Société Psychanalytique de Paris

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Accueil de la psychanalyse avant 1914

Nul doute que l’histoire du mouvement psychanalytique en France ne se fût écoulée beaucoup plus fluidement si le professeur Sigmund Freud n’avait pas existé !De la psychanalyse, il était à la rigueur possible de s’accommoder, mais de lui et de ses écrits… Entendons bien : sous le mot de « psycho-analyse », puis de « psychanalyse », on a pu, on peut encore – on ne s’en est jamais privé -, présenter presque n’importe quoi, tandis que l’oeuvre de ce diable d’homme persiste avec ses exigences et continue de bousculer les compromis conjoncturels. Malgré quatre-vingts ans de ruses nationales aux formes les plus diverses, le problème reste entier : comment s’en débarrasser ?

Angelo Hesnard et la guerre de 1914-1918

C’est à ce moment, et dans ce contexte assez net de fin de non-recevoir, qu’apparaît un personnage qui se verra considéré comme l’introducteur de la psychanalyse en France, mêlé à ses aléas pendant plus d’un demi-siècle, et se trouvera placé, malgré une forte et persistante ambivalence, au premier plan de son histoire pendant toute la … Lire la suite

Les débuts de la psychanalyse en France

Revenir à la page Outils Après l’armistice de 1918, ce sont de nouveau les Suisses qui vont déclencher de Genève, comme Freud l’avait espéré en 1911, “l’assaut de la France”. Henri Flournoy, Charles Odier et Charles Baudouin sont parmi les premiers, tandis que se prépare l’événement qui, incroyablement, ne s’était pas encore produit : en … Lire la suite

Marie Bonaparte et la création de la SPP

Revenir à la page Outils Mais l’histoire bouge. En avril 1925, René Laforgue a passé une soirée avec Otto Rank chez une certaine princesse Georges de Grèce et lui a fortement conseillé de suivre une analyse chez Freud, ce qu’elle va entreprendre à l’automne. Lors du Congrès international de Psychanalyse, au mois de septembre suivant, … Lire la suite

La seconde guerre mondiale et l’occupation

Revenir à la page Outils Les sombres années se préparent. En Autriche, le 11 mars 1938, c’est l’Anschluss. Bientôt, les nazis envahissent la Berggasse, Anna Freud est retenue par la Gestapo. Il faut émigrer, ce à quoi Freud, accompagné de sa femme et sa fille, se décide enfin, grâce à l’entremise de la princesse. Son … Lire la suite

L’extension de la pratique psychanalytique

Revenir à la page Outils En 1945, c’est l’euphorie de la victoire et les rencontres analytiques vont enfin se multiplier au grand jour. Au mois de mars, la revue Cahiers d’art demande à Jacques Lacan, qui aurait, ainsi que Odette Codet, selon John Leuba, “maintenu sa pratique privée” [p.41] durant l’occupation, un article pour son … Lire la suite

Tensions, tendances, critiques

Revenir à la page Outils Dès 1946, on l’a vu, les réunions de la Société psychanalytique de Paris ont retrouvé leur rythme mensuel, sous la présidence de John Leuba. Le 25 juillet 1946, on renoue avec la tradition des Congrès de Psychanalystes de Langue française, à Montreux. Deux mois plus tard, Henri Ey, qui va … Lire la suite

La question de la formation

Revenir à la page Outils À l’intérêt des années 30 pour “la psychanalyse” ou “la méthode freudienne” se substitue progressivement l’avidité pour “la didactique”, cette “psychanalyse pure” comme en viendra même à la désigner Lacan en 1964. Le 17 février 1948, la SPP, dont Nacht va devenir président à partir de janvier 1949, crée une … Lire la suite

La marche vers la scission

Revenir à la page Outils Face à cette opposition, Nacht et son comité démissionnent à nouveau. Lacan se présente alors comme directeur provisoire. Elu au deuxième tour par 9 voix contre 8 et 1 bulletin blanc, il ne conserve de l’ancien comité qu’Henri Sauguet au poste de secrétaire administratif. Devant les chiffres de ce résultat, … Lire la suite