Société Psychanalytique de Paris

Date / Heure
Date(s) - 17/11/2018
Toute la journée

Emplacement
Paris Marriott Rive Gauche Hôtel & Conférence Center

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ARGUMENT

Un divorce semble apparaître entre le temps de la cure analytique et le temps de la société actuelle. Notre monde contemporain avec son culte de la vitesse et de la performance, installe un écart problématique avec la temporalité interne propre à la vie psychique et à ses exigences. Le quantitatif primant sur le qualitatif, le présent est surinvesti, « positivé » par le bouleversement des temporalités galopantes vécues au quotidien. L’instantané est promu et encouragé, ignorant le passé et feignant d’organiser le futur.

Le temps de la cure et le temps de notre société s’opposent-t-il alors dans ce monde accéléré, connecté de manière permanente, opératoire ou excité et addictif ? Notre époque est-elle celle de l’illusion d’un temps maîtrisable et d’une satisfaction pulsionnelle rendue accessible sans confrontation à l’absence, au manque ou aux limites ?

Mais peut-on éviter ces confrontations qui nécessitent le temps de la pensée, de sa maturation et de son élaboration, et l’intégration psychique de cette expérience ? Non mesurables, les temporalités de notre monde interne, régies par leurs rythmes propres, leurs logiques inconscientes qui ignorent le temps, contrarient l’ordre actuel du temps qui se veut toujours plus productif à moindre coût psychique.

Un malaise se fait jour dans la civilisation, avec la tentation du repli, du retour aux nationalismes et aux frontières du passé. Les progrès techniques et scientifiques de plus en plus sophistiqués, en résonnance avec une forte sollicitation sociale et individuelle, ajoutent-ils à la perte de repères ?

En même temps, explorer et revisiter son passé, construire sa propre histoire semble moins intéresser les individus. Consacrer plusieurs séances hebdomadaires de 45 minutes à son analyse apparaît par ces temps qui courent comme une extravagance : « trois séances vous n’y pensez pas ! » Sommes-nous devant de nouvelles formes d’organisations psychopathologiques ? La résistance à la psychanalyse trouve-t-elle là un champ royal où se loger ?

Ce sont ces thématiques du temps psychique, de son établissement, de sa perte, de la maltraitance que lui inflige le monde contemporain, comme du rôle que peut jouer la psychanalyse dans son (r)établissement qui seront mises en question dans ce colloque.

PROGRAMME

MATIN 

9h: accueil des participants

9h30-35 : ouverture

9H35 –10h35 : LA PSYCHANALYSE ET SON TEMPS

 Denys Ribas -Gilbert Diatkine 

  10h35 – 11h05  pause

11h05-12h45 heures : LA PSYCHANALYSE ET L’IMPATIENCE DES TEMPS QUI COURENT

Modérateur : Jacques André 

Bernard Golse – Bernard Bensidoun (Toulouse) – André Ciavaldini (Grenoble)

12h45 – 13h : Julia Kristeva : Perdre l’impatience : le temps sensible

13h -14h30 : déjeuner

APRES-MIDI

14h30–16 h : LA CURE, SON TEMPS, SON RYTHME 

Modérateur : Paul Denis

Hélène Suarez-Labat – Elisabeth Birot – Évelyne Chauvet 

 16 h–16h30 : pause

 16h30– 18 h ART ET CURE : ENTRE LENTEUR ET FULGURANCE

Modérateur : Françoise Coblence

Jean-Claude Rolland – Évelyne Toussaint – Laurent Danon-Boileau

18h- 18h30 : REFLEXIONS CONCLUSIVES DE LA JOURNEE

René Roussillon 

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colloque spp 2018