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Groupe toulousain – Penser la fin du monde

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Mots clés :

XXXIIIème JOURNEE ANNUELLE
DU GROUPE TOULOUSAIN (GT)
DE LA SOCIÉTÉ PSYCHANALYTIQUE DE PARIS (SPP)

PENSER LA FIN DU MONDE

Organisation scientifique

Bernard Bensidoun, Catherine Bruni, Jean-Baptiste Dethieux

par visio-conférence ou Salle Osète, 6 rue du Lieutenant-Colonel Pélissier à Toulouse

 

Programme

Matinée : Président de séance, Daniel Metge

8h30 Accueil des participants
9h00 Introduction de la journée : Daniel Metge
9h15 Culture apocalyptique et imaginaires de la fin du monde Bertrand Vidal
10h00 La fin des temps, le temps de la fin Marc Babonneau

10h45 Pause

11H15 Fin du monde et auto-engendrement Elisabeth Castells-Mourier
11h45 Table ronde

12h30 Déjeuner libre

Après-midi : Présidente de séance, Clarisse Baruch

14h30 Stupeur et confinement Geneviève Record
15h00 De la catastrophe existentielle de la fin du monde au cosmos psychotique : pour un usage pondéré de la crainte de l’effondrement. Martine Girard
15h45 Table ronde
16h30 Le mot de la fin : Jean-Baptiste Dethieux

16h45 Clôture de la journée

 

Argument

L’idée de fin du monde traverse l’histoire humaine depuis des millénaires.
Aujourd’hui, une nouvelle catastrophe est annoncée révélant la nocivité de l’homme envers son environnement qui pourrait provoquer l’effondrement de la biosphère jusqu’à entraîner la disparition de sa propre espèce.
Ce funeste message, porté, démultiplié, par les nouveaux moyens de communication, a généré des courants de pensée tels que le survivalisme ou la collapsologie…
Ces mouvements ont-ils un lien avec la complexité du monde moderne, sa difficile intelligibilité ?
Cette idée de fin du monde répond-elle à une quête de sens ? Au sentiment de culpabilité inhérent à l’être humain ? Au besoin de punition mis en exergue par Freud ?
De jeunes gens et des moins jeunes viennent nous voir, habités par une sorte de désenchantement, en mal de projet d’avenir, d’idéal de vie témoignant d’un effritement de la confiance dans l’environnement et du sentiment d’appartenance au socius.
L’aire transitionnelle au sens de Winnicott, c’est à dire cet espace de culture et de créativité donnant la sensation de faire partie intégrante du monde, se serait-elle réduite à une peau de chagrin ?
Freud nous alertait dans Malaise dans la culture en 1929 : « La question décisive pour le destin de l’espèce humaine me semble être de savoir si, et dans quelle mesure, son développement culturel réussira à se rendre maître de la perturbation apportée à la vie en commun par l’humaine pulsion d’agression et d’anéantissement ».
Nous savons bien le génie de l’homme à se mettre en position de soutenir le pessimisme freudien dans la réalité… Quand ce n’est pas le cas, faudrait-il que nous donnions consistance à la destructivité qui nous habite en la projetant dans un avenir voué à sa perte ?
Alors, comment en tant qu’analyste penser l’impensable ?
Penser la fin du monde comme la fin d’un monde ? Celui de l’enfant confronté à la perte de sa toute puissance, celui de l’adolescent soumis à une désillusion radicale, celui de l’adulte devenu qui se dit « à quoi bon vivre » face à la mort du monde, face à sa propre mort aléatoire ou annoncée ? Entre castration, culpabilité oedipienne et mélancolie…
Doit-on chercher dans les traumas infantiles le germe de cette fin du monde ? « La crainte d’un effondrement » qui aurait déjà eu lieu (Winnicott) ? La carence d’une liaison narcissique essentielle dont on ne pourrait se représenter le manque, trauma en négatif (Botella) ? La fixation à une position schizo-paranoïde de la petite enfance (Mélanie Klein) ? Comment supporter, élaborer, dépasser, cette sensation de catastrophe imminente ?
Au cours de cette journée nous espérons que l’éclairage de la psychanalyse nous aidera à saisir de quelle manière notre psychisme peut se nourrir de cette idée de fin du monde… pour y survivre !

 

Intervenants

Marc Babonneau : Psychanalyste, Toulouse
Clarisse Baruch : Psychanalyste, Présidente de la SPP, Paris
Elisabeth Castells-Mourier : Psychanalyste, SPP, Toulouse
Jean-Baptiste Dethieux: Psychanalyste, SPP, Toulouse
Martine Girard : Psychanalyste, SPP, Toulouse
Daniel Metge : Psychanalyste, Président du Groupe Toulousain de la SPP
Geneviève Record : Psychanalyste, SPP, Toulouse
Bertrand Vidal : Sociologue, Université Paul Valéry, Montpellier

 

INSCRIPTION Penser la fin du monde – 27 mars 2021

Inscription et paiement en ligne sur www.psychanalysetoulouse.fr

TARIFS

Tarif normal: 50 € (Inscription à la journée)
Tarif réduit: Etudiants, demandeurs d’emploi: 25 € (avec justificatif)
Inscription + actes de la journée + frais de port: 65 € (40 € tarif réduit)

En fonction des conditions sanitaires, la journée se déroulera par visio-conférence ou Salle Osète, 6 rue du Lieutenant-Colonel Pélissier à Toulouse.

L’information sera disponible sur le site www.psychanalysetoulouse.fr à partir du 1er Mars 2021.

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