Société Psychanalytique de Paris

AUTRES ENTRETIENS

Cette  première partie décrit la façon dont Béla Gunberger, ayant tout juste terminé ses études secondaires, a fui les persécutions antisémites hongroises et de l’armée nazie qui occupait la Transylvanie. Il décrit avec humour cette fuite qui lui fait traverser l’Europe à la recherche d’un pays qui autorise enfin, un jeune étudiant juif à entreprendre les études de médecine qu’il avait décidé de faire pour devenir, ensuite, le psychanalyste qu’il se promettait de devenir ; car très vite et malgré toutes les vicissitudes qu’il traversait, il savait « qu’il n’y avait rien d’autre pour lui ! ».

Son itinéraire personnel est une illustration vivante des conflits et des menaces qui ont bouleversé l’Europe de cette première moitié du XXe siècle.
Le plus impressionnant dans ce récit, est de se rendre compte que dans cette lutte vitale qui a amené Béla Grunberger à fuir devant l’oppression, s’inscrivait, comme en contrepoint, le fil rouge de la Psychanalyse, comme si l’une et l’autre de ces réalités, politique et psychique, participaient indissociablement à la quête de sa liberté.

Marianne Persine
Janvier 2010

Voir la deuxième partie de l’entretien

Lire le portrait de Béla Grunberger par Pierre Dessuant