Société Psychanalytique de Paris

Décès de Madame Annie Anzieu (1924-2019)

Chers Collègues,

La SPP a la grande tristesse de faire part du décès d’Annie Anzieu, le 11 novembre 2019 à l’âge de 95 ans.
Annie Anzieu a été membre honoraire de l’APF. Au côté de son mari, Didier Anzieu, elle a marqué la psychanalyse française par son action ainsi que ses publications. Elle a été co-fondatrice de l’Association pour la psychanalyse de l’enfant puis de la Société européenne de la psychanlyse de l’enfant et l’adolescent (SEPEA)

Les informations concernant les obsèques vous seront communiquées ultérieurement.

Les membres de la SPP s’associent à la peine de sa famille.

Clarisse BARUCH, Présidente                     Roland HAVAS, Secrétaire Général



Hommage de Florence Guignard à Annie Anzieu

Annie Anzieu avec Florence Guignard
Annie Anzieu avec Florence Guignard

Dans la nuit du 9 au 10 novembre 2019, Annie Anzieu nous a quittés. Discrètement, dans son sommeil, sans souffrir espérons-le.
Nous la pensions éternelle, tant elle est consubstantielle à la psychanalyse française, au féminin, à la psychanalyse de l’enfant et de l’adolescent et, surtout, à notre SEPEA…
Nous voilà désemparés, tristes, soudain rappelés à l’ordre du temps qui passe et à la finitude humaine.
Elle laisse ses anciens analysants, enfants, adolescents et adultes, dans la peine, mais aussi dans la gratitude pour tout ce développement de l’âme et du corps qu’elle a permis en eux.
Elle laisse des ouvrages de référence, écrits seule ou à plusieurs, sur maints grands sujets de la psychanalyse : le corps et la parole, le féminin, la séparation et le détachement, les enveloppes psychiques, le travail en psychothérapie d’enfants – le jeu, écrit notamment avec sa fille Christine, et le dessin.
Et elle nous laisse nous, ses collègues, ses amis, ceux qu’elle a soutenus, enseignés, encouragés, promus, nous les membres de la SEPEA, qui n’aurait jamais vu le jour sans elle.
Je peux bien le dire, puisque nous l’avons rêvée ensemble et que le rêve est devenu réalité. En deux étapes : l’Association de Psychanalyse de l’Enfant (APE) tout d’abord, qui a vécu dix ans d’une belle et joyeuse existence pleine de découvertes et de bonheurs. La Société Européenne pour la Psychothérapie de l’Enfant et de l’Adolescent (SEPEA) ensuite, qui s’est voulue européenne et qui le souhaite encore, car nous avons cru aux potentialités d’une Europe humaine et sociale capable de transcender les intérêts financiers égoïstes et sordides qui s’y sont grossièrement invités en laissant une portion congrue aux idéaux d’échanges scientifiques et culturels.
Membre titulaire formateur de l’Association Psychanalytique de France (APF), Annie a œuvré à l’Hôpital de la Salpêtrière pendant des décennies prenant des enfants en psychothérapie analytique et formant des jeunes praticiens à cette compétence. Elle avait été introduite dans ce poste, inventé pour elle, par Daniel Widlöcher, qui nous a toujours soutenues dans notre combat pour la reconnaissance d’une psychanalyse de l’enfant à part entière.
C’est sous sa présidence de l’Association Psychanalytique Internationale (API) qu’Annie et moi avons été élues membres titulaires directs de l’Association Psychanalytique Internationale, pour la formation en psychanalyse de l’enfant et de l’adolescent.
Soucieuses de demeurer fidèles à nos deux Sociétés d’appartenance – APF pour elle, Société Psychanalytique de Paris (SPP) pour moi – nous avons choisi de placer nos énergies dans la transmission de nos compétences aux jeunes collègues qui se sont inscrits aux activités de l’APE, puis de la SEPEA, plutôt que dans la scission pour former une nouvelle société qui, selon nous, n’avait pas sa raison d’être.
Cette SEPEA, tu en as été maintes fois la Présidente – toutes les fois où j’en étais la Vice- Présidente – et vice-versa : l’important n’a jamais été le titre, et nous avons toujours partagé la fonction de présider à l’avenir de ce petit navire qu’est la SEPEA – selon le terme si bien choisi de Xavier Giraut, son actuel Président, que je remercie de m’avoir demandé d’écrire ce qui doit bien tristement s’appeler un hommage, et qui ne rendra que bien peu et bien mal tout ce que nous te devons, moi la première.
Et si notre chemin n’a pas toujours été sans obstacle, l’évolution de la société civile semble aujourd’hui nous donner raison: l’exigence métapsychologique de la méthode psychanalytique va devoir se frayer un passage de plus en plus difficile au travers des conditions économiques et culturelles de notre société occidentale présente et à venir, conditions qui ne permettent plus qu’exceptionnellement de proposer une cure-type, tandis que les besoins du monde en thérapie véritablement psychanalytique se feront de plus en plus aigus et tragiques. Sous peine de disparaître complètement, la psychanalyse va devoir, pour survivre, s’exercer principalement dans les eaux mêlées de la psychothérapie psychanalytique. Cela demandera à ses praticiens une rigueur de pensée conceptuelle à la mesure de leur souplesse d’adaptation à des conditions inédites. Or, Annie et moi avons toujours pensé que la meilleure formation pour devenir psychanalyste à part entière était l’exercice de la psychanalyse avec les enfants.
Annie, tu vas me manquer très cruellement, je vais devoir t’intérioriser encore davantage pour supporter de t’avoir perdue dans le monde extérieur, et je ne sais pas si les années qui me restent à vivre y suffiront, mais je vais m’y efforcer bravement, comme tu as toujours fait bravement face à l’adversité. Je le ferai aussi en hommage amical à Christine, ta fille qui t’a emboîté le pas avec toute son énergie et ses compétences, et avec laquelle je me retrouve pour mon plus grand plaisir au COCAP (Committee On Child and Adolescent Psychoanalysis) de l’API.

