpitaux des Paris, ancienne chef de clinique de la faculté de médecine. Elle a assuré une consultation de psychanalyse dans le service psychiatrie de l’hôpital du Kremlin-Bicêtre.
Les membres de la SPP s’associent à la peine de sa famille.
C’est avec une très grande tristesse que nous apprenons la mort d’Antoine Nastasi.
Membre formateur et co-fondateur en 2005 de la Société Psychanalytique de Recherche et de Formation (SPRF), troisième société française à rejoindre l’Association Psychanalytique Internationale (IPA), longtemps secrétaire scientifique, puis vice-président de 2015 à 2017, il s’est engagé avec passion dans cette aventure qu’est la création d’une nouvelle société.
Il s’est plus particulièrement intéressé à l’abord psychanalytique des patients ayant un « mode d’être psychotique ». Il a longtemps travaillé au Centre de Psychanalyse Evelyne et Jean Kestemberg, de l’Association de Santé Mentale dans le 13ème arrondissement de Paris, participant activement aux recherches menées sur la psychose, et contribuant à développer la technique du psychodrame. En 2000, il a participé à la fondation, et a co-animé avec Liliane Abensour pendant des années, la revue du Centre, « Psychanalyse et Psychose ». Il créa par la suite la revue « Esquisses », revue ouverte à des approches variées en sus de la psychanalyse, en y invitant des écrivains, poètes, spécialistes des sciences humaines, etc. Il fonda également l’association « Margelle » dispositif original conciliant prise en charge ambulatoire de patients non névrotiques et présence institutionnelle inscrivant l’existence d’un tiers.
Il a travaillé avec bon nombre d’entre nous, dans une collaboration toujours enrichissante. Il avait dirigé récemment le thème « Infini et illimité » du numéro 4/2019 de la Revue française de Psychanalyse.
Le Conseil d’administration de la SPP du 9 mars 2021 a agréé trois nouveaux membres adhérents :
Maria DIMITROPOULOU
Myriam DODUIK
Keren SHEMESH
C’est avec une grande tristesse que nous venons d’apprendre le décès d’Albert Dingli, le 8 mars 2021, à l’âge de 83 ans. Psychiatre, il était membre de la SPP depuis 1983.

Gérard Szwec était psychanalyste, psychiatre, membre et formateur de la Société Psychanalytique de Paris. Il a été directeur médical du Centre de psychosomatique de l’enfant Léon Kreisler, président de l’IPSO et a dirigé la Revue Française de psychosomatique de 1991 à 2010. Il a publié aux PUF, notamment, La Psychosomatique de l’enfant asthmatique en 1993, Les Galériens volontaires en 2014, La Psychosomatique en 2017 et Au bout du rouleau en 2021.
L’action et l’œuvre considérable de Gérard Szwec donnent lieu à des nombreux hommages.
C’est avec une grande tristesse que nous venons d’apprendre le décès de Suzanne Arhant, à l’âge de 92 ans.
Membre du Groupe Lyonnais de Psychanalyse Rhône-Alpes (GLPRA) depuis 1977, elle a fait partie des premiers analystes de l’Association Grenobloise de Psychanalyse (AGPsy). Très soutenante avec les jeunes collègues de l’époque, elle a contribué à la diffusion de l’analyse.
En février 2021, le Conseil d’Administration de la Société Psychanalytique de Paris a voté l’accueil de plusieurs nouveaux membres adhérants :