Société Psychanalytique de Paris

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François Duparc | Prendre le temps. Le temps de l’analyse, un temps pour soi.

Comment prendre le temps ? Est-ce encore possible à notre époque où tout un chacun est bousculé, pressé, débordé ? Ce livre est destiné à chacun d’entre nous. Il s’adresse aussi à tous ceux que frappent la répétition interminable d’un passé traumatique, même s’ils cherchent à le fuir.

Prendre le temps comme sujet d’étude, pour le psychanalyste, c’est pénétrer au cœur de son propre travail. Un travail qui s’interroge sur les strates de notre mémoire et de notre héritage, sur les traces que laissent tous les âges de la vie, avec leur lot de crises et de fureur. Et sur les moments de folie, de régression ou de fixation aux habitudes malsaines qui forment nos pathologies.

Le temps de l’analyse, son cadre temporel, son rythme et ses étapes, ses moments de mutation, sont autant de moyens de vivre le temps d’une tout autre façon. Et de trouver un art de vivre, un temps d’espoir qui peut s’étayer, pour nous détendre et nous tourner vers l’avenir, vers le temps de l’art et de la création.

François Duparc est psychiatre et psychanalyste, membre titulaire formateur de la Société psychanalytique de Paris.

ETAP – Séduction, suggestion et interprétation au psychodrame. Paris, 2020.

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Créée en 1984 par Nadine Amar, Gérard Bayle et Isaac Salem, voilà 35 ans que ETAP (Études et traitements analytiques par le psychodrame) poursuit trois objectifs : a) ettre en place des psychodrames analytiques individuels et en groupe destinés à des enfants des adolescents et des adultes, b) rganiser une formation au psychodrame psychanalytique, c) romouvoir une recherche clinique et théorique en organisant des conférences et des colloques.

Ce livre réunit dans une première partie les exposés du colloque qui s’est tenu le 24 novembre 2018 et dans une deuxième partie les textes des conférences sur le thème « Séduction, suggestion et interprétation au psychodrame » de l’année 2018.

Le psychodrame psychanalytique a-t-il renoncé aux fondamentaux de la psychanalyse, risquant d’exposer aux dangers de la suggestion et de la séduction par les propositions de scènes et la visualisation des corps ? Autrement dit, la modification du dispositif se confondrait-elle avec une modification de la méthode, passant de la technique « per via di levare » à celle « per via di porre » ?

C’est pourtant bien par le renoncement à la théorie de la séduction pour celle du fantasme et à la suggestion pour la libre association que Freud a fondé la psychanalyse. Et c’est à partir de l’écoute du fantasme, révélé par la libre association du patient, que peut venir l’interprétation. Car, comme toute méthode analytique, le psychodrame fait appel à l’interprétation. Celle-ci repose sur deux modalités différentes mais étroitement intriquées : le jeu des acteurs et l’interprétation par le meneur de jeu sur lequel se rassemble le transfert diffracté et fragmenté sur les différents acteurs. Celle-ci se fait par l’introduction d’acteurs dans la scène et par l’arrêt de la scène à un moment significatif. En dehors du jeu, elle est faite verbalement. Peut-on s’appuyer sur cela pour affirmer que le psychodrame reste bien une méthode psychanalytique ?

Textes de : CLARISSE BARUCH, ELISABETH BIROT, CATHERINE CHABERT, EMMANUELLE CHERVET CHRISTOPHE FERVEUR, JEAN-FRANÇOIS GOUIN, GABRIELLE MITRANI, ALEXANDRE MOREL CAROLINE NAHON, ISAAC SALEM, MONIQUE SELZ

Année psychanalytique internationale, n°13-2015

Contient :

René Kaës | Crises et traumas à l’épreuve du temps

Présentation de l’éditeur :

La clinique psychanalytique contemporaine est en partie tributaire des mutations profondes survenues dans le cadre social et culturel des sociétés hypermodernes. Nous vivons des crises complexes dont nous ne connaissons pas ou peu l’envergure, les enjeux et les voies de dépassement.

Nous sommes dépositaires d’héritages collectifs impensés, de souffrances psychiques innommables dont une des sources se trouve dans les grandes mutations des cultures, des techniques, de l’économie et des sociétés, dans les violences meurtrières perpétrées au cours des guerres et des génocides du siècle dernier. Les socles de la vie psychique en sont ébranlés, tout comme les liens sans lesquels nous ne pouvons pas constituer notre subjectivité. Dans ces crises multipolaires, nous nous découvrons à la fois sujets de la culture et sujets de l’inconscient.

Face aux formes du malêtre psychique dans les sociétés hypermodernes, le travail psychanalytique de groupe, et plus généralement les dispositifs qui réunissent dans une même situation plusieurs sujets (un couple, une famille, une équipe soignante) ouvrent de nouvelles perspectives à l’analyse et au traitement de ce que Freud nommait les « souffrances psychiques d’origine sociale ». Ils donnent accès à l’impensé de ces souffrances, ils en soutiennent l’élaboration. Ils permettent de penser autrement la construction de la subjectivité et les ressources créatives que libèrent les crises de cette ampleur.

Sommaire

Association Psychanalytique de France | La conviction : Jean Laplanche ou le primat de l’autre

Avant-propos

À quelles conditions la psychanalyse ne sera-t-elle pas une Schwärmerei, pur produit d’une imagination débridée et illuminée ? Cette question, Freud ne cesse de la poser tout au long de son œuvre, que ce soit par la voix du doute intérieur ou par celle de ses contradicteurs fictifs. Car c’est bien de la valeur du doute que dépend la force de la conviction. Ce dont témoigne le retour constant de Freud sur les conditions de son activité de pensée : entre ce qui relève de la croyance et ce qui parvient à s’en dégager, l’audace paye son tribut à l’épreuve toujours inachevée des certitudes.

Conviction donc, bien plus que certitude : c’est là que la psychanalyse forge la relation spécifique qu’elle entretient avec l’instabilité de son objet et de son outil pratique, la méthode. Il appartenait aux successeurs de Freud de poursuivre le questionnement. Ainsi lire Freud fut-il pour Jean Laplanche une tâche qui comprenait intrinsèquement la relecture critique : tâche par excellence de l’héritage, dont témoigne également l’article de Daniel Widlöcher, « Croire en l’inconscient », un texte de 1993 que nous reprenons à titre de document.

Ce neuvième volume de l’Annuel de l’APF rassemble les conférences prononcées lors de deux journées de travail ouvertes au public : les Entretiens de l’Association psychanalytique de France qui se sont déroulés le 18 janvier 2014, avec pour thème « La conviction, en questions », et la journée d’hommage consacrée à Jean Laplanche, qui a eu lieu le 5 octobre 2013, avec pour trame « Le primat de l’autre ».

Sommaire :

Gérard Pirlot | André Green

Présentation de l’éditeur :

Clinicien et théoricien exceptionnel, André Green a été l’un des penseurs majeurs de la psychanalyse contempo-raine. Sont présentées ici les influences exercées sur sa pensée d’auteurs comme Lacan, Bion ou Winnicott, ainsi que ses dialogues avec Jean Laplanche, Piera Aulagnier, Didier Anzieu et d’autres. Ses travaux sur les œuvres de Shakespeare, Proust ou Henry James ont abouti par ailleurs à des contributions majeures relevant d’une « pensée clinique » appliquée aux œuvres d’art. Enfin, ses discussions et réflexions avec les anthropologues, les biologistes et les linguistes illustrent sa capacité à relier des champs scientifiques différents, tout en renforçant et en modifiant la compréhension de certains concepts de la métapsychologie freudienne.

Dans la seconde partie de l’ouvrage sont abordées ses idées sur l’interprétation et le contre-transfert, ses innovations quant à la compréhension de la spécificité du cadre analytique, le « cadre interne » et le travail thérapeutique avec des sujets névrotiques ou relevant d’organisations non névrotiques.

Roger Perron, Sylvain Missonnier (ed.) | Cahier Freud

Présentation de l’éditeur :

Consacré à Sigmund Freud, ce Cahier présente un ensemble de textes rassemblés sur la base d’une idée simple et forte, énoncée en un « argument » préalablement soumis aux auteurs sollicités, et dont voici l’essentiel : La visée est de situer les déterminants et la portée de l’oeuvre de Freud dans la culture occidentale, compte tenu du recul dont nous disposons aujourd’hui.

La psychanalyse y est apparue comme un produit du 19ème siècle, née à la confluence d’influences culturelles, de mouvements scientifiques, de traditions philosophiques, de mouvements sociaux, etc., qui lui ont donné, via l’homme Freud, sa figure particulière. Cette oeuvre aura fortement contribué à modeler le siècle suivant. On se propose donc d’organiser ce volume sur le thème « Freud résonateur », par analogie avec le « résonateur » dispositif physique qui vibre en réponse à des actions du milieu, choisit et transforme ces vibrations selon des lois qui lui sont propres, et qui en retour fait vibrer son entourage selon de nouvelles fréquences. Cette métaphore est utile pour évaluer la vie et l’oeuvre d’un Sigmund Freud né en 1856 et à bien des égards produit du 19ème siècle, mort en 1939 au cœur d’un 20ème siècle qu’il aura puissamment contribué à modifier.

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Martine Janin Oudinot, Marie-Claire Durieux, Laurent Danon Boileau | La sexualité masculine

Sommaire :

Claude Janin | Figures et destins du traumatisme

Présentation de l’éditeur :

Les liens entre Réalité et Traumatisme posent une question épistémologique que cet ouvrage remet en perspective, et qui est à la base du désaccord entre Freud et Ferenczi. Comme l’a remarqué Balint, ” Le fait historique représenté par le désaccord entre Freud et Ferenczi fit sur le monde analytique l’effet d’un traumatisme (…) Le choc était extrêmement profond et douloureux. Tout se passe en effet comme si cette opposition Freud/Ferenczi autour de la question de l’Origine – externe ou intense – du traumatisme, continuait à être active au sein de la communauté psychanalytique, au point d’interdire toute pensée de leur articulation, alors que les théories de Winnicott, la conception moderne de l’Histoire, ou les travaux de S. Viderman permettent justement une telle articulation !

Cet ouvrage, à travers le notions de “noyau traumatique du Moi”, de Collapsus topique, d’animisme à deux de Noyau chaud et de Noyau froid, issues de la conception freudienne de l’objet, telle qu’elle apparaît dans Deuil et Mélancolie introduit à une réévaluation des liens entre trauma réel et trauma psychique, et postule l’existence de Traumatismes sans fin et de Traumatismes avec fin, la capacité du sujet à constituer au sein de sa psyché une potentialité à subir psychiquement un traumatisme, se révélant, en fin de compte, anti-traumatique ; il donne au lecteur, au cœur même de la pratique psychanalytique, des exemples de ces types de traumatismes.