Parmi les quelques photos que j’ai de toi, chère Annie, j’ai choisi de transmettre à nos amis de la SEPEA celle qui a été prise par un passant à notre demande voici dix ans déjà – le 5 septembre 2009 – sur cette belle plage du pays d’Arcachon que tu aimais tant. On nous y voit heureuses d’être ensemble, ébouriffées par le vent des pensées en quête de penseurs et dynamisées par le soleil de l’été.
Évidemment, ce n’est pas une photo bien conventionnelle. Mais notre profonde amitié n’a rien eu de conventionnel, non plus que ce que nous avons voulu transmettre. Ce sera donc aussi le cas de mon hommage, chère Annie, que je te rends avec toute mon immense gratitude et mon affection sans bornes.

Florence Guignard Chandolin, 11 novembre 2019

CPLF 2020 à Jérusalem, du 21 au 24 mai 2020

L’impact de la différence des sexes dans le processus de la cure analytique

Jacqueline SCHAEFFER

Qu’en est-il, en début de cure, du choix du sexe de l’analyste ?

Quelle en est l’incidence dans les indications, les premiers entretiens, le passage du face à face au divan, l’installation du cadre et son maintien, les aménagements liés à certaines professions, ou à certaines situations liées au maternel et à la procréation ? Qu’en est-il de la différence des sexes et de la bisexualité dans l’évolution du transfert et du contre-transfert ?

Des questions pratiques et théorico-cliniques se poseront à partir de l’exposé de certaines séances.

Le 3e vendredi du mois, de 14h à 16h chez Jacqueline Schaeffer, 13 rue des Petits Champs, 75001 Paris

Inscriptions : jacqueline.schaeffer1@gmail.com, ou 01 42 96 55 77

À partir du vendredi 15 novembre 2019

Psychanalystes qui sommes-nous, comment travaillons-nous : quels cadres, quelles pratiques aujourd’hui ?

Delphine MIERMONT-SCHILTON, Frédéric MISSENARD

Psychanalystes en ville, en institution etc ; les psychanalystes sont confrontés à la nécessité d’une créativité à renouveler sans cesse tout en maintenant et garantissant le cadre interne. La diversité de nos pratiques peut être un aiguillon pour penser dynamiquement la clinique.

Une fois par mois un échange libre autour de situations cliniques pour confronter nos expériences, transmettre et élaborer.

Le 1er lundi du mois à partir de novembre au 18 boulevard Arago à Paris.

Sexualités adultes et différence des sexes (19e année)

Jacqueline SCHAEFFER, Luc CHAUDOYE, Odile JATTEAU

Nous poursuivrons nos réflexions théoriques et cliniques autour du thème du Congrès des psychanalystes de langue française. Cette année nous explorerons le thème du traumatisme et ses liens avec le sexuel et la sexualité.

Le 2ème lundi du mois à 21 h00
Chez Jacqueline Schaeffer, 13 rue des Petits Champs, 75001 Paris
Inscription auprès du directeur du séminaire jacqueline.schaeffer1@gmail.com, ou 01 42 96 55 77
Nombre de participants : 20
A partir du lundi 14 octobre 2019.

Pratiques des psychothérapie psychanalytiques de couples

Delphine LHOTELLIER (SPP) et Muriel SOULIÉ (SPRF)

À partir de la présentation de séquences cliniques, nous mettons en commun nos écoutes de la souffrance conjugale et les moyens dont nous disposons pour l’accueillir et la traiter psychiquement.
Dans ce partage, nous cherchons à affiner les outils psychanalytiques permettant de soutenir la compréhension de la dynamique conjugale et le processus thérapeutique en séance. La lecture de textes théoriques adossés à nos pratiques nous aide à préciser et personnaliser certains concepts.

Y participent des membres en formation ou formés par les sociétés de l’API.
Il est ouvert à
Nombres de participants : 8 Reste 3 places libres.
Vous pouvez contacter : Delphine Lhotellier au 01 43 48 66 82 ou Muriel Soulié au 01 45 82 23 43

Rencontres Franco-Allemandes (13e année)

Piotr KRZAKOWSKI

Le séminaire est à ce jour fermé aux nouveaux participants. Pour toutes éventuelles demandes vous pouvez joindre Piotr Krzakowski (krzakowski.piotr@gmail.com ou au téléphone : 01 30 62 57 51).
Existant depuis 2006, ce séminaire réunit des collègues allemands des deux sociétés DPV et DPG, ainsi que des collègues de la SPP et de la SPF. Le rythme soutenu de deux rencontres annuelles, met en avant le travail clinique articulé à l’actualité de la recherche émergente de nos différentes cultures psychanalytiques.

Participants au séminaire : Gabriele BRANDNER, Audrey BURTEY, Géraldine TROIAN-COURAUD, Michel ENGEL, Thomas ERDMANN, Samir FELLAK, Bettina JESBERG, Piotr KRZAKOWSKI, Mareile KORTE- SCHRAIVOGEL, Johanna NAUMANN, Hélène OPPENHEIM, Thomas REITTER, Teresia RUHL-OBERMAYER, Caroline SEDEL

Séminaire de l’Est parisien : Articulation théorie/clinique (5e année)

Samir FELLACK, Nathalie CHEVREUL-GONZALEZ

Présentation par chaque participant d’articles de divers auteurs et de cas cliniques selon des thématiques choisies ensemble. Le séminaire a démarré autour de l’hystérie, avancé sur les cas limites, le transfert et actuellement la mélancolie.

Tous les premiers lundis du mois sauf vacances scolaires, de 21h à 22h30 au cabinet de Nathalie Chevreul-Gonzalez, 63 avenue de la Résistance, 77500 Chelles

Inscription auprès de : Samir Fellack : samirfellak@yahoo.fr
Nathalie Chevreul-Gonzalez : nchevreulgonzalez@gmail.com

Tél : 01 60 08 08 16
À partir du lundi 7 octobre 2019.

Les résonnances du transfert et du contre-transfert (3e année)

Fabienne de LANLAY et collaborateurs.

Travail en groupe sur des moments de cure particulièrement difficiles pour l’analyste. Participation active indispensable, chaque participant contribuant en cours d’année par l’apport d’un matériel clinique venu de sa pratique personnelle.

Nombre de participants : 8
Inscription auprès de : Fabienne de Lanlay / fdelanlay@gmail.com ou par téléphone au 01 42 22 62 20
15 rue de l’abbé Grégoire 75006 Paris
Le 3e lundi du mois à 21 :15
À partir du 17 septembre 2019